Josée l’Obsédée a une libido (un peu trop) élevée

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Un jour, Josée a rencontré l'amour. Si la relation était géniale, elle s'est confrontée à un problème qu'elle ne soupçonnait pas : sa propre libido.

Josée l’Obsédée a une libido (un peu trop) élevée

Publié le 7 mai 2017

À 18 ans, le sexe c’était un peu la teuf pour moi.

J’avais les hormones en folie, je m’amusais à n’en plus finir avec des amants plus ou moins réguliers. J’avais des crushs parfois, des semblants de relations à d’autres moments… Mais rien de très sérieux.

Je voulais du fun, des expériences hors du commun. C’est comme ça que je me suis retrouvée à la veille de mes 19 ans à organiser une partouze chez mes parents dans le plus grand des calmes.

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Je m’amusais oui, mais il y avait un petit détail qui aujourd’hui me chagrine : est-ce que j’aurais fait tout ça si je n’avais pas pu m’en vanter le lendemain auprès de mes amies ? Je ne pense pas.

Je faisais tout ça plus pour me faire de l’expérience que pour vraiment prendre mon pied.

Ma rencontre avec l’amour posé

Et c’est après deux ans à faire la fête de la kekette que j’ai rencontré Alphonse.

Alphonse était beau, gentil et surtout très posé. Et ça m’allait très bien. Je commençais à en avoir marre de cette folle vie à mille à l’heure. J’étais bien dans ses bras, je prenais confiance en moi avec lui, en maturité aussi.

C’était le coup de foudre entre nous et tout est allé simplement et rapidement. Nous faisions figure de couple parfait.

Au pieu, Alphonse avait des goûts très classiques. Même si j’avais fait les 400 coups du cul avant de le rencontrer, ça n’a pas été un problème pour moi.

Les problèmes de sexe dans une relation à long terme

Mais il y avait quand même des problèmes liés à notre sexualité.

Le premier est simple : je ne le trouvais pas très doué au lit. Il me faisait penser à un petit chien quand il léchait et était trop brut à mon goût dans ses caresses. Et quand j’essayais de le guider, il se braquait totalement.

L’amélioration était donc impossible.

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Le second problème est arrivé plus subtilement. Après cinq mois ensemble, j’ai remarqué que ça faisait une dizaine de jours qu’on n’avait pas fait l’amour. Je commençais à trouver le temps long alors je lui ai partagé ce sentiment.

Lui a balayé la question en me répondant :

« Je n’ai pas envie que l’on commence à compter les jours, le sexe n’est pas une performance ! »

Au fond, il avait raison. Le sexe ne doit pas être une performance. Alors je l’écoutais en me disant que le problème venait de moi, que j’étais trop obsédée…

Quand les mots cachent une grande différence de libido

Les mois passaient et je voyais bien que j’étais devenue la seule qui prenait l’initiative des relations sexuelles dans le couple.

Au début, nous faisions l’amour tous les jours ou presque. Après quelques mois, le rythme était tombé à une fois par semaine, puis une fois par mois.

Je lui ai demandé de nombreuses fois s’il y avait un problème et il répétait encore et toujours que le sexe n’était pas une performance, qu’il ne fallait pas se forcer. Je pleurais, je ne comprenais pas.

Après un an, il m’a dit qu’il se sentait sous pression. Alors j’ai décidé de ne rien tenter jusqu’à ce qu’il tente quelque chose… Un mois et demi plus tard, ne voyant rien venir, je l’ai mis au pied du mur et je lui ai demandé s’il avait si peu d’envies dans toutes ses relations précédentes également.

C’est alors qu’il m’a avoué avoir une libido plus faible que la moyenne. J’ai compris que ça ne changerait jamais et ça m’a déchiré le cœur. Je trouvais ça si injuste : comment celui avec qui je voulais faire ma vie pouvait me frustrer à ce point ?

Est-ce possible de faire le deuil d’une sexualité épanouie ?

La rupture me semblant alors impensable, j’ai décidé de faire le deuil d’une vie sexuelle épanouie. Je suis passée par plein de phases.

Le déni d’abord, quand je mentais à mes amies (et à moi-même) en racontant que tout allait bien dans le couple.

La colère, lorsque j’en ai voulu à mon copain de ne pas m’avoir dit ça plus tôt, d’avoir attendu que je sois amoureuse et attachée pour enfin mettre des mots sur ce qui me faisait si mal.

La négociation, quand je lui ai proposé que l’on passe à une relation ouverte (et la colère encore quand il m’a dit qu’il ne voulait pas me partager).

Et puis la tristesse. Tout allait bien, jusqu’à ce que je boive un verre de trop et que je pleure cette situation. Je pensais qu’on ne pouvait pas quitter quelqu’un pour du sexe. Je me disais que c’était censé être superficiel… Enfin, ça l’était pour Alphonse en tout cas.

D’ailleurs j’avais peur de briser son égo. On met tellement de pression sur les mecs et leur sexualité que je ne pouvais pas lui dire ça, que je me sentais mal à cause de son manque de libido.

Et puis après plus de deux ans de relation, j’ai fini par le quitter. Je lui ai dit que c’était parce que mes sentiments avaient disparu, de peur de le heurter en lui disant la vérité : nous n’étions pas compatibles sexuellement et je n’en pouvais plus.

Reprendre le sexe après deux ans de frustration

Avec cette histoire, ma confiance en mon potentiel sexuel a atteint son niveau le plus bas.

Ne sachant que faire, je suis partie en vacances prolongées dans le sud pour me ressourcer. Des mecs plutôt mignons m’ont draguée mais je ne le sentais pas. En fait, j’avais l’impression de ne plus savoir faire l’amour. Alors je refusais tout.

Et puis après peut-être deux mois comme ça, j’ai eu comme un déclic. C’était un samedi soir et je me suis dit assez vulgairement : allez, ce soir, j’arrête de pleurer et je me tape un mec.

Je suis allée en boîte de nuit, un gars m’a approchée et à peine deux heures plus tard, j’ai fini chez lui.

Honnêtement, je ne m’attendais à rien de fou. J’avais conscience qu’on avait bu, qu’il aurait sans doute des problèmes d’érection et que je serais probablement maladroite…

Mais non, j’ai eu l’une des meilleures baises de ma vie !

Ma révolution sexuelle, je la dois à lui

Avec ce gars, c’était électrique. Nous avons fait l’amour toute la nuit, tendrement et passionnément.

Je ne savais même pas que c’était possible d’avoir un tel niveau de plaisir… Jusque-là, quand j’avais un orgasme, j’avais l’impression d’avoir atteint quelque chose d’incroyable. 

Là j’en ai eu peut-être quatre ou cinq consécutifs

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Nous avons passé la nuit à faire l’amour et je suis partie le lendemain matin, des rêves plein la tête.

Comme j’étais habituée au rejet à cause de l’histoire avec mon ex, j’étais persuadée qu’il n’allait jamais me rappeler. Dès le lendemain, il m’a écrit un message, m’a invitée à venir chez lui de nouveau et nous avons passé la semaine ensemble, au lit.

J’avais l’impression d’enfin pourvoir respirer après deux ans sous l’eau. Ma sexualité était comme un monstre que j’avais tenté tant bien que mal de cacher au plus profond.

Enfin, je le laissais rugir, et dieu que ça faisait du bien !

Comment j’ai appris à cultiver un rapport plus sain à ma libido

J’ai fini par rentrer dans ma ville et j’ai décidé de reprendre tout ce qui n’allait pas en main.

Quand j’étais plus jeune, je cherchais à acquérir un maximum d’expériences sexuelles, beaucoup pour me vanter auprès des autres. En couple, j’avais fait taire mes envies afin de continuer une relation avec mon copain.

Mais finalement, dans aucun des deux cas, je ne m’étais vraiment écoutée. Je voyais le sexe à travers le prisme du regard des autres et de leur jugement.

J’ai alors décidé d’arrêter cela et de me recentrer sur mon ressenti. Je n’en veux pas à Alphonse d’avoir une libido plus faible que la mienne, mais je m’en veux d’être restée longtemps avec lui alors que j’étais malheureuse dans cette situation.

Chacun•e à ses attentes au sein d’une relation et, parmi les miennes, il y a une sexualité épanouie et prolifique. Et si je rencontre quelqu’un qui ne partage pas cette vision du cul, et bien ça peut sembler dur mais je pense sincèrement que je n’aurais pas envie de construire quelque chose avec.

Ce n’est pas grave : d’autres personnes nous conviennent mutuellement mieux sur Terre.

Sur la route du sexe épanoui, il y en a eu d’autres

Après ce type de la boîte de nuit de vacances, il y en a eu d’autres. Il y a eu des flirts, des crushs, et puis un an après ma séparation avec mon ex, en septembre dernier, j’ai rencontré un gars avec qui ça a particulièrement accroché.

Maintenant, c’est lui mon compagnon de route. Il me convient sur tous les points, y compris en matière de sexe donc. Nous nous sommes bien trouvés. Ensemble, nous faisons des petites folies. Nous aimons tester de nouveaux trucs, organiser des plans à plusieurs…

Mais c’est bien différent de mes 18 ou 19 ans. À l’époque, je faisais ça pour l’expérience. Aujourd’hui, je fais tout ça pour moi, parce que ça m’amuse.

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Josée L'Obsédée

Josée l’Obsédée n’est pas qu’une personne (sinon, elle aurait eu 17 premières fois et 6 sodomies ratées, ce qui fait beaucoup pour un seul corps). C’est la plume des madmoiZelles voulant nous parler de leurs plus folles histoires au lit…

…et au fait, peut-être es-tu toi aussi une Josée l’Obsédée dans l’âme ? Si oui viens témoigner !


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Commentaires
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  • Kopses
    Kopses, Le 5 juin 2017 à 23h33

    @Mayanne-Joy Si je n'avais pas eu un plan cul marathonien je n'aurai jamais cru cela possible car ce n'est arrivé qu'avec lui (et une fois !). Et à un moment donné c'était dur de compter :rire: Comme l'a dit @Freehug c'est entrecoupé de "pause" type discussion, même d'endormissement pour ma part :cretin:

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