5 moyens d’être moins coincé au lit

Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir et en ce qui concerne le sexe, cela rend cette activité tout de suite moins attrayante. Et si on se détendait la nouille ?

5 moyens d’être moins coincé au lit

Être timide au lit, c’est un peu comme essayer de manger en fermant la bouche. Pas pratique et légèrement frustrant, voire très handicapant à terme.

Tut tut les rageux, faisons tout de suite un point « consentement » : je ne vous dirais pas ici de vous forcer quand vous n’avez pas faim, ni que l’appétit vient en mangeant.

Trouver son plaisir sans forcer !

Autant personne ne devrait s’obliger à faire quelque chose dont il n’a pas envie, autant il est dommage de ne pas oser faire ce qui t’attire et c’est pour ça que tu es là.

Je m’adresse donc à celles et ceux qui ressentent parfois un blocage dans leurs rapports sexuels et qui aimeraient oser davantage et gagner en lâcher-prise.

Bref si tu as le sentiment que tu voudrais bien mais que tu ne peux point, voici quelques pistes pour te libérer du cul.

Donner du love à son corps

La timidité au lit est l’une des formes variables et chatoyantes de la peur d’être jugé•e. , notamment sur son physique.

Oui, parce que, tu as du le remarquer, pour faire l’amour il faut en général se déshabiller devant quelqu’un d’autre (mais pas toujours) et c’est à ce moment-là que ressurgissent des relou qui cassent la vibe : les complexes.

Sauf que vouloir cacher son corps en faisant l’amour, c’est comme offrir un cadeau à quelqu’un mais lui interdire de déchirer le papier cadeau. Je suis très en forme sur les comparaisons antithétiques aujourd’hui.

Dans un premier temps, parce qu’accepter son corps ne se fait pas du jour au lendemain, tu peux tamiser la lumière, éclairer la pièce à la bougie, vous plonger carrément dans le noir ou balancer un fumigène l’air de rien. 

Mais pour te décoincer vraiment la raie, aimer ton corps et renforcer tes liens avec lui parait incontournable.

C’est ton outil pour faire l’amour ! Tu ne peux donc décemment pas le traiter comme l’ennemi à abattre.

Pour lui donner de l’amour, tu peux faire des activités comme le yoga, la danse, le théâtre, ou des choses qui lui feront plaisir telles qu’une meilleure hygiène de vie, des massages, de la masturbation

Au lieu de focaliser sur ce que tu considères comme tes points faibles et de passer de l’énergie à essayer de les cacher, tu peux identifier tes points forts et réfléchir à la façon de les mettre en valeur.


Ah revoilà ma personne préférée

Tu peux t’observer avec bienveillance dans un miroir et te parler comme à un•e ami•e. Si tu n’as décidément aucune inspi, tu peux aussi te lancer en demandant carrément à tes potes ce qu’ils aiment chez toi et te détendre sous la pluie de leurs compliments.

Apprendre à s’écouter

Une fois emplie d’aise quant à mon apparence, j’ai appris à faire confiance à mes envies plutôt qu’à mon mental empêtré dans des représentations dégradantes du sexe.

La peur du jugement peut aussi tourner autour de l’image fausse de nous-mêmes que nos désirs pourraient donner à l’autre.

Les femmes hétéros ont particulièrement la pression là-dessus car il est bien ancré dans les mentalités que les homme jouent un rôle actif et les femmes un rôle passif, vu que de toute façon, les filles n’aiment pas vraiment le sexe.

Exemple :

Va-t-il penser que je suis une salope si je prends l’initiative de [insérer le comportement pour lequel tu penses ne pas mériter le respect] ?

En se basant sur des clichés et des règles supposées, on en oublie qu’il n’y a pas de normalité en matière de sexualité, et donc pas d’anormalité non plus.

Plutôt que de se juger, souvent bien sévèrement, il est possible d’apprendre à mieux se connaitre et à se faire davantage confiance.

Rien n’est chelou tant que c’est ce que tu kiffes et que tout le monde est consentant. Tu peux donc faire confiance à ton désir et apprendre à l’écouter, quand il dit oui, comme quand il dit non. C’est ton meilleur guide bb.

La timidité et la gêne peuvent aussi surgir parce que tu te retrouves de manière précipitée dans une situation.

N’hésite donc pas à prendre ton temps, à aller à ton rythme et à demander à ralentir si les choses vont trop vite pour pour toi.

Trouver un partenaire cool

Avoir confiance en son partenaire est très important pour… être en confiance, du coup.

Tu seras fatalement plus à l’aise avec quelqu’un dont tu ne redoutes pas les jugements et les remarques, bref quelqu’un de bienveillant, qui a de l’humour et avec qui tu peux dédramatiser en cas de pet vaginal intempestif.

Garde aussi en tête que la personne avec qui tu couches est là parce que tu lui plais. Eh ouais morray ! Si tu as besoin d’être rassurée (ma vie), tu peux lui demander un petit shoot de confiance.

Personnellement, j’ai les plus petits seins du monde. Avant de les assumer complètement, j’étais parfois gênée de dévoiler mon absence totale de poitrine à un partenaire (comme si habillée j’avais l’air de faire du 110F LOL).


Non vraiment, personne n’est surpris. 

J’avais donc pris l’habitude de traduire mon malaise en une petite blague sur mes seins, du genre « t’as vu, ils sont vraiment petits hihihi » (super vanne).

Cette manigance n’avait pas d’autre but que de faire dire à l’autre quelques mots gentils sur mes seins. Grâce à ça, j’ai reçu encore plus de compliments qu’espérés et j’ai fini par comprendre que personne ne fuirait subitement à la vue de mon 75A. 

Mais de manière générale, tu ne peux pas attendre de ton partenaire qu’il te réconcilie avec ton physique ou tes fantasmes.

C’est à toi de faire le taf et TU PEUX LE FAIRE.

Parler avant de se lancer

Les non-dits peuvent vite se transformer en gêne dans le feu de l’action.

Moi par exemple, quand on me touche les genoux, je baffe. Je ne supporte pas d’être touchée à cet endroit-là et j’en informe donc le tripoteur de rotule en puissance en amont pour éviter tout malentendu. 

Communiquer ses préférences à son partenaire peut être considéré comme un préliminaire verbal, aussi informatif qu’excitant. 

J’ai passé une grande partie de ma vie sexuelle à attendre celui qui devinerait ce que j’aime (principalement parce que je l’ignorais moi-même), et je l’attends toujours, wesh.

Mon erreur venait de cette illusion qu’il existerait des âmes sœurs qui n’auraient pas besoin de se parler pour se comprendre. Il n’y aurait rien à dire, et rien non plus à écouter d’ailleurs !

Cette idée qui m’a longtemps bercée n’a plus rien de bandant à mes yeux. Je crois que c’était surtout une bonne excuse pour ne pas me lancer, éviter de me pencher sur mes propres préférences et faire la seule chose à faire pour être comprise : parler. 

Il n’y a que la communication, qu’elle soit verbale ou non, faites de longs discours ou de gémissements spontanés, qui peut permettre de se comprendre.

Les moments de câlins sont parfaits pour parler de sexe
. Vous êtes tous deux dans un endroit calme et secure, détendus du slip, pas obligés de vous regarder dans les yeux. Bisous et serrage dans les bras possibles. Le contraire d’une terrasse de café.
Et quand les choses sont dites, elles ne tournent plus en rond dans ta tête en attendant que l’autre lise tes pensées et ton esprit est libre pour kiffer.

Prendre le temps de se câliner est d’ailleurs un excellent moyen de faire grandir ta confiance, d’appréhender le corps de l’autre, s’habituer à être touché•e par lui ou elle, et de créer une connexion entre vous. 

Boire de l’alcool, on en parle ?

J’ai reçu il y a peu de temps une question de quelqu’un qui souhaitait lâcher-prise au lit :

Penses-tu que l’alcool (avec modération) peut être un bon moyen de se décoincer ?

Alors que j’étais une jeune gazelle inexpérimentée, la vodka était la seule technique que j’avais trouvée à l’époque, pour encourager à sauter le pas ce garçon vierge qui avait un mal fou à se lâcher.

S’il est évident que l’alcool désinhibe, il n’est jamais un moyen de résoudre les blocages de fond évoqués dans cet article.

Un verre pour te détendre peut être une béquille pour un temps, mais il ne remplace pas le travail de confiance en soi et en l’autre.

En tout cas, l’alcool doit être consommé avec modération et ne jamais devenir ta condition sine qua non pour avoir des rapports sexuels.

En résumé, vazi mollo sur le mojito, apprends à accepter ton corps, arrête de te juger avec des préceptes du 12ème siècle, choisi un partenaire vraiment SYMPA et sois patient•e avec toi-même !

Alors mon petit fauve des prés, tu mets tout ça en pratique et on fait le point ?

Et sinon, quelles sont tes techniques à toi pour te lâcher la grappe et kiffer ce sexe que tu mérites ? 

À lire aussi : Comment guider son partenaire pendant le sexe ?

Galveston, en salles le 10 octobre, présenté par Kalindi !

QueenCamille


Tous ses articles

Commentaires
  • Loutrinel
    Loutrinel, Le 16 août 2018 à 13h26

    Chips
    @QueenCamille suggestion pour un éventuel autre article : parler de ce qu'on a peur de faire à l'autre, peur de mal faire toussa.
    Perso j'ai pas de problème avec mon corps ou quoi mais juste j'ose pas (plus en fait mais c'est une autre histoire) toucher mes partenaires.
    Chuis exactement comme ça haha ! Genre, j'ose pas toucher, j'ai peur de mal faire. (Et pourtant, la légende raconte que quand j'ose toucher, je me débrouille bien pour une débutante ! *Phrase d'ex à l'appui : "Débutante ? Tu parles... XD"*)
    cet article m'aide beaucoup et tombe à pic en tout cas, car je risque de voir un PC dans quelques temps, et j'ai envie de me laisser aller et de pas me restreindre X) ...

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!