Le gel continu des salaires épuise les personnels scolaires
Au cœur de cette journée de mobilisation intersyndicale figure le gel répété du point d’indice, cette valeur de référence qui sert à calculer la rémunération de base dans la fonction publique. Alors que les prix à la consommation n’ont cessé de grimper ces dernières années, les revenus des enseignantes, enseignants et agents territoriaux stagnent.
Dans les établissements, cette situation se traduit par une perte de pouvoir d’achat particulièrement marquée, menant aujourd’hui près d’un agent public sur six à percevoir un salaire de base sous le niveau du Smic, compensé par une simple indemnité temporaire.
L’annonce d’un nouveau gel pour le budget 2027 passe pour une provocation auprès des syndicats comme la FSU-SNUipp. Les organisations réclament une revalorisation salariale à la hauteur de l’inflation, incluant une hausse de 300 euros nets mensuels pour l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale. Pour les familles, comprendre ce malaise financier permet de réaliser que l’attractivité du métier d’enseignant s’effondre, entraînant directement des difficultés de recrutement qui pisent au quotidien sur le remplacement des professeurs absents.
L’accompagnement des élèves en situation de handicap réclame un vrai statut
L’autre grand volet des revendications touche au fonctionnement quotidien des classes et à l’accès de tous les enfants à une scolarité épanouissante. L’accueil des élèves à besoins spécifiques repose en grande partie sur les accompagnants d’élèves en situation de handicap, les AESH. Pourtant, ces professionnelles indispensables à la vie de la classe évoluent encore trop souvent sous des contrats précarisés, marqués par des temps partiels imposés et une rémunération insuffisante.
Les syndicats demandent la création d’un véritable corps de fonctionnaires pour les AESH, assorti de temps pleins garantis et de formations adaptées. Sans ces garanties, le roulement du personnel reste fort et nuit à la stabilité relationnelle dont les enfants ont besoin pour progresser. Défendre le statut des AESH revient ainsi à défendre une école réellement inclusive, où chaque élève peut bénéficier d’un suivi humain et sécurisant tout au long de l’année.
Les coupes budgétaires menacent directement la qualité du service public
La mobilisation du 29 septembre s’inscrit dans un contexte d’économies budgétaires globales visant le projet de loi de finances 2027. Dans les écoles comme dans les collèges et lycées, les suppressions de postes et la hausse du nombre d’élèves par classe dégradent continuellement les conditions d’apprentissage. Les agents municipaux chargés de la cantine et du périscolaire partagent ce même constat de surcharge, ce qui explique les fermetures ponctuelles de cantines et de garderies observées durant ces journées de grève.
Pour anticiper au mieux cette journée, la vérification des messages transmis par Pronote, l’ENT ou le portail de votre municipalité reste indispensable. Un service minimum d’accueil est assuré par les mairies lorsque plus de 25 % des enseignants sont grévistes, mais l’essentiel du message porté ce mardi rappelle que la qualité d’encadrement des enfants exige des investissements durables plutôt que des coupes à répétition.
S’intéresser aux motifs de la grève permet de changer de regard sur ces journées de perturbation. Derrière les ajustements d’emploi du temps et la recherche d’un mode de garde en urgence, le combat mené par les équipes éducatives cherche avant tout à préserver la qualité de l’école publique. Un soutien précieux pour garantir à nos enfants des conditions d’apprentissage dignes et épanouissantes.
Vous aimez nos articles ? Vous adorerez nos podcasts. Toutes nos séries, à écouter d’urgence ici.





































Les Commentaires
Il n'y a pas encore de commentaire sur cet article.