La bronchiolite reste une infection fréquente chez les tout-petits
Chaque hiver, la bronchiolite touche environ un nourrisson sur trois en France. Cette infection des petites bronches entraîne des difficultés respiratoires impressionnantes, mais guérit le plus souvent spontanément en quelques jours. Toutefois, 2 à 3 bébés de moins d’un an sur 100 nécessitent une hospitalisation, et la grande majorité de ces nourrissons ont moins de six mois. Si les adultes et les enfants plus âgés ne risquent pas de développer de formes sévères, ils peuvent transmettre le virus après l’avoir attrapé à la crèche, à l’école ou dans les lieux publics. Les gestes barrières comme l’aération des pièces, le lavage des mains et le port du masque restent indispensables, mais ils s’avèrent parfois insuffisants pour protéger totalement les plus fragiles.
Le vaccin maternel Abrysvo transmet les anticorps via le placenta
Une première possibilité repose sur la vaccination de la mère au cours du huitième mois de grossesse, entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée. Grâce au vaccin bivalent Abrysvo, votre organisme produit des anticorps spécifiques contre le virus. Ces anticorps traversent la barrière placentaire pour rejoindre votre bébé avant sa naissance. Dès son premier souffle, votre enfant bénéficie d’une protection optimale qui dure entre trois et six mois. Pour garantir ce transfert d’immunité complet, l’injection doit avoir lieu au moins quatorze jours avant l’accouchement. Le vaccin est délivré gratuitement en maternité et remboursé à 100 % en pharmacie par l’Assurance maternité. Les effets secondaires éventuels restent légers et passagers, incluant une rougeur ou une sensibilité au point d’injection, ainsi que des maux de tête.
Les anticorps monoclonaux immunisent directement le nouveau-né
Si la vaccination pendant la grossesse n’a pas pu être effectuée ou si vous préférez une administration directe au bébé, l’injection d’un anticorps monoclonal constitue une alternative idéale. Les traitements Beyfortus ou Enflonsia apportent au nourrisson des anticorps prêts à agir contre le virus. L’injection unique est habituellement réalisée à la maternité avant le retour à la maison. La protection atteint son niveau maximal six jours après la piqûre et persiste pendant au moins cinq à six mois. Cette méthode est également privilégiée si la future mère est immunodéprimée. À la maternité, ce soin ne nécessite aucune avance de frais. En pharmacie de ville, l’Assurance maladie prend en charge 65 % du montant et la majorité des mutuelles couvrent le reste. Les réactions observées chez le nourrisson se résument la plupart du temps à une éruption cutanée, une légère fièvre ou une rougeur locale.
La décision médicale se construit en concertation avec votre soignant
Le choix entre le vaccin maternel et l’anticorps monoclonal vous appartient pleinement. Certains parents préfèrent faire vacciner la mère pour éviter une injection supplémentaire au nourrisson dès ses premiers jours de vie. D’autres optent pour le traitement préventif du bébé, rassurés par l’expérience accumulée sur le Beyfortus depuis 2023. La Haute Autorité de santé rappelle d’ailleurs que toute décision de santé se prend en confiance avec votre médecin, votre sage-femme ou l’équipe de la maternité. Prenez le temps de poser toutes vos questions et de peser les éléments qui comptent le plus pour vous afin d’accueillir votre enfant en toute sérénité.





































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