La maîtrise du français s’invite dans la notation de chaque copie
Faire des erreurs de syntaxe ou d’orthographe en plein problème de géométrie aura bientôt un impact direct sur la note finale. À partir de juin 2027, l’expression écrite ne relèvera plus uniquement du cours de français, détaille le Bulletin officiel du 17 septembre 2026. Une grille commune à toutes les disciplines appréciera quatre critères précis : l’orthographe, la syntaxe, la richesse du vocabulaire et la clarté de la réflexion. Une copie jugée très insuffisante sur la forme pourra ainsi se voir retirer deux points sur la note globale, y compris en mathématiques ou en sciences.
Pour les matières à forte dimension rédactionnelle comme le français ou l’histoire-géographie, la règle est affirmée de façon encore plus explicite : une copie défaillante sur le plan de la langue ne pourra pas obtenir la moyenne. Le ministère cherche ainsi à faire connaître précisément le niveau attendu avant le jour de l’examen et publiera des sujets de référence pour guider les collégiens et les lycéens.
Les difficultés d’expression reflètent une baisse progressive des acquis
Cette clarification s’inscrit dans un contexte où le niveau global d’orthographe et de grammaire recule depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui, environ un élève sur deux maîtrise les règles d’accord complexes et la conjugaison, contre près de neuf sur dix à la fin des années 1980. La baisse du nombre d’heures consacrées au français au fil des réformes, le temps élevé passé devant les écrans et la raréfaction de la lecture régulière expliquent en grande partie cette évolution. Les écarts restent par ailleurs marqués selon les origines sociales, avec une différence moyenne de six fautes entre les établissements les plus favorisés et les moins favorisés.
L’accompagnement à la maison privilégie la régularité et la bienveillance
Inutile de faire peser une pression disproportionnée sur les épaules de vos adolescents à l’approche des épreuves. L’annonce de ce barème en début de cycle donne tout le temps nécessaire pour prendre de bonnes habitudes d’écriture sans stress. Encourager la relecture à voix haute constitue un moyen efficace de repérer les phrases trop longues, l’absence de ponctuation ou les fautes d’accord évidentes.
La lecture sous toutes ses formes, qu’il s’agisse de romans, de bandes dessinées ou de mangas, demeure le levier le plus naturel pour mémoriser l’orthographe des mots et enrichir le vocabulaire. En transformant la rédaction en un réflexe quotidien d’expression plutôt qu’en une contrainte rigide, les élèves aborderont leurs examens avec une assurance renforcée et des bases solides pour la suite de leur parcours.





































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