4 situations dans lesquelles l’honnêteté n’a pas que du bon

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Être honnête, c'est bien... Mais c'est pas toujours évident. D'ailleurs, il arrive souvent à Sophie d'oublier de ne pas mentir.

4 situations dans lesquelles l’honnêteté n’a pas que du bon

Dans la vie, c’est clair, c’est net, y a pas à tortiller : je prône l’honnêteté. Pas la transparence non plus, j’estime qu’on a le droit de pas non plus tout dévoiler (sinon tu parles d’un bordel), mais je trouve super important d’être sincère.

Et je crois que je le suis.

Souvent.

Pas tout le temps.

Aussi honnête que je souhaite être, j’ai mes limites. Mes moments où, vraiment, bon, j’ai remisé la sincérité sur l’étagère la plus haute du placard le plus caché, me dédouanant d’un lâche « un petit mensonge n’a jamais fait de mal à personne ».

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1. Quand le serveur me fait goûter le vin au restaurant

Au restaurant, quand tu demandes du vin, l’une des personnes de la tablée doit parfois le goûter. 

Ça me fait toujours marrer, parce que les serveurs font ça aussi quand on prend de la piquette. Ça me fait l’effet d’un « Vraiment ? Vous êtes sûrs de vous ? ».

Mais surtout, presque toujours, d’emblée, ils se dirigent vers l’homme de la tablée.

C’est marrant mais tous les hommes que j’ai fréquentés avaient l’habitude d’interrompte les serveurs ou serveuses qui commençaient à se tourner vers eux, pour dire que c’était moi qui goûterai et donnerai mon aval (ou non) au breuvage.

C’est un tout petit geste du quotidien que j’ai toujours trouvé chou, comme une façon de refuser les réflexes anti-progressistes qu’on a complètement intériorisés, de dire tout bas :

« Parce que je suis un bonhomme, je devrais m’y connaître en oenologie, forcément mieux qu’une femme ? ».

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Bon. Donc : chouette.

Sauf que moi… bah… en pinard, j’y connais que dalle.

Ça me gêne jamais de le faire comprendre à la personne qui m’a demandé de vérifier si le vin était potable (parce qu’on se marre bien), mais j’ai pas envie que le serveur le pige et continue à penser que c’est toujours aux hommes de goûter.

Alors je fais semblant. On a qu’à dire que c’est pour le bien de la société.

2. Quand je fais exprès de pas répondre au téléphone

J’ai pas peur de téléphoner. J’ai plus peur, en tout cas.

C’était un peu le cas avant, pour les coups de fil professionnels. J’avais pas le réflexe, ça me saoulait, j’étais un peu maladroite, mais maintenant, je me dis quand même que eh, bon, pour avoir une réponse rapide, c’est quand même plus pratique.

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Tiens d’ailleurs, ma technique pour pas avoir peur, au début, c’était de noter sur un post-it tout ce que j’avais à dire. Ça me donne une contenance, ça me « rassurait ». Maintenant je me pose même plus la question.

Mais y a des fois où, quand le téléphone sonne, c’est chaud. J’sais pas, j’suis pas prête, j’suis pas bien, je panique un peu. J’suis pas préparée quoi.

Parfois, je suis même sur les toilettes. J’peux décemment pas répondre au téléphone quand je suis sur les toilettes !

J’arrive pas à faire ça si c’est ma mère qui appelle, alors quand c’est pour du boulot je te raconte même pas. Et c’est pas une question de résonance ou de peur d’être grillée hein.

C’est plutôt comme manger deux trucs que t’aimes bien mais qui vont pas ensemble. Exemple : des moules marinières et des Dragibus. Me viendrait pas à l’esprit de les mélanger.

Bon bah là c’est pareil : j’aime bien être aux toilettes, j’aime bien travailler, mais je me vois pas faire les deux en même temps.

Et quand ce téléphone sonne, et que je regarde le nom sur l’écran, que j’entends la sonnerie retentir jusqu’au bout, et que je ne peux pas décrocher, ni renvoyer directement sur mon répondeur…

Je reste comme deux ronds de flan, faisant semblant de ne rien voir, et je me sens comme une fieffée menteuse.

3. Quand je mets mes écouteurs « comme par hasard »

Faut que je t’avoue un truc : je suis une vraie arnaque. Pas de manière Ocean’s Eleven ou Arsène Lupin hein, faut pas déconner, j’ai trop d’empathie pour voler des gens ou les escroquer.

Mais en terme de discrétion auditive, j’ai quand même pris des habitudes un poil malhonnêtes. C’est bien simple, j’ai les écouteurs sélectifs.

COMME PAR HASARD, je pense toujours à les mettre quand j’écoute des vieux tubes des années 2000 ou que je regarde le prime de Secret Story en replay…

Tmtc.

Mais t’inquiète pas que je fous le volume sans complexe quand il s’agit de mettre des stations de radio stylées, des émissions culturelles ou des vieux tubes de la Motown.

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Alors  je suis pas du genre à vouloir donner l’image d’une personne que je suis pas !

J’assume complètement mon côté un peu beauf un peu boulet, et j’assume de pas être une meuf tout droit sortie de Pinterest (dont j’ai même pas envie d’essayer d’apprendre à me servir).

C’est complètement con, du coup.

4. Quand je sors de chez le coiffeur

Évidemment, comme beaucoup, beaucoup de monde, le moment où je suis le moins honnête, c’est quand je suis chez le coiffeur et qu’il me demande si le résultat final me plaît. Parce que le résultat final, il me plaît pas.

Il me plaît jamais.

Même quand la coupe est parfaite, même quand je sais que je vais adorer mes cheveux une fois qu’ils seront un peu plus décoiffés, sur le coup, je déteste ce que je vois.

Mes cheveux, moi, je les aime bien fous, avec plein de volume et des ondulations mal définies. Pas coiffés/décoiffés : décoiffés, un point c’est tout. C’est comme ça que je trouve que je me ressemble le plus.

Et les coiffeurs, j’sais pas, même quand ils te font le séchage « naturel », ça fait tout propre ! Me manque plus que la veste à épaulettes et on dirait que je sors d’un épisode de Côte Ouest ou toute autre série d’une génération fort fort lointaine.

Je pourrais le dire. Je pourrais dire que bof, ça me plait moyen, qu’à la limite la prochaine fois, je veux bien juste les laisser sécher à l’air libre ou qu’il me file son sèche-cheveux et me laisse faire…

Mais j’ai trop peur de froisser ce professionnel qui sait ce qu’il fait. J’ai moyennement envie de froisser un coiffeur entre les mains du quel je compte remettre ma tête un jour.

Et comme je suis un putain de livre ouvert, je sais que le coiffeur sait que je suis pas satisfaite, et que je vais m’ébouriffer tout ça dès que j’aurais passé le coin de la rue. Malgré ça, impossible de lui dire la vérité.

Est-ce que la vérité est franchement nécessaire, quand on peut à la fois rester en bons termes avec son coupeur de veuch et qu’une solution existe à moins de deux minutes de la sortie ? Moi je trouve pas. Mais chacun voit midi à sa porte hein.

Tout ça pour dire, ouais, j’avoue, j’suis pas toujours sincère à 100%. Mais s’il y a bien une leçon à retenir, c’est que tant que ça fait mal à personne et que ça ne nous empêche pas d’être nous-même, y a pas à se faire de bile.

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Sophie Riche

Sophie Riche est membre de la rédac depuis 2011, époque à laquelle elle officiait sous le pseudonyme Sophie-Pierre Pernaut. Elle aime manger du fromage et l'humour un peu gras.

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Commentaires
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  • Manea
    Manea, Le 30 septembre 2017 à 5h38

    Le vin au restaurant c'est juste pour éviter une bouteille bouchonnée ou complètement passée et ça se sent très vite, même quand on y connaît rien ;)

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