Aux États-Unis, le président-candidat Barack Obama et l’acteur-réalisateur Clint Eastwood s’étripent sans se voir.
Lors du congrès national du parti républicain qui a eu lieu à Tampa, en Floride, Clint Eastwood a pris la parole pendant une petite quinzaine de minutes pour réaffirmer son soutien dans la course à la présidentielle au candidat républicain Mitt Romney.
Pendant ce long speech – un poil incohérent, à en croire les extraits – prononcé ce jeudi 31 août, le mythe hollywoodien de 82 ans s’est symboliquement adressé à la chaise vide qui était placée à ses côtés comme s’il parlait en réalité au Président sortant Barack Obama. Il a profité de la tribune qui lui était toute acquise pour expliquer combien il avait été déçu par le mandat du président, rappelant qu’il avait pourtant pleuré le soir de sa victoire à la présidentielle de 2008.
Barack Obama, candidat à sa propre réélection, aurait pu rester de marbre face à ces longs reproches que lui avait adressés Clint Eastwood tant il est de son côté soutenu par des stars américaines plus célèbres les unes que les autres. Que nenni. Avec tout l’humour et l’efficacité qu’on lui connaît, il a simplement tweeté une photo de lui, de dos, calé dans le fauteuil présidentiel, avec une légende aussi courte que son sens est évident :
« La place est prise », Barack il a dit.
Court, clair, concis… Une réponse à l’image du reste de la campagne du candidat Obama.








Le 31 août 2012 à 20:13
Obama est tellement mon idoleLe 31 août 2012 à 20:15
Obama me vend du rêveLe 31 août 2012 à 20:36
Le discours de Clint Eastwood (qui n'a pas vraiment enthousiasmé les républicains par ailleurs) n'est pas si abruti que ça, il n'a pas tort d'une certaine manière.L'idolâtrie d'Obama me tape un peu sur les nerfs. C'est vrai quoi, est-ce qu'il a tenu ses promesses ? La misère a-telle reculé ? Guantanamo a-t-il été fermé ? Non… il n'a pas changé la face de l'Amérique qui est toujours aussi intrusive, offensive. Ce n'est pas sous l'ère Obama qu'il y eu un coup d'Etat en Honduras (2009), au Paraguay (2012) ?
C'est plus soft que sous Bush mais bon, pas de quoi être ravie.
Le 31 août 2012 à 21:02
D'après ses supporters depuis quelques années maintenant, Obama est "cool" et/ou "noir". Là seraient donc les critères existentiels pour prétendre à la présidence américaine…Simple suggestion : renseignez-vous, en dehors des """"""médias"""""" français (très grand mot). La présidence d'Obama a été désastreuse sur tous les points.
Le 31 août 2012 à 21:32
Je trouve ça incroyablement condescendant (et pour tout dire, assez culotté) de partir du principe que les gens ne sont "pas renseignés" en s'appuyant sur un prétendu complot des médias qui semble être la norme en politique ces temps-ci, tant cet argument est (sur)employé dans les débats. Vous êtes partisans de François Hollande ? Ah mais ma bonne dame, allez voir ce que le NY Times en dit ! Ca c'est de l'information ! Et ça marche à peu près pour tous les partis politiques.
Trouver quelqu'un "cool" ne veut pas dire que c'est le seul argument sur lequel une opinion est fondée.
Au passage, je suis personnellement d'avis que l'élection d'un républicain à la présidence des USA serait un effroyable retour en arrière, mais si je discute avec des partisans de ce parti, j'ai l'audace de croire qu'ils n'ont pas été biberonnés qu'à Fox News et qu'ils sont un minimum informés. Ca s'appelle ne pas prendre les gens pour des cons. A essayer.
Le 31 août 2012 à 21:37
Je rajoute que, si, je suis renseignée, non, je ne prends pas Obama pour Dieu (quoique
Pour ce qui est de la politique extérieure, elle n'est pas forcément (du tout) satisfaisante, je suis d'accord, il y a plein de choses qui me font hurler, mais une fois de plus, les Républicains de l'autre côté proposent des choses qui ne me conviennent absolument pas.
Et sous-entendre que Obama est une version soft de Bush me donne envie de sauter au plafond !
Le 31 août 2012 à 22:50
Sur les questions sociétales (non négligeable), il est évident qu'Obama est bien meilleur que Bush (c'est bien la seule chose qui sépare le parti démocrate du parti républicain), ça va de soi. Que ce soit en matière de droit des femmes ou pour l'homosexualité. Sur ce point, il se distingue de ce dernier et tant mieux.
Toutefois Obama ne gouverne pas seul, pas mal de personnes de son équipe de campagne (2008 ) étaient en faveur de l'intervention en Irak de 2003. Côté politique extérieure, il mène la même que Bush, que les Etats-Unis depuis X temps. Il ne se distingue de lui en aucune manière, enfin si, Hilary Clinton a présenté des excuses quand les EU ont bombardé et tué bon nombre de civils "accidentellement", des dommages collatéraux somme toute, leur intervention était justifiée après tout… sans oublier les coups d'Etat en Amérique Latine sous sa présidence, une région que les EU veulent continuer de contrôler en apportant un soutien sans faille aux régimes réactionnaires, aux déstabilisations des partis politiques élus (au suffrage universel quand même) qui vont à l'encontre des intérêts des Etats-Unis, pour un pays qui se targue d'être un modèle démocratique parfait (c'est pour ça qu'ils sont intervenus en Afghanistan… enfin je crois), c'est moyen. Un soutien indéfectible à Israël, des veto au conseil de sécurité de l'ONU pour éviter toute sanction contre cet Etat, même quand il commet l'irréparable (on a bien compris, la Palestine n'a pas et n'aura jamais le droit d'exister, bien fait pour eux, ils méritent ce qui leur arrive).
Je veux bien revenir sur mon propos, mais cite-moi une seule action d'Obama dans ce domaine qui le démarque clairement de Bush.
Il ne faudrait oublier non plus Guantanamo où les hommes sont traités comme des animaux ou encore l'exécution sommaire de Ben Laden (on peut le haïr, ils auraient même pu le faire condamner à mort, pourquoi l'avoir froidement abattu ?).
En toute honnêteté, je n'aime pas l'histoire politique des Etats-Unis (le seul président américain que je respecte durant le XXe siècle est Roosevelt), j’exècre toute forme d'impérialisme (peu importe les raisons) et sur ce thème, on pourrait leur donner une médaille d'or.
Le 01 septembre 2012 à 12:33
Je te suis tout à fait sur les manigances ignobles dont les Etats-Unis usent et abusent depuis le début pour asseoir un impérialisme militaire, politique, économique (quoi que celui-là s'affaiblit un peu) et "culturel" partout où il passent.
Par contre, je ne crois pas qu'Obama ait été le seul responsable de la non-efficacité de sa présidence.
Tu sembles oublier que le gros problème politique des états-unis, c'est qu'il n'y a que deux partis, une forte polarité entre ceux-ci et des électeurs pas du tout constants: "le parti au pouvoir n'a rien changé? Ok on va voter pour l'autre alors". Le problème c'est que si à chaque élection c'est pareil, ça ne donne pas le temps à une "philosophie"'/ligne d'action politique de se mettre en place. Regarde avec Obama: président en 2009, avec une grande majorité également à l'assemblée législative (Congress). Mid-term elections de 2010: les américains ne sont pas contents, Obama n'a presque rien changé, ok on vote et on renverse la majorité au Congrès, les Républicains l'emportent. Mais en deux ans, normal que seulement peu de choses aient changé! Et en mettant en place un président (=pouvoir exécutif) Démocrate et un congrès (=pouvoir législatif) Républicain, normal qu'après toute la politique stagne et soit bloquée.
Alors franchement, tout remettre sur le dos d'obama sans tenir compte de la frivolité politique des américains et de leur système d'élections (franchement, je ne vois pas l'utilité des mid term elections) c'est un peu rapide…
Le 01 septembre 2012 à 17:44
@adueggJe suis entièrement d'accord avec toi sur cette question, je suis consciente qu'Obama n'est pas le seul responsable (mais l'aurait-on désigné s'il avait représenté un quelconque danger ?) , quand je disais que c'était une version plus soft de Bush, ça concernait principalement la question de la politique extérieure (et là encore, je n'oublie pas qu'il n'est pas le seul à commander les rennes). Le bipartisme est une chose qui m'a toujours effrayée (et d'autant plus lorsque ce même processus s'instaure en France), les américains n'ont pas réellement le choix. Même si d'autres partis doivent exister, ils n'ont malheureusement aucun moyen de rivaliser avec les partis républicain et démocrate qui ont des ressources qui leur laissent le monopole, le contrôle de la sphère médiatique et politique. Malheureusement, il n'est pas étonnant que les américains soient frivoles et choisissent tantôt l'un, tantôt l'autre…
Sur le plan intérieur, je ne nie pas les différences entre ces partis, c'est surtout sur le plan extérieur que ça coince et que rien ne les sépare (à part les discours).
Le 01 septembre 2012 à 17:58
@Emel C'est pas si simple que ça, je n'adule pas B.Obama, mais je t'assure que ce qu'il a fait en tant que président est assez exceptionnel.C'est comme si on te donne une toile à restaurer, ça prend du temps, beaucoup de temps, et au final l'amélioration p-e infime.
Rien que pour le chômage déjà, en pourcentage, il est moins fort au E-U qu'en France.
Après je suis d'accord sur le fait que les troupes américaines sont toujours en Afghanistan et qu'il a fait quelques erreurs, mais au final il s'en est très bien sortit.
Après c'est facile de juger des gens qui ne sont pas dans notre pays et qu'on ne connait que finalement que par les médias ou autres articles éparpillés sur le net.
On vera par la suite, là, ma boule de cristal ne prévoit rien..