Amanda est Ergonome des Interfaces Homme-Machine, et non il ne s’agit d’une forme de cyborg

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Amanda est ergonome IHM, un métier qui allie créativité, technique et psychologie selon elle. Viens découvrir de quoi il s'agit !

Amanda est Ergonome des Interfaces Homme-Machine, et non il ne s’agit d’une forme de cyborg

Ergonome des Interfaces Homme-Machine (ou Ergonome IHM si tu préfères car c’est plus simple à prononcer).

Cette suite de mots qui peut sembler dénuée de sens pour le commun des mortels, est pourtant le nom d’un métier.

C’est même le métier d’Amanda, qui va t’expliquer en quoi ça consiste !

C’est à ce poste qu’elle occupe ses journées lorsqu’elle n’est pas à cheval ou entrain de s’éclater sur sa console !

Ergonome des Interfaces Hommes-Machine, ou ergonome IHM, c’est quoi ?

Derrière ce nom quelque peu obscur, se cache une réalité pas si compliquée que ça :

« Tu as sûrement déjà entendu parler d’ergonomie, ne serait-ce que dans une pub pour brosse à dents : « Ohlala regardez l’ergonomie de cette brosse, elle atteint vos molaires à la perfection, la prise en main est idéale, vous allez l’adorer ! »

Donc ça c’est de l’ergonomie de l’OBJET, ça consiste à concevoir sa forme, sa texture, son poids, etc., pour que l’objet soit facile à utiliser.

Mais maintenant en plus d’utiliser des tas d’objets tous les jours, on utilise de plus en plus d’interfaces pour communiquer avec des machines.

Ton ordinateur, ton téléphone, tout ce qui s’affiche sur les écrans, mais pas que, par exemple si comme moi tu as un lave-linge low cost, il n’y a pas d’écran dessus, mais des boutons et des loupiotes qui te permettent de comprendre comment demander un cycle froid à ton engin.

Et donc voilà moi mon métier, c’est de faire en sorte que d’interagir avec tous ces systèmes, ce soit facile.

« Ohlala regardez l’ergonomie de ce site web, il est si simple à utiliser, vous trouverez immédiatement ce que vous cherchez dessus, vous allez l’adorer ! ». Voilà c’est pareil. »

Easy peasy !

La psychologie comme premier amour

Voilà donc si tu es comme moi, tu as désormais l’image d’une geek dans la tête. Pourtant, les premiers amours d’Amanda, c’était la psychologie.

« J’avais choisi la fac de psychologie, sans métier en tête, mais avec la conviction que je ne serai pas psychologue.

Le domaine m’intéressait beaucoup, c’est beaucoup plus scientifique que ce que bien des gens imaginent. La méthodologie, les statistiques, la neurobiologie… J’adorais. »

Et lorsqu’il a fallu choisir un stage, Amanda s’est creusée la tête. La recherche ? Psychologue de travail ? Ces secteurs lui semblaient un peu bouchés.

« C’est là que durant mes recherches je suis tombée sur ce job bizarre dont je n’avais jamais entendu parler.

Ce truc un peu hybride entre la créativité, la technique, et la psychologie, ça m’a tout de suite parlé. »

Est-ce qu’il faut arbitrer entre sécurité et liberté pour devenir Ergonome IHM ?

Effectivement, si Amanda avait voulu un métier précaire, elle ne se serait pas tournée vers la psychologie.

« Pendant mes études, comme la plupart des cavaliers et cavalières, le rêve d’en faire un métier m’a pas mal titillée. Mais mes parents m’ont toujours poussée à d’abord avoir un diplôme, et à aviser ensuite.

Au final, dans mon cas, ils avaient raison. Maintenant j’ai un équilibre de vie qui me va très bien, j’ai du temps pour mes passions, et un peu de sous à y consacrer. En plus d’avoir un travail qui me plait. »

Avec ce stage, elle a donc découvert toutes les interactions entre la psychologie et le design de site web : et oui il faut bien savoir comment pensent les utilisateurs pour créer des sites qui leur sont adaptés !

Un job étudiant plus tard qui lui a donné l’occasion de « travailler en bureau, avec des développeurs, des machines à café, et des salles de réunion » : elle était convaincue.

Après ce stage découvert un peu par hasard, elle a donc poursuivi ses études avec un Master en Design Multimédia.

« Mais ce qui a orienté mon parcours, c’est que j’ai surtout exclusivement axé mes stages sur l’ergonomie. »

Et alors concrètement, ça ressemble à quoi une journée dans la peau d’un•e ergonomie IHM ?

Amanda n’a pas vraiment de journée type en réalité. Même si ça reste un job de bureau, elle a beaucoup de tâches différentes.

« L’invariable c’est que je commence soit par un café avec des collègues, soit par une réunion.

Ensuite ça va vraiment dépendre du projet et de la phase où on en est (début du design, en cours, ou suivi du développement…).

Mon cœur de métier, c’est de faire des maquettes pour des logiciels. Mais pour ça je rencontre des utilisateurs, je leur fais tester nos interfaces, on fait des ateliers avec eux pour comprendre leurs besoins, etc.

Et puis il y a toutes les interactions avec les autres équipes, le développement, les testeurs, les graphistes… »

Finalement, en plus de 5 ans d’expérience, Amanda trouve que ce boulot n’est jamais répétitif !

C’est une bonne situation ça, ergonome IHM ?

On a les réf qu’on mérite (et celle-ci est de qualité selon moi).

Pour commencer, il faut travailler ta créativité : on parle tout de même de design.

« Mais LA qualité indispensable en fait pour moi c’est vraiment l’empathie. À la fois parce qu’il faut être capable de se mettre à la place des utilisateurs, savoir les écouter, et prendre en compte ce qu’ils disent et ce qu’ils font.

Et à la fois parce qu’on travaille dans des équipes multidisciplinaires. Il faut être capable de reconnaitre ce que chacun a à apporter au projet. Ce qui veut dire savoir mettre en avant ses propres idées, son propre design… mais sans écraser les autres. »

Et en termes de salaire, si cette question te titille, Amanda qui a commencé dans un grand groupe (avec des salaires souvent plus élevés que dans de petites entreprises) a débuté à environ 35 000 euros bruts par an, ce qui est honorable !

Et toi, tu fais quoi maintenant que tu es grande ?

Je me suis longtemps interrogée sur ce que je voulais faire plus tard (et je me questionne toujours). Alors, je pars à la rencontre des madmoiZelles qui kiffent leur vie, pour savoir ce qu’elles font et comment elles en sont arrivées là.

Raconte-moi !

  1. Qui es-tu et d’où viens-tu ?
  2. Avant d’attaquer sur ton travail, est-ce que tu as une passion ou un kif dans la vie (parce que c’est important de faire aussi autre chose) ?
  3. Et ton job alors, c’est quoi ?
  4. Comment tu l’expliquerais à ta petite sœur hypothétique en quelques mots ?
  5. Pourquoi tu aimes ce que tu fais ? / Pourquoi tu as choisi de faire ce travail ?
  6. Est-ce que c’est le domaine que tu avais choisi dès le départ ou tu t’es retrouvée ici après une ou des réorientations ?
  7. Est-ce que tu as dû arbitrer entre deux visions du travail, « liberté, je fais ce qu’il me plaît et tant pis pour la précarité » VS « sécurité, je préfère m’assurer un salaire stable même si ce n’est pas le job de mes rêves » ?
  8. C’est le fruit d’un parcours longuement réfléchi ou du hasard ?
  9. Qu’est-ce que tu as eu comme formation ?
  10. Est-ce que tu as une journée type ?
  11. Ton petit bonheur qui fait que tu kiffes ton boulot ?
  12. La qualité indispensable pour s’épanouir dans ce job ?
  13. Et pour finir, en commençant, tu gagnais combien ? (parce que c’est important de savoir à quoi s’attendre !)

Envoie-moi un mail à jaifaitca[at]madmoizelle.com avec en objet « Maintenant que je suis grande, je suis… ».

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Commentaires
Forum (3) Facebook ()
  • Gadda
    Gadda, Le 20 octobre 2017 à 14h58

    @Esther : Petite coquille dans l'article :

    nom quelque peu obscure
    -> obscur :nod:
    Article méga intéressant ! :top:

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