Les films de Cannes 2012 – Lundi 21 mai

Le Festival de Cannes, c'est les soirées, le champagne, les chroniques de Jack Parker et les super vidéos de madmoiZelle, mais c'est aussi (et surtout) du cinéma ! Chaque jour, retour sur les films en compétition projetés sur la Croisette.

Les films de Cannes 2012 – Lundi 21 mai

Vous n’avez encore rien vu, d’Alain Resnais

Le réalisateur français de 89 ans, récompensé au Festival de Cannes 2009 pour l’ensemble de sa carrière, propose en compétition Vous n’avez encore rien vu, librement adapté des pièces Eurydice et Cher Antoine de Jean-Jacques Anouilh. Dans ce chassé-croisé entre théâtre et cinéma, plusieurs grands acteurs français (Lambert Wilson, Sabine Azéma, Pierre Arditi, Mathieu Amalric…) jouent leur propre rôle, le seul personnage fictif étant un auteur dramatique interprété par Benoît Poladylès. Après sa mort, ses amis acteurs respectent ses dernières volontés en se réunissant pour regarder une jeune troupe jouer la pièce Eurydice, qu’ils ont tous interprétés à un moment ou un autre de leur vie, et le film navigue donc entre un écran diffusant la performance des jeunes comédiens et les acteurs français leur donnant la réplique.

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Tout cela vous paraît confus ? À moi aussi. Il faut dire que ce grand monsieur qu’est Alain Resnais est plus connu pour la poésie de ses films que pour la limpidité de ses scénarios. D’après les premiers retours, les réactions à la projection étaient mitigées : plusieurs journalistes ont quitté la salle après 40 minutes de film, et certains spectateurs se sont carrément endormis (politesse quand tu nous tiens). Cependant, d’autres critiques internationales sont plus élogieuses, louant notamment l’esthétique parfaite et le talent des acteurs de You Ain’t Seen Nothing Yet !.

Like Someone In Love, d’Abbas Kiarostami

Abbas Kiarostami est un réalisateur iranien plus connu des cinéphiles que du grand public. Cannes 2012 lui offre son cinquième passage en compétition, cette fois avec Like Someone In Love, un film qui nous emmène au Japon, dans les histoires d’amour croisées d’un vieil érudit, d’une étudiante et d’un jeune homme jaloux et violent.

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Là encore, d’après Le Figaro, les réactions sont assez négatives, les critiques déplorant un film d’auteur trop léché et un Abbas Kiarostami qui s’inspire de Woody Allen sans pouvoir l’égaler. Contrairement à Vous n’avez encore rien vu, même la forme ne semble pas pouvoir rattraper le fond, puisque les longs champs/contre-champs et la photographie « piquée à Wong Kar-wai » agacent plus qu’autre chose.

In another country, de Hong Sang-soo

J’avoue ne pas avoir tout compris au synopsis. En recoupant le pitch officiel et l’article du site 20 Minutes, je pense pouvoir résumer l’intrigue ainsi : In another country est un triptyque de trois histoires, ayant toutes pour héroïne Isabelle Huppert dans le rôle d’une femme occidentale déracinée en Corée du Sud (le pays d’origine du réalisateur Hong Sang-soo). Ces histoires sont le fruit de l’imagination d’une romancière endettée qui s’y réfugie pour échapper à ses créanciers. Je crois. Pas encore de date de sortie ni de bande-annonce officielle, mais des extraits vidéos sont disponibles sur Allociné (en anglais avec l’accent coréen ou français des différents personnages).

Les critiques sont plus positives cette fois-ci, louant le talent d’actrice de notre Isabelle Huppert nationale et la délicate poésie du réalisateur Hong Sang-soo. Cependant, notons le son de cloche dissonant du site CinéMovies, qui déplore le manque de profondeur de l’œuvre et la vacuité des diverses histoires, considérées redondantes et ennuyeuses.

En résumé, cette journée du 21 mai a déçu les critiques et le public, à en juger par les tweets concernant les films. Espérons que ce sera mieux demain !

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