Les candidatures pour le service civique parisien sont ouvertes !

Pondu par Sophie-Pierre Pernaut le 11 juillet 2012     

Si tu as entre 18 et 25 ans, que tu habites Paris ou ses environs et que tu es intéressé-e par le service civique, c’est le moment de tenter ta chance !

Entré en vigueur en mai 2010 en remplacement du service civil volontaire, le service civique a déjà permis à 7000 jeunes âgés d’entre 16 et 25 ans d’en bénéficier. Le principe est le suivant : le service civique est basé sur le volontariat entre une structure et un jeune dans le but d’assurer une mission d’intérêt général collectif.

La ville de Paris vient d’ouvrir les candidatures pour la session 2012-2013 du service civique : 250 postes sont proposés dans des domaines aussi divers que l’environnement, la santé, la petite enfance, le sport, la vie des quartiers, pour une durée de 8, 9 ou 12 mois. L’indemnisation sera de 456€, plus un remboursement à hauteur de 50% des titres de transport et de la possibilité d’accéder aux restaurants collectifs municipaux.

Si tu as entre 18 et 25 ans, que tu vis à (ou près de) Paris, que tu as au plus un bac +5 (à noter qu’on peut également présenter sa candidature sans qualification), que tu as lu le témoignage de melowyn qui nous a raconté son expérience et que tu as envie de faire comme elle, tu peux dès à présent postuler. Pour ce faire, tu peux envoyer ta candidature de trois façons différentes :

  • Par mail à isabelle.rebiere@paris.fr ;
  • Par pigeon voyageur La Poste à DDEEES – BCAAS à l’attention d’Isabelle Rebière – 8, rue de Cîteaux – 75012 Paris ;
  • Plus exotique, le déposer de mano a mano au 47, boulevard Diderot 75012 Paris.

Pour en savoir plus, tu peux aussi visiter le site officiel du Service Civique.

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Sophie-Pierre Pernaut (dite SPP, dite Sophie) écrit pour madmoiZelle depuis l'an 2011. Elle s'est donnée pour mission de vous informer, de vous divertir et d'éventuellement vous faire rigoler avec son humour somme toute assez crétin. Elle aime la tartiflette et les chèques en blanc.

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  1. GavanzaGavanza

    Le 11 juillet 2012 à 22:43

    EDIT : Ceci est un message de propagande - affreeeeeusement long :shifty: - pour l'une des missions du Service Civique parisien. J'ai soudainement eu un élan d'amour un peu fou pour mon job. (:cheer:)


    Ahah y'a Isabelle Rebière qui vous a fait du pied pour que vous parliez du Service Civique ou quoi ?? ;)

    Bon moi, si vous voulez postuler, je vous conseille de postuler pour le service de Port'âge. C'est ce que je fais depuis octobre.
    Le témoignage publié il y a quelques jours était intéressant, mais comme ça a été souligné, il ne parle pas de ce qu'est vraiment le Service Civique, à savoir une expérience humaine, sociale et à la fois professionnelle (du moins, en ce qui me concerne).
    Cela dit, je suis d'accord pour dire qu'il y a plein de choses à reprocher au Service Civique, à son principe et à son fonctionnement, mais ça a déjà été bien dit.

    Pour ne parler que de mon expérience, je passe une très bonne année. La mission que je fais consiste à aller porter des bouquins/cd/dvd/etc aux gens qui ne peuvent pas/plus se déplacer jusqu'à la bibliothèque (des vieux, des handicapés, des gens temporairement immobilisés, etc).
    Ce qui est cool dans ma mission c'est que ce service Port'âge n'est fait que par des jeunes volontaires du Service Civique affectés dans différentes biblis de Paris. Donc aucun collègue de ma bibli ne fait mon boulot, et je ne fais pas le boulot de mes collègues. Ce qui permet de ne pas vivre le genre de situations que pas mal rencontrent en Service Civique (et qui m'avait un peu fait douter avant de candidater), à savoir : être le larbin de l'équipe et faire le sale travail. En fait dans la bibli je fais un peu ma vie. Bien sur, je papote avec mes collègues bibliothécaires, ils sont là pour m'aider si besoin, mais concrètement, dans le travail, je le fais toute seule. Je prends mes rdv avec les lecteurs seule, je choisis les livres seule, je vais les voir seule. Je suis encadrée si jamais j'ai besoin, mais si y'a pas besoin, je passe tranquillement mes journées à vagabonder entre la bibliothèque et le domicile des gens que je vais voir. Il y a une agréable liberté dans cette mission. On a pas quelqu'un sur le dos qui nous dit de faire ceci-cela, etc. Je croise parfois des volontaires qui font des missions différentes (ex : en maison de retraite, en petite enfance, etc), et bien eux ils effectuent le même boulot que les "vrais" employés de leur lieu de travail. Et même si ça doit être hyper intéressant et enrichissant, je pense que dans ce genre de mission, il peut y avoir une tendance de la part des employés à se croire tout permis avec les volontaires, de leur faire faire ce qu'ils n'ont pas envie de faire eux-mêmes, etc. Dans ma bibli, le problème ne se pose pas, car je fais un travail différent du travail lambda de bibliothécaire. Et aussi, et je pense que ça n'est pas négligeable, il n'y a donc pas ce sentiment de concurrence que certains employés pourraient ressentir vis à vis des volontaires qui débarquent pour un an et qui font le même boulot qu'eux dans des conditions d'emploi différentes.
    Si à la fin de certaines missions, on peut être embauché là on avait bossé, avec le Port'âge ça n'est pas possible car c'est un service qui, à part les quelques personnes qui nous encadrent à la Direction des Affaires Culturelles, ne comporte que des volontaires. Donc on ne peut pas se retrouver "employé Port'âge". Par contre, après an dans ces bibliothèques où l'on passe une bonne partie de notre temps peut être un super moyen de rentrer plus facilement dans ce milieu des livres, de la documentation que ce soit à la ville de Paris ou ailleurs. Et pour ses études, ça compte pas mal aussi. (à part quelque fois un peu de prêt mais faut pas le dire mais de toute façon on m'a dit que je le faisais si je voulais si j'avais le temps :shifty:)je n'ai jamais fait le boulot de mes collègues bibliothécaires. Malgré ça, à force de les fréquenter, je me sentirais capable de faire leur boulot. J'entends ce qu'elles disent, je vois ce qu'elles font, etc. Et forcément ça aide ça la professionnalisation et pour les employeurs ou les universités, ce sont des détails qui comptent.

    Ensuite pour la mission en elle-même, elle est vraiment agréable. Déjà parceque personnellement je trouve que le cadre-même d'une bibliothèque est un cadre agréable et reposant (sauf en espace jeunesse ahah !). Se balader dans les rayons remplis de livres, quand on aime ne serait-ce qu'un peu lire, c'est assez jouissif. (personnellement je passe ma vie dans le rayon Dvd et le petit avantage qui permet d'emprunter des Dvd sans payer l'abonnement n'est pas négligeable !).
    Sur la trentaine de personnes que je vais voir, honnêtement y'en a 2 à qui je n'apprécie pas trop rendre visite. Et encore, ça dépend des fois. Mais c'est comme ça. Faut pas se dire "oh non moi je veux pas faire cette mission pour aller voir des cons". On s'en fout. On ne peut pas tous se plaire, y'a parfois des gens désagréables, c'est comme ça. Parfois ils sont malheureux aussi, et ont une façon agressive de l'exprimer. Faut faire avec. Et puis à côté de ça, y'a tellement de gens agréables qui compensent ! Je ne vois pratiquement que des femmes, et certaines sont de vraies crèmes.
    J'adore leur rendre visite, prendre le temps de bien choisir les bouquins, voir que mes choix les ont satisfaits ! C'est super chouette et gratifiant ! Mes visites durent parfois 10 minutes, parfois 1h. Avec certains lecteurs, on parle plus de mois que d'eux car ils ont toujours le soucis de savoir comment ça se passe dans ma vie. C'est adorable.
    Quand je me lève le matin, je me dis "je vais au boulot". Pour moi le Service Civique c'est un travail, dans le sens où je ne fais que ça (avec du baby-sitting) et que c'est ce qui me permet de payer mon loyer. C'est pas génial de le revendiquer, mais je ne vais pas le cacher. Il n'y a pas de mal à ça. Oui j'ai fait ça pour l'argent. Mais comment mieux gagner sa vie qu'en aidant les autres ? Il n'y a pas de sous-métiers, mais je suis contente de me dire que ce qui me permet de me nourrir est aussi, entre autre, ce qui me permet de m'épanouir. Je ne me vois pas du tout continuer ma voie dans le social, mais j'apprécie vraiment cette mission et l'expérience humaine qu'elle m'apporte. J'ai rencontré des lecteurs formidables, charmants, avec des vies bien remplies et qui sont toujours là pour vous raconter l'anecdote du mariage de l'oncle Hubert pendant la seconde Guerre. C'est génial ! J'apprends des tas de choses. En matière de littérature bien sur, mais j'apprends beaucoup des discussions diverses et variées que j'ai avec mes lecteurs.
    C'est aussi pour ça que je vous conseille cette mission. D'un côté je suis pressée que ça se termine, parce que j'ai envie de pouvoir me consacrer au mieux à ce que j'ai vraiment envie de faire de ma vie, mais d'un autre côté, ça va me faire bizarre de me dire "aujourd'hui je ne vais pas voir Mme Machin" ou même "je ne les reverrais peut-être plus".
    Je considère ma mission comme un vrai travail, mais je fais bien sur la part des choses avec un travail "lambda" du fait de la relation plus personnelle que professionnelle que j'ai avec mes lecteurs. Là oui, on retrouve le côté volontaire, bénévolat, l'essence même du Service Civique. Et c'est super !
    Je suis contente d'avoir trouvé dans cette mission un juste milieu entre le côté "emploi" et le côté "bénévolat/associatif".
    Moi qui était une handicapée absolue du téléphone, je téléphone trois ou quatre fois par jour pour prendre mes rdv. Moi qui avait du mal à aller vers les gens, je vais carrément chez eux, je rentre dans leur vie en quelque sorte.

    Aussi, on a la chance de se connaitre entre "porteurs", ce qui n'est peut-être pas le cas de tous les autres volontaires. Je ne suis pas sure que Bidule qui travaille en crèche connaisse tous ceux qui font une mission en crèche à la ville de Paris. Et ben nous si, car on est un vrai groupe. On est réuni par la DAC (Direction des Affaires Culturelles) tous les mois. On se voit lors des formations (un des autres bons côtés du Service Civique parisien : les formations proposées aux volontaires tout au long de l'année !), lors des événements où le Port'Âge est présent pour faire parler de lui. Et puis on essaye de se voir à part, entre nous. Certains deviennent de bons potes. C'est cool !
    Là on est train de mettre en place un blog pour promouvoir le Port'Âge. Il sera bientôt en ligne sur la plateforme de blogs du site Paris.fr. J'ai créé la bannière et j'écris des articles. Ça donne un autre intérêt à la mission. Ca permet un travail de groupe qui change du travail très individuel qu'on fait quotidiennement.

    Je ne pourrais pas vous parler des autres missions de la ville. Je ne les connais pas. Je ne pourrais pas non plus vous les conseiller. J'en ai entendu du bien comme du moins bien.
    Mais moi, la mission que je fais, elle me plait bien. Et je vous invite à candidater si l'envie vous en dit. Par contre, le fait d'être un peu à part dans la vie de votre bibli ne signifie pas être jemenfoutiste, et faire n'importe quoi. Comme n'importe quel engagement, envers votre bibli, vos lecteurs et envers vous-même, ça demande de la rigueur, et un intérêt pour ce que vous faites. Pas besoin d'être incollable en littérature ou d'être le roi de la sociabilité. Il suffit juste d'être intéressé, patient, curieux, respectueux et sympathique. Faut être motivé, simplement !

    Bien sur je vous parle de mon expérience personnelle, mais je crois que l'ensemble de mes camarades porteurs vous feraient des témoignages similaires.
    Je vous encourage à postuler pour cette mission enrichissante aussi bien intellectuellement qu'humainement.

    Pour résumer, comme dans tout travail il y a des côtés négatifs (parfois peu de rdv, besoin de faire de la prospection pour trouver de nouveaux lecteurs, lecteurs avec qui le contact passe difficilement, etc) mais il y en a beaucoup plus de positifs. Au sein-même de la bibliothèque, et chez les gens. Car on apporte des livres, d'accord, mais on apporte surtout une présence à des gens souvent seuls, isolés. Et c'est souvent ça qui compte le plus. Ces personnes vous en sont pour la plupart reconnaissantes. Et même si on dit souvent, moi la première, que les vieux sont aigris avec les jeunes, là je trouve que ça n'est pas le cas. Ils savent que ce sont des jeunes qui viennent, et ça leur plait, c'est même ce qu'ils cherchent un peu secrètement. Ça leur apporte de la fraicheur, ils aiment ces rencontres des générations, des cultures.
    Franchement, si vous êtes sympathiques, respectueux (n'oubliez pas que vous "rentrez" un peu dans la vie des gens avec ces "visites de convivialité" comme ils disent), et que vous faites bien votre boulot, il n'y a aucune raison que ça se passe mal avec vos lecteurs, et également avec vos collègues de la bibli. C'est, je pense, la clef pour que tout le reste ne soit que secondaire.

    Si vous voulez d'autres questions à ce sujet, n'hésitez pas à me contacter par MP. ;)

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