Nicolas Ancion à la Foire du Livre de Bruxelles

Nicolas Ancion s’est proposé de relever un défi : écrire un polar en 24 heures chrono. C’est à la Foire du Livre de Bruxelles que l’écrivain belge né à Liège, a rédigé son livre en direct, muni d’un stylo numérique qui a permis aux visiteurs de suivre la performance en live. Sur  le site du […]

Nicolas Ancion à la Foire du Livre de Bruxelles

Nicolas Ancion s’est proposé de relever un défi : écrire un polar en 24 heures chrono. C’est à la Foire du Livre de Bruxelles que l’écrivain belge né à Liège, a rédigé son livre en direct, muni d’un stylo numérique qui a permis aux visiteurs de suivre la performance en live. Sur  le site du quotidien belge Le Soir, les internautes pouvaient eux aussi suivre l’écriture du manuscrit.

Un défi qui permettra au jeune auteur qui s’était déjà fait connaître en 2009, en remportant le prix Rosser des jeunes pour L’Homme qui valait 35 milliards, de réaliser une « très vieille envie »; celle d’expérimenter l’enfermement et l’écriture, ne pas sortir de la phase de rédaction tant que le manuscrit n’est pas abouti.

Sur son Twitter, Nicolas Ancion fait part de ses humeurs, de ses ravitaillements en nourriture et des conditions du challenge.

L’auteur se permet également quelques messages enjoués, directement adressés à son public depuis l’écran où s’affiche le polar.

« Si quelqu’un lit le roman jusqu’ici, je tiens personnellement à lui adresser mes plus vives félicitations ! Quelle ténacité, surtout avec l’inconfort de la lecture sur écran et des fautes de frappe. »

Le roman s’appelle Une très petite surface, et Nicolas Ancion n’a pas hésité à d’ores et déjà le précéder d’une épigraphe :

« Avant de vous lancer dans la lecture de ce manuscrit foutraque, n’oubliez pas que c’est un texte rédigé à flux tendu (oh, le vilain jargon !).
Je ne prétends ni qu’il est abouti ni qu’il est achevé.
Amusez-vous bien ! « 

Si la démarche a eu tendance à amuser le public, certains restent sceptiques : « Pourriez-vous me dire quel est le but du jeu ? Est-ce pour prouver que tout le monde peut écrire un bouquin en une journée ? Écrire, ce n’est pas cela » s’enquit un internaute, s’adressant à l’auteur belge.

En effet, cette expérience de l’écriture en 24 heures est critiquée comme vulgaire happening, complaisant dans une société du spectacle. « Un exercice … de foire », dénoncent certains. « L’auteur souhaite peut-être figurer dans le Guinness Book of records. Mais c’est une expérience intéressante pour ceux qui ont l’écriture pour hobby ou qui s’intéressent aux secrets de la création de romans populaires au kilomètre. Si elle peut attirer à la Foire du Livre de Bruxelles (elle ne cache pas son nom) des visiteurs plus férus d’exploits médiatiques que de littérature, tant mieux ! » s’indigne un autre internaute.

Et toi, qu’en penses-tu de ce défi ? Le trouves-tu amusant ou pathétique ? Peut-on mélanger littérature et spectacle, sans tomber dans l’événementiel et l’opportunisme du show-off ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • -Tilda-
    -Tilda-, Le 8 mars 2010 à 11h34

    Pourquoi pas après tout.. c'est un happening plutôt sympathique, et je ne pense pas que son auteur se fasse d'illusion sur la qualité "littéraire" d'un tel livre. On ne fait pas un tel scandale pour les 24 heures de la bande dessinée à Angoulême, par exemple.

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