The Legend Of Zelda: The Wind Waker HD, le test !

C'est aujourd'hui que sort le remake HD sur Wii U de The Legend Of Zelda: The Wind Waker, dix ans après sa sortie sur Game Cube. Faye l'a testé et te livre ses impressions.

The Legend Of Zelda: The Wind Waker HD, le test !

En attendant The Legend of Zelda: A Link Between Worlds sur 3Ds qui fait frétiller d’impatience tous les fans du petit bonhomme à chapeau vert, Nintendo a travaillé sur un remake de Wind Waker sur Wii U, profitant ainsi des capacités HD de la console pour offrir une nouvelle expérience aux joueurs, après avoir testé la recette avec Ocarina of Time sur 3DS en 2011.

Wind Waker HD : qui que quoi comment ?

Le choix de cet opus n’est pas anodin, puisqu’il a toujours divisé les fans de la licence Zelda par ses choix graphiques originaux et son rythme contemplatif. En effet, Wind Waker présente la particularité d’utiliser la technique du cell-shading (Wikipédia me fait savoir qu’en français on parle « d’ombrage de celluloïd », ce qui nous avance vachement) ce qui donne un rendu très cartoon et enfantin au chara-design.

Personnellement j’accroche beaucoup à ce style comme je l’ai déjà dit dans le test de Ni no Kuni, et il présente également l’avantage de donner une dimension intemporelle à un jeu : puisque les graphismes ne se veulent pas réalistes, on a moins l’impression qu’ils sont dépassés au bout de quelques années et on peut donc les retrouver avec plaisir.

Le jeu en lui-même se démarque des autres titres de la licence, puisqu’il met surtout à l’honneur l’exploration en faisant se promener le joueur d’île en île — les vestiges du royaume d’Hyrule, englouti sous les eaux des centaines d’années après les événements d’Ocarina of Time.

Pour avancer dans l’histoire il faut en effet récupérer des mélodies pour la Baguette du Vent (Wind Waker en anglais) et ainsi changer la direction du vent pour se déplacer sur la carte.

Pardon je n’ai pas pu résister…

Les déplacements en mer et les nombreux allers-retours sur les îles font partie intégrante du jeu, et le travail des couleurs et de lumière, notamment au moment des levers et couchers de soleil, ainsi que l’ambiance sonore ont marqué une génération entière de joueurs.

En travaillant sur cette refonte, les équipes de Nintendo ont donc voulu remettre à l’honneur un titre mythique de leur catalogue, mais aussi travailler sur les remarques et critiques adressées au jeu pendant ces dix dernières années afin de l’améliorer et de montrer aux fans qu’ils tiennent compte de leurs avis. On va voir tout de suite si ça valait le coup, en attendant tu peux regarder le trailer.

Le scénario

Pas de changements de ce côté dans le remake mais si tu n’as jamais joué à Wind Waker, voici un petit résumé, sans spoiler parce qu’on est pas des clébards.

L’histoire se passe donc plusieurs siècles après que le Héros du Temps a sauvé le Royaume d’Hyrule de Ganondorf, un gros tarba ayant développé une aversion certaine pour la joie, le bonheur et les petits oiseaux, lui préférant la désolation et la mort sur fond de Damien Saez.

Bien plus tard, Hyrule se retrouve immergé sous un océan, sans doute à cause du réchauffement climatique (on vous avait dit de prendre des ampoules basse consommation aussi, c’est pourtant pas compliqué !) et se retrouve ainsi réduit à une multitude d’îles et si t’as oublié ton pédalo ou que tu es allergique aux fruits de mer, c’est con pour toi.

On incarne un lointain descendant de Link, âgé de 12 ans et recevant pour l’occasion sa tunique et son bonnet en mémoire de son glorieux ancêtre. Quand soudain, patatras, sa sœur Arielle (aucun lien) se fait enlever par un oiseau géant tout doit sorti du Seigneur des Anneaux, c’est quand même un sacré manque de bol.

Notre héros embarque donc après quelques péripéties à bord de son fameux un-mât fin comme un oiseau, présentant la curieuse particularité de parler, un peu comme dans Les Aventuriers de la Mer de Robin Hobb, ce qui est plutôt pratique quand on s’ennuie en mer et qu’on ferait bien une belote.

Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise mais sache juste que de nombreux clins d’œil et références sont faites aux opus précédents.

Les graphismes

Comme je l’ai dit plus haut, les graphismes de la version Game Cube ont de toute façon assez bien vieilli : j’avais refait une partie il y a à peu près deux ans sans avoir envie de m’arracher la rétine avec une branche de céleri, bien au contraire. Ceci dit, un gros boulot a été effectué, notamment au niveau des couleurs et de la lumière qui assurent un rendu graphique assez spectaculaire.

Nintendo a d’ailleurs sorti une petite vidéo comparative pour qu’on se rende bien compte du chemin parcouru en une décennie.

On voit à quel point le jeu a gagné en netteté mais aussi combien l’ambiance insulaire (le rayonnement du soleil sur les îles, différent de la réverbération en mer, les petits brumes, l’aube et le crépuscule) est bien rendue. Le jeu gagne aussi énormément en fluidité au niveau des animations, ce qui le rend vraiment agréable à jouer.

Le gameplay

Accélérer le rythme du jeu a été une des préoccupations majeures lors du développement de ce remake. Ainsi, de nouvelles fonctionnalités ont été incluses pour rendre les phases d’exploration en mer moins longuettes, comme la voile rapide : cette option permet d’équiper son bateau d’une voile spéciale, augmentant considérablement sa vitesse et surtout lui permettant d’aller dans toutes les directions sans utiliser la Baguette du Vent.

Les puristes peuvent trouver ça dommage, puisqu’un des charmes du jeu tient justement dans sa dimension contemplative et poétique, mais il ne s’agit que d’une option : une simple pression sur le bouton A du pad et on retrouve la voile normale.

De même, à un moment du jeu il nous faut sillonner les mers pour repêcher des fragments de la Triforce, au nombre de huit. Eh ben laisse-moi te dire que c’était long comme ma bite, à cause de la navigation un peu laborieuse d’abord, mais aussi parce que l’espèce de grappin qui sert à récupérer les trésors est un tantinet long et pas super précis, ce qui a été grandement amélioré dans la version Wii U.

Ah mais cassez-vous !

L’utilisation du pad tactile, ou mablette, contribue aussi grandement à l’accélération du rythme du jeu, puisqu’il sert à afficher toutes les informations pour lesquelles il fallait auparavant ouvrir le menu, et donc interrompre la navigation ou l’exploration des donjons.

Au lieu d’une mini-carte sur l’écran principal on peut donc avoir en permanence la carte complète sous les yeux, mais aussi piocher dans l’inventaire et l’équipement en temps réel. Enfin, bonne nouvelle pour les amatrices de la fonction gyroscopique déjà présente dans le remake d’Ocarina of Time sur 3Ds : on la retrouve sur Wii U, ce que je trouve personnellement rigolo mais pas toujours très précis.

En conclusion…

Wind Waker était un choix intéressant pour un remake HD, pour toutes les raisons évoquées en début d’article. La refonte est globalement réussie, le rendu graphique est époustouflant, l’ambiance est toujours aussi poétique et mignonne et de mon point de vue, donner la possibilité d’accélérer le rythme du jeu le rend plus fluide et plus agréable.

Pour celles qui voudraient toutefois plus de challenge, il est possible de basculer à tout instant en mode Héroïque, pendant lequel les dégâts infligés par les ennemis sont doublés et les cœurs de vie ont disparu : il faut alors se soigner avec des fées ou des potions. Toutes les nouvelles fonctionnalités ont été résumées par Nintendo dans cette vidéo :

En bref, ce remake est excellent pour celles qui n’ont jamais joué au jeu d’origine ou pour les nostalgiques, même si son prix un peu élevé pourrait couper toute envie de sentimentalisme, surtout vu le manque de contenu inédit à la Wii U. C’est néanmoins un très bon jeu, comme l’était la version Game Cube à l’époque, donc si tu as l’occasion de te le procurer, surtout n’hésite pas !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Gotmilk
    Gotmilk, Le 6 octobre 2013 à 21h48

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