Comment voyager à moindre frais et en faire son mode de vie – un an après

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Il y a un an, Anaïs commençait sa vie nomade avec son copain. C'est l'heure de faire le bilan sur ces voyages, les bons plans de travail et logement, et leur vie particulière à deux !

Comment voyager à moindre frais et en faire son mode de vie – un an après

En 2017, on se motive ! Viens faire la liste des choses qui te font vraiment envie cette année, et partager tes progrès et péripéties. Rendez-vous sur notre Bucket List 2017 !

— Initialement publié le 18 septembre 2014

Anaïs et son copain ont décidé de voyager, et de gagner leur vie en même temps. Elle témoignait de son expérience dans un premier article. Elle revient nous donner des nouvelles dans ce nouveau témoignage !

Un peu plus d’un an après avoir mis les voiles, je reviens sur cette expérience incroyable qui m’a permis de vivre mon rêve : voyager à plein temps. Et oui, en septembre dernier, je quittais la Chine où je bossais depuis un an dans une jolie petite boîte française dans laquelle j’aurais pu rester si je n’avais pas décidé de découvrir ce que le mot « liberté » voulait vraiment dire.

Il y un an j’ai donc quitté mon boulot, mon appart et le confort qui allait avec pour me lancer dans une aventure nomade à travers le monde. Voici ce que j’en ai retenu…

Coucou, c’est nous !

Ce que j’ai appris

Évidemment je ne peux que commencer par dire que j’ai appris qu’on avait toujours le choix. Un choix qui peut comporter des sacrifices et des renoncements, certes, mais un choix. Choisir de rester et de continuer à profiter du confort financier et matériel, ou partir et vivre en précarité permanente par exemple.

En fait, on n’est jamais réellement bloqué dans une situation, on a souvent plusieurs options et on peut décider de choisir la plus confortable, la plus risquée ou encore une voie médiane.

Je crois que cette découverte a été la plus importante pour moi, et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui je n’ai plus peur de faire des choix, de partir à l’aventure et de ne pas savoir de quoi demain sera fait.

La deuxième leçon que je retiens de cette expérience, c’est que le succès d’une expérience comme celle-ci est aussi (surtout ?) une question d’attitude. Si on se force à toujours voir le bon côté des choses, à tirer des leçons des difficultés auxquelles on fait face et qu’on arrive à se contenter de petits plaisirs simples, il n’y a aucune raison que l’entreprise échoue.

Honnêtement, je suis certaine qu’en ayant vécu exactement la même année que moi, certaines personnes n’en auraient retenu que le moins bon : les chambres d’hôtels crasseuses, la précarité, le manque de la famille et des amis, les coups de stress, etc. Nous, au contraire, nous sommes plus heureux que jamais !

Ensuite, si je dois choisir un dernier enseignement que je retiens de mon expérience, c’est que tout est possible à ceux qui sont ouverts aux opportunités. En effet, c’est souvent les rencontres et les contacts qui ouvrent des portes, et c’est uniquement en sortant et en parlant aux autres que vous trouverez ces opportunités.

A Lombok, en Indonésie.

Une chose est sûre : vous n’allez pas trouver un job, un pote ou un partenaire d’excursion en restant dans votre chambre d’hôtel ! Au contraire, il faut sortir, s’ouvrir aux autres et sourire. On ne répètera jamais à quel point le sourire est un passe-partout !

Et la vie à deux, alors ?

Comme je l’avais déjà évoqué dans le premier article, c’est à deux que nous avions décidé de nous lancer dans cette aventure… Je dois bien avouer que j’avais quelques appréhensions avant le grand départ : est-ce que vivre 24h/24 et 7 jours/7 ensemble n’allait pas nous fatiguer ? Est-ce que nous allions toujours être sur la même longueur d’ondes six mois ou un an plus tard ? Ne finirions-nous pas par nous lasser l’un de l’autre ? Les difficultés rencontrées en chemin n’allaient-elles pas nous fragiliser ?

Et bien je dois vous avouer qu’un an après, on est toujours ensemble et on est plus heureux que jamais ! Je pense que ce genre d’expérience est un véritable test pour les couples : soit ça passe, soit ça casse… Pour nous, c’est passé et même encore mieux que ce que j’avais imaginé !

Alors c’est sûr que c’est un nouveau type de relation qui se met en place, et il faut savoir s’ajuster : ne pas chercher à toujours vouloir se parler, se laisser de l’espace, être tolérant face aux émotions de l’autre, bien communiquer sur les envies de chacun, etc. En gros, il faut arriver à trouver sa place dans une relation où l’on est à la fois amis, amants, partenaires de voyage et collègues de boulot… Mais le résultat est magnifique !

Nous au Taj Mahal.

En presque trois ans de vie commune nous avons traversé une douzaine de pays différents, dormi dans 70 lits et pris près de 50 avions… Et aujourd’hui on est encore plus soudés que jamais, on se comprend mieux et on continue d’avoir les mêmes envies !

À lire aussi : J’ai testé pour vous… partir à l’aventure en amoureux

Mes meilleurs souvenirs

C’est extrêmement difficile de choisir parmi la quantité de souvenirs que j’ai amassés durant cette année, mais en voici quelques-uns qui m’ont vraiment marquée :

  • La première soirée à Chiang Mai en Thaïlande, c’est-à-dire la première soirée du voyage : c’était une soirée de folie, avec des rencontres très sympas et une gueule de bois historique (c’est aussi un de mes pires souvenirs !).
  • Le festival des lanternes à Chiang Mai. En y repensant j’ai encore la chair de poule tellement c’était beau et émouvant…

À lire aussi : Chiang Mai, la ville thaïlandaise dont je suis tombée amoureuse

  • La découverte de Varanasi en Inde, une des plus vieilles villes du monde et le berceau de la religion hindouiste.
  • La visite du Taj Mahal. On a beau l’avoir vu des centaines de fois en photo, il reste vraiment impressionnant.
  • La fête de Holi à Pushkar. Il y avait des couleurs partout, une ambiance extraordinaire et on a eu une bonne tranche de rigolade.
  • La visite de mes parents à Chiang Mai. Lorsqu’on est loin depuis très longtemps, ça fait du bien de partager des vacances en famille, je vous le dis !
  • La rencontre avec les orangs outans et les singes nasiques de Bornéo. Je ne mettrai plus jamais un pied dans un zoo !

Un wallabi et un orang-outan bornéo.

  • L’apprentissage du surf à Lombok, en Indonésie. J’ai encore des progrès à faire mais la sensation est déjà extraordinaire !
  • La plongée avec les tortues marines des îles Gili, un moment magique.
  • La semaine d’entrainement intensive de yoga à Ubud, à Bali, qui m’a fait comprendre beaucoup de choses et pas seulement sur le yoga.
  • Le weekend avec notre copain Kenneth à Singapour et la superbe parade de la fête nationale.
  • Ma première rencontre avec un wallaby sauvage (entre nous, c’est très mal designé comme animal…) dans le Queensland, en Australie.

Et bien sûr, il y a toutes les rencontres que j’ai pu faire durant cette année et surtout les amis que je n’aurais certainement jamais rencontrés si je n’étais pas partie…

Mes pires souvenirs

Je ne pense pas avoir vraiment vécu de choses horribles ; je n’ai pas eu d’accident et je ne suis pas tombée malade donc on peut difficilement parler de « pires souvenirs ».

Il y a juste eu quelques moments un peu moins cool, comme des voyages un peu difficiles (route sinueuse, climatisation trop forte, etc), des pertes d’objets ou d’argent (pas beaucoup, je vous rassure) et des petits coups de blues.

Mais comme je le disais au début, la réussite d’un voyage comme le mien tient beaucoup à l’attitude avec laquelle on voyage. Il vaut mieux ne pas trop se focaliser sur les moments un peu moins fun et au contraire profiter à fond des bons !

Les méthodes testées et approuvées (ou pas)

Dans mon premier article, j’avais listé plusieurs méthodes permettant de voyager à moindre frais, et certaines madZ m’avaient reproché de les avoir simplement citées sans vraiment apporter mon expérience personnelle. Je profite donc de l’occasion qui m’est donnée pour rectifier le tir et partager mon expérience sur ces bons plans.

Honnêtement, ça ne m’a pas beaucoup aidée. J’en suis d’ailleurs assez étonnée parce que j’avais moi-même hébergé beaucoup de voyageurs lorsque j’habitais en Chine. Mais là, les quelques fois où j’ai utilisé le site pour trouver un endroit où dormir, je n’ai reçu aucune réponse positive.

Je ne sais pas si c’est en raison des endroits où j’ai cherché (Langkawi, Kuala Lumpur, Singapour), mais en tous cas personne n’a voulu me prêter son canapé ! Attention cependant, d’autres sont beaucoup plus chanceux. Je connais par exemple un couple d’amis qui a logé à Manille chez un Philippin adorable avec lequel ils ont visité la ville de fond en comble.

Singapour.

Ma première expérience de « travail contre logement » a eu lieu en Indonésie, sur l’île de Gili Trawangan. J’avais contacté plusieurs hôtels et auberges de jeunesse avant mon voyage pour leur proposer de travailler en échange d’un lit et l’un d’eux a répondu positivement (youhou !).

J’ai donc profité d’un hébergement gratuit en demi-pension pendant une semaine (ce qui a représenté une économie d’environ 200€) en travaillant sur le site internet de l’auberge de jeunesse quelques heures par jour… Pas mal, non ?

La seconde expérience a eu lieu en Australie, dans une ferme familiale située dans le Queensland, à une soixantaine de kilomètres de Brisbane. Cette fois-ci je devais aider la famille dans les tâches quotidiennes de jardinage, bricolage et tâches ménagères. J’ai appris à faire du pain, du fromage et je me levais chaque matin aux aurores pour aller chercher les oeufs dans le poulailler…

C’était vraiment sympa, d’autant plus que la maison était située dans un endroit magnifique, en pleine forêt d’eucalyptus où les wallabies se promenaient librement. Bref, deux très bons souvenirs qui ne m’ont vraiment pas coûté grand’chose !

  • Le house sitting.

Quelle magnifique invention ! J’ai eu la chance de séjourner gratuitement à Melbourne pendant trois semaines. Mon job ? M’occuper de deux adorables chiens, de trois chats et d’une jolie petite maison dans la banlieue de Melbourne pendant que leurs propriétaires allaient se marier en Afrique du Sud….

Je dois avouer que je suis vraiment bien tombée cette fois-ci parce que le couple en question était absolument adorable et nous a même carrément laissé la voiture pour que notre séjour soit plus confortable. Le house sitting (et pet sitting), c’est un très bon moyen de découvrir une ville pour pas cher et de se faire des super copains (à deux et quatre pattes) !

Bali.

Le travail à distance est mon activité principale depuis que j’ai commencé mon grand voyage, et c’est aussi ce qui me permet de le financer. Je ne gagne toujours pas des mille et des cents, mais je me suis fait de nombreux contacts et j’ai aujourd’hui autant de travail que je le souhaite (voire parfois trop), et surtout dans les domaines qui m’intéressent.

Quand j’ai commencé, je faisais un peu de tout, tant que ça payait (voix off, traduction, rédaction, etc), mais aujourd’hui j’essaie de me spécialiser dans ce que j’aime vraiment, c’est-à-dire essentiellement de la rédaction web pour des sites de voyage. J’espère que je pourrais continuer à développer cette activité dans les mois et les années à venir parce que j’adore ça, tout simplement !

  • Les petits jobs sur place.

Pour l’instant je n’ai pas eu l’occasion de tester cette méthode. En effet, dans les pays que j’ai visité il n’est pas facile pour les étrangers de travailler et encore moins de trouver un emploi qui pourrait très bien être occupé par un local.

Les choses pourraient cependant changer car je me trouve actuellement en Australie, et le coût de la vie est tellement élevé que je ne suis pas sûre de pouvoir joindre les deux bouts seulement avec mes activités de rédactrice… Je vous tiendrai au courant !

À lire aussi : Voyager à petits prix : astuces et conseils 1/2

Et maintenant ?

Je suis arrivée en Australie depuis quelques semaines et j’adore ce que j’ai vu de ce pays. J’ai rencontré des gens adorables et ça me donne vraiment envie de l’explorer de fond en comble. Mes prochains mois devraient donc être consacrés à la découverte de cette grande île qui abrite tant d’animaux inhospitaliers et de paysages insolites… Et après ?

Franchement c’est difficile de dire ce que j’aurai envie de faire dans six mois ou un an, mais j’ai le sentiment que ça se passera un peu plus près de « chez moi ». Des fois il faut partir très loin pour se rappeler d’où l’on vient… Affaire à suivre !

En attendant ses prochains articles, retrouvez Anaïs sur son blog !

Lisez la suite : Voyager pas cher et en faire son mode de vie… 3 ans après !

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Voici le dernier commentaire
  • Greenfairy2a
    Greenfairy2a, Le 29 janvier 2017 à 17h24

    Y a pas si longtemps, j'aurais probablement aussi réagi sur le mode un peu négatif "on a pas tous le choix". Il m'a fallu beaucoup de travail sur moi, notamment avec un psy (mais ce n'est pas la seule voie/voix) pour me rendre compte que je me mettais énormément de blocages pour réaliser mes envies, et très souvent injustifiés. Oui, partir faire le tour du monde quand on a des galères de tunes, des enfants ou une jambe en moins ce n'est pas FACILE, mais ça reste une possibilité qui existe, à condition de sacrifier d'autres choses dans sa vie, la question est de savoir ce qui nous importe le plus.
    J'ai longtemps rêvé d'une vie de voyages, la précarité ne me faisait pas peur, en tous cas je le croyais, et puis au final, les différents choix que j'ai fait m'ont conduit à une vie très confortable, avec un bon salaire, à acheter un appart et à vivre dans un confort que, je dois bien l'admettre, j'aurais du mal à abandonner aujourd'hui pour vivre mes rêves de voyages. Vous me direz que puisque j'ai de l'argent (bon, je ne suis pas non plus millionnaire hein), ben je peux partir quand je veux, que je ne fais pas partie de ces gens qui "n'ont pas le choix". Et pourtant, pour avoir cette vie là, j'ai un job pour lequel je doit m'engager à 200%, je ne peux jamais poser tous les jours de vacances auxquels j'ai droit, j'ai des tas d'obligations auxquelles je ne peux pas déroger si facilement. A côté de ça, je connais des gens qui gagnent moins d'argent que moi, ou qui ont des enfants, et qui ont vu 3 fois plus de pays que moi !
    Tout ça pour dire que toutes ces raisons, ce sont des excuses. Et ce n'est pas mal en soi, mais ce que je veux dire c'est qu'à un moment, il faut se poser et réfléchir honnêtement et sincèrement sur nos priorités dans la vie, et réaliser que toutes ces choses qu'on "voudrait faire", mais qu'on ne fait pas "parce qu'on n'a pas le choix", ben c'est peut-être qu'elles nous tiennent pas à coeur tant que ça, et qu'on n'est pas la personne qu'on pense/qu'on voudrait être. Et ce n'est pas grave ! c'est pas grave de pas avoir envie de faire le tour du monde avec trois sous en poche ! c'est pas grave de préférer s'acheter des robes plutôt que d'aller au bout du monde ! le tout c'est que ça rende heureux ! et surtout, le tout c'est d'être en paix avec ça, pour ne pas finir complètement aigri ! Et en faisant ce travail d'introspection, on trouve quelles sont nos vraies priorités, et on est en mesure de bosser pour y arriver !
    Mon message ne vise pas à donner des leçons à qui que ce soit. Je partage juste un cheminement qui m'a aidé à me sentir mieux dans ma vie aujourd'hui. A ne plus m'en vouloir de ne pas "vivre mes rêves" et à avoir cette posture ultra négative et contre-productive de "oui mais c'est pas ma faute moi j'ai pas le choix !". Et à trouver des manière de faire ce dont j'ai envie, sans sacrifier ce que je ne suis pas (encore) prête à sacrifier. En l'occurrence, puisque je ne peux pas (psychologiquement) tout larguer, quitter mon job et vendre mon appart pour faire le tour du monde et écrivant un blog, ben j'ai décider de faire mon tour du monde en plusieurs fois, dans les conditions qui me conviennent... pas aussi spectaculaire j'en conviens :) mais au moins ça me correspond...

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