Des scientifiques fabriquent le virus ultime de la mort

Un groupe de scientifiques a réussi à créer un super virus de la mort qui tue qui permettrait d'éliminer des millions de personnes. On va tous mourir.

Branle-bas de combat chez les gens qui s’intéressent à la science : au Pays-Bas, une équipe de scientifiques sous la coupe de Ron Fouchier a dernièrement réussi à mettre au point un virus dévastateur qui pourrait tuer des millions de personnes. C’est en tentant de comprendre le fonctionnement du virus H5N1 responsable de la grippe aviaire qu’ils en sont venus à créer un supervirus de la mort qui tue très fort. Le virus le plus fort, plus contagieux encore que « le microorganisme originel » comme nous l’explique cet article de Maxisciences.

Peut-être que les virologues se sont trompés et n'ont créé qu'une varicelle surpuissante, transmissible de l'homme au t-shirt.

Les plus jeunes ne s’en souviennent peut-être pas très bien, mais c’est une souche du fameux virus H5N1 qui était à l’origine de la grippe aviaire. Et l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) craint une mutation du virus en pandémie qui pourrait tuer jusqu’à plusieurs centaines de millions d’êtres humains selon actualité-news-environnement (pour les pronostics les plus pessimistes).

Mais revenons à notre très très méchante variante de la très méchante souche du virus H5N1 créée par Ron Fouchier et consorts : cette petite variante est le fruit de cinq mutations apportées à la souche initiale qui permettent à cette dernière de devenir beaucoup plus efficace contagionnellement* parlant. En conséquence de quoi nous passons d’un virus dangereux et mortel, mais peu contagieux, à la Lamborghini de l’épidémie. En d’autres termes, le virus de l’équipe de virologues est aux germes ce que Monica Bellucci est au cliché de la belle italienne plantureuse.

Maxisciences nous apprend par ailleurs que Ron Fouchier a admis au Daily Mail que cet organisme est « l’un des virus les plus dangereux que l’on pouvait créer ». Voilà qui est rassurant.

(* Ce mot n’existe absolument pas, mais je propose de militer pour la création de cet adverbe somme toute bien pratique à la formation de phrases nécessitant un adverbe)

Cependant, prenons le temps de respirer 5 minutes : ce virus que je rebaptise Terminatorus n’a pas été créé en vain, juste pour faire joli sur le CV des scientifiques concernés. Ainsi, Maxisciences nous apprend que Ron Fouchier se justifie en expliquant que « le but de leurs recherches était de préparer l’humanité à l’éventualité qu’un tel super-virus apparaisse dans la nature, afin que les scientifiques entrevoient ainsi un moyen de le combattre et sache élaborer un vaccin ».

Autant prendre cette nouvelle à la cool.

Et puis, voyons les choses du bon côté : ça nous donne le ton du scénario de Die Hard 5. Le pitch : John Mcclane se réveille encore saoul de la veille dans une miteuse station de métro. Il a replongé dans l’alcool parce que sa femme l’a quitté pour la douzième fois et que sa fille ne lui adresse plus la parole depuis qu’il a oublié de souhaiter l’anniversaire de son chien. Soudain, il apprend qu’un groupuscule a volé le méga-giga-virus de la mort que des scientifiques en blouse blanche ont élaboré dans un petit laboratoire sombre entouré de cages pleines de souris. John doit donc décuver le plus rapidement possible avant que les fous furieux ne le reproduisent et ne l’utilisent comme une arme biologique de destruction massive en le diffusant à l’aise d’un vaporisateur du haut d’un zeppelin. Quelques secondes avant la fin du compte à rebours, il arrive à jeter les nihilistes par-dessus bord après s’être accroché in extremis au dirigeable pendant le décollage. 

Fondu. L’écran se rallume sur Bruce Willis rajustant sa cravate avant d’aller recevoir sa médaille à la Maison Blanche pour avoir sauvé le monde pour la 1456ème fois. Il entre dans la salle, s’avance vers le président des États-Unis, puis s’arrête pour dire : « Attendez-moi, j’ai une dernière chose à régler » ; il court alors pour aller libérer les souris, dans un dernier geste altruiste.

C’est si beau.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Ywana
    Ywana, Le 13 décembre 2011 à 23h29

    perso, j'arriverais à faire un truc bien que tous mes camarades cherchent à faire (mettons, trouver un job pérenne dans l'illustration, finir DA d'une magnifique collection jeunes -vi je suis étudiante en dessin) ben je le crierais sur tout les toits, quitte à en rendre jaloux, et fück!
    du coup j'ai du mal à comprendre pourquoi vous dites qu'ils n'auraient pas dû le rendre public... ils n'ont pas non plus donné l'adresse du labo, leurs empreintes digitales/rétiniennes et le code du coffre nan? je comprends bien entendu vos craintes et le fait que vous puissiez avoir du mal à les pondérer, mais tout de même vous y aller fort.

    oui, une telle chose peut sembler absurde pour les gens lambdas, vous, moi, mais d'un point de vue scientifique, c'est hyper intéressant. d'ailleurs, j'aimerais lire plus souvent ce genre d'articles sur madmoizelle!

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