Vie au bureau : le microcosme de l’ascenseur

Le lieu incontournable de rencontres les plus fortuites est sans conteste l’ascenseur de votre immeuble qu’il soit perso ou professionnel. On y rencontre toujours beaucoup de monde surtout si vous avez le privilège de voguer à travers les étages pour affranchir des enveloppes, apporter des dossiers ou imprimer des documents en couleur parce qu’évidemment vous […]

Vie au bureau : le microcosme de l’ascenseur

Le lieu incontournable de rencontres les plus fortuites est sans conteste l’ascenseur de votre immeuble qu’il soit perso ou professionnel.

On y rencontre toujours beaucoup de monde surtout si vous avez le privilège de voguer à travers les étages pour affranchir des enveloppes, apporter des dossiers ou imprimer des documents en couleur parce qu’évidemment vous ne bénéficiez pas à votre étage du dernier modèle d’imprimante. A voir dans un autre topic, le renversement du pouvoir en entreprise par les stagiaires.

Revenons donc à notre sujet, en prenant l’ascenseur je me suis sentie exactement comme dans le métro ou dans un Monop’, tu trouves un peu de tout.

"Bonjour, j'adore mon métier" (photo : allociné.fr)

Commençons par le cadre commercial scotché à son Blackberry ou son Iphone qui a pour unique but de ne surtout pas te regarder pendant les 15 étages, et crois moi il montrera le plus vif acharnement pour te montrer qu’il est VIP (Very Important Péteux). Paradoxe : Malgré le stress intense de ses journées, le nombre de pauses clopes est illimitée.

L’incontournable responsable informatique – dit le chef des geeks – (les vrais hein pas ceux qui pensent que passer du temps sur FB et Twitter font de toi un geek alors que « coder » est une activité inconnue). Le geek a la capacité de te contaminer, c’est – à – dire de réussir à te rendre plus mal à l’aise qu’il ne l’est déjà. En 5 étages, il sera passé par 5 niveaux d’anxiété : de la rougeur, au levé de sourcils incontrôlé aux gouttelettes de sueur… (Sympa quand il est juste 9 heures). Note : ne pas tenter le diable avec une tenue un tantinet sexy, il n’en sortirait pas indemne.

J’ai toujours eu un petit coup de cœur et de la compassion pour les livreurs. En général, plutôt BG (même l’objet de fantasmes pour certaines), ils ont toujours un petit mot sympa à glisser surtout pour que tu acceptes de les badger pour accéder aux étages quand l’accueil ressemble à un hall de gare. Note : gentil donc mais intéressé.

Ma préférée de cette typologie, c’est l’assistante de direction du DG, qui a tendance à se considérer comme aussi importante que lui, (à tort ou à raison j’imagine). Micheline te fera forcément la conversation, sur le temps qu’il peut faire, sur l’émission télé de la veille, sur la manière dont tu es habillée alors qu’il fait – 10° (à ce moment là, je donnerais tout pour que l’ascenseur soit un lieu individuel), propos qui sera renforcé par le petit regard en coin – signifiant que tu es une petite chaudasse et qu’elle est choquée la pauvre Micheline – qui énerve beaucoup.

Dans la lourdeur, impossible d’oublier Patrick, un employé plutôt lambda avec un potentiel de bides impressionnant. Patrick alias Patoch’, c’est un peu le bout en train du groupe, le Jean Roucas de la blague ; tout à fait du genre à te sortir « Je vous amène au 7ème ciel ? » quand il appuie sur le 7ème étage. Du grand art ! Beauf donc mais inoffensif, un peu dégarni et bedonnant, il rit fort et aime t’intégrer dans son « groupe » même si tu n’as rien demandé.

"I just called to say I love youuuu" (photo : allociné.fr)

Et tout en bas de ma liste, je place la « pétasse ». Elle est très jolie, en général elle ne se gêne pas pour manifester son mécontentement quand elle te voit arriver dans l’ascenseur. Clairement tu la déranges, car il lui sera impossible de se reluquer aussi intensément. Elle ne te dira jamais bonjour, mais te regardera d’une certaine manière. Voilà, j’entretiens donc une relation visuelle quotidienne avec ma pétasse.

N’hésitez pas à compléter cette liste non – exhaustive par les doss’ que vous rencontrez vous aussi !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Aalia
    Aalia, Le 10 février 2010 à 18h47

    hahahaha!!

    Alors, il y a aussi Henri, jeune surdiplômé.. qui vit dans une carricature et met des mois voire des années à s'en rendre compte. Henri fait du zèle, fait semblant d'être toujours trop stressé, trop en charette, trop fatigué, mais il AIME son boulot, la vache, eh oui, mener une carrière, avoir des responsabilité, c'est un vrai sarcerdoce, vous comprendrez quand ça vous arrivera.

    Il a sa pléiade de phrases toutes faites mi-exagérées, mi-méprisantes, du genre "Elle abuse d'avoir prit des congés" "rester tard c'est utile parce que c'est là que les patrons discutent et prennent des décisions" ou "tu as pris ta RTT aujourd'hui" s'il te croise dans l'ascenseur alors que tu pars et qu'il est 18h.

    Henri est un mec que tu rêves de rembarrer ("Non j'ai fini ma journée. tu es jaloux de ma super rentabilité, ou tu crois encore que faire des heures, c'est utile?") mais tu te retiens, de peur de passer pour la grosse jalouse à peine plus vieille que lui. Alors tu attend tranquillement que tout le monde s'en rende compte et que la roue tourne. Et ça marche.


    Il y a aussi Martine et Catherine, les secrétaires qui mangent toujours toutes les deux et qui se montent le bourrichon contre la boîte entière, mais uniquement en privé (ou devant toi mais à voix basse, le truc le plus malpoli du monde). Ces deux là sont dans une bulle depuis des années et des années, et ne parviennent pas à voir plus loin que le bout de leur nez. Leurs cibles préférées sont leurs collègues féminines les autres secrétaires, celles qui en ont dans le crâne, qui évoluent, qui prennnent du salaire. Comme elles ne sont pas capables de s'en rendre compte, elles se plaignent d'injustice, de jeunisme, de tout ce qu'on veut. Et déclarent sur un ton révolutionnaire qu'elles en parleront au patron à l'entretien du mois de décembre. (Alors qu'on est au mois de mai).

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