Vampire Weekend (Vampire Weekend)

Punk rock de chambre, punk rock de plage… Il y a des groupes qui accèdent à la célébrité en apportant une sacrée dot au rock’n’roll, lui-même jamais en mal d’embrasser un peu de nouveauté. Chaque décennie, on les compte sur les doigt de la main, les petits génies : dans cette catégorie Vampire Weekend mérite […]

Vampire Weekend (Vampire Weekend)

Punk rock de chambre, punk rock de plage…

Il y a des groupes qui accèdent à la célébrité en apportant une sacrée dot au rock’n’roll, lui-même jamais en mal d’embrasser un peu de nouveauté. Chaque décennie, on les compte sur les doigt de la main, les petits génies : dans cette catégorie Vampire Weekend mérite à mon sens une médaille d’or.

Pop-punkers, pas toujours facile d’innover musicalement ? Faux, si l’on en croit ce jeune groupe de virtuoses new-yorkais formé en 2006 sur les bancs de l’université de Columbia. Monté en puissance via les blogs, Vampire Weekend se joue des codes et des genres pour produire un rock sensible, aux sonorités rayonnantes. Résultat : un album quasi  parfait releasé sur XL recordings en janvier (oui, je sais, nous sommes en juin, mais mieux vaut tard que jamais pour en parler.)

Campus est mon morceau préféré sur l’album, avec ses notes à la fois douces et drôles, sa mélodie entêtante et ses lyrics tragi-comiques qui évoquent un peu certains textes des Teenagers : un étudiant décrit son lendemain difficile depuis son réveil aux côtés d’un coup d’un soir, et la journée qui s’en suit, passée à éviter sa conquête de la veille sur le campus … « How am I suppose to pretend I never want to see you again ».

Curieuses à la première écoute, des sonorités chaudes et joyeuses ont été injectées dans plus ou moins toutes les compos grâce à des instruments inhabituels : orgue, tam-tam, maracas… Mansard Roof va même jusqu’à s’introduire sur une rythmique zouk, et tout ça donne une couleur tropicale et ensoleillée à l’album.

Sur The Kids Don’t Stand a Chance, ballade aux accents de reggae, en plus de la formation rock classique, il nous est donné d’entendre un vrai petit orchestre de chambre raffiné : des envolées mélodieuses s’enlacent autour d’un clavecin et de violons.

Grâce à cette fraîcheur, Vampire Weekend a mis une sacré gifle à la scène rock US cette année, reste à espérer un écho prolongé !

› A écouter sur www.myspace.com/vampireweekend

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 9 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Allmusic
    Allmusic, Le 14 juin 2010 à 19h37

    J'adore et j'ai vraiment hâte d'allée les voir à Lille le 22!
    Super concert en vue!!!

Lire l'intégralité des 9 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)