L’UCPA t’invite à découvrir Les Saintes et la Guadeloupe, ses eaux turquoises et ses îles verdoyantes

Clémence a passé 6 jours à découvrir les activités proposées par le centre UCPA des Saintes, en Guadeloupe. Plongée bien sûr, mais aussi planche à voile, kayak, catamaran, et découverte de l'île et de ses environs : un programme bien chargé !

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat commercial avec l’UCPA.
Conformément à notre Manifeste, on y a mis ce qu’on voulait.

— Merci à Laëtitia pour les photos, et à Margaux pour les légendes !

Ça commence par un coucher de soleil. En cette saison, c’est-à-dire au début de l’été, il est à peine 17, voire 18 heures. Mais si la luminosité baisse, après avoir cousu d’or les limbes de coton qui caressent la Soufrière, le mercure reste confortablement au-delà des 25°C. L’atmosphère est plutôt sèche en bord de mer, contrairement à ce qu’on pourrait penser.

On embarque à bord de « Miss Karaïbes » ou de « Miss Guadeloupe », à travers le bras de mer qui séparent Trois-Rivières, au sud-ouest de la Basse Terre, de Terre-de-Haut. De là, une navette achemine les valises des stagiaires UCPA jusqu’au centre, situé à une petite vingtaine de minutes à pieds du port.

J’ai participé à un voyage de presse, à l’invitation de l’UCPA : c’est-à-dire que je suis allée passer 6 jours tous frais payés par l’association, dans leur centre de vacances situé à Terre-de-Haut, aux Saintes, en Guadeloupe. Je vous raconte mon voyage et je vous présente les différentes activités que vous pouvez découvrir si l’aventure vous tente !

Nos premiers pas sur la plus grande des deux îles habitées des Saintes nous conduisent à une crique déserte. Et là, à flanc de colline, quelques dizaines de bungalows en dur font face à une lagune aux dégradés de bleu apaisants. L’odeur du sel, des fleurs et des fruits tropicaux fait instantanément oublier le goût amer de l’air pollué que je respirais il y une dizaine d’heures encore, à l’aéroport d’Orly.

Une voûte couleur encre de Chine parsemée de diamants enveloppe l’île paradisiaque, tandis que le concert nocturne commence, mêlant d’étranges chants de grenouilles au rythme apaisant des vagues, et au bruit des vents qui viennent lécher les feuilles sèches des cocotiers.

Pas mal, hein ? Mais nous n’avons encore rien vu, et pour cause : on vient seulement d’arriver !

Jour 1 (matin) — Sur la trace Caroline

Le décalage horaire (moins 5 heures avec Paris) me réveille aussi vite qu’il m’avait assommé la veille, après ce long périple. Au petit-déjeuner, il n’y aura ni pommes ni poires (que le directeur du centre se refuse à faire venir de métropole), mais un choix d’agrumes locaux, aux couleurs et aux parfums chaleureux.

9 heures : voici déjà le temps des activités du matin. À chacun•e sa formule, et donc son programme : mono-activité sur tout le séjour pour les passionné•es, à chaque jour sa découverte pour les adeptes du multi-activité « sensation Caraïbes », ou encore à la carte pour celles et ceux qui aiment improviser, ou lézarder sur les plages du coin.

Avec les autres journalistes qui participent à ce voyage de presse, nous serons « greffés » sur le groupe « sensation Caraïbes », une formule qui nous permet de tester plusieurs des activités proposées par le centre. Je peux donc l’affirmer ici : j’ai testé pour vous le kayak de mer, le catamaran, le stand up paddle, la plongée et la planche à voile (le windsurf !). Le tout, dans une eau à 28°C, sous un soleil de plomb. Journaliste, c’est plus qu’un métier : c’est un sacerdoce, une histoire de dévotion.

Voyez plutôt.

#OhNon je suis à contre-jour :/ :/ :/ @ucpa #LesSaintes #nofilters

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En bas à droite, la plage de Pompierre, à quelques minutes du centre UCPA

À lire aussi : Les crèmes solaires de 2015 : il y a du nouveau au rayon beauté !

Olivier, authentique Saintois et moniteur de kayak employé par l’UCPA, sera notre premier guide de la semaine. Il nous emmène sur la « trace Caroline », une petite balade d’échauffement sur les hauteurs de la Terre-de-bas, à quelques pas du centre seulement. C’est aussi et surtout l’occasion de se familiariser avec la faune et la flore locale, et attention ouvrez grand vos oreilles et vos mirettes, parce que la première leçon est d’importance (quasi) vitale.

On n’a pas fait trois pas hors de l’enceinte du centre UCPA qu’Olivier nous arrête à l’ombre d’un espèce de pommier peu glorieux, dont les fruits ont à peu près la taille de mirabelles vertes et pâles.

N’y touchez pas, malheureux•ses ! Ni à ses fruits, ni à ses feuilles, et surtout pas à sa sève ! S’il pleut, mieux vaut se tremper les os que de s’abriter sous les branches de l’arbre le plus toxique de Guadeloupe, voire du monde, j’ai nommé : le Mancenillier, un bien bel enfoiré que toute la faune évite soigneusement, et dont la sève cause des brûlures au deuxième degré à qui est assez inconscient•e ou ignorant•e pour la laisser entrer en contacter avec sa peau.

© Hans Hillewaert / CC-BY-SA-4.0 (via Wikipédia)

Arme de destruction massive, version Guadeloupe

Mais sinon, bienvenue aux Saintes ! Ce gros bâtard d’arbre-poison a tout de même quelques avantages : outre le fait d’avoir abondamment grillé l’épiderme d’indésirables envahisseurs Anglais il fut de cela quelques siècles, il permet surtout de tenir la terre des îles sur les rivages, et il agit en filtre à virus (une toxicité pareille a tout de même quelques avantages).

Bon, j’avoue, j’en fait des caisses sur le Mancenillier, parce que j’ai rarement croisé un arbre aussi badass que lui, dans le genre « salut les humains, comme ça vous aimez couper du bois pour vous chauffer et vous abriter ? Tâtez-donc de mon tronc voir ce que j’en dis ». Les insulaires ont très très très vite abandonné l’idée de faire quoi que ce soit des mancenilliers, à part marquer leur tronc d’un bandeau rouge, voire d’une tête de mort assortie, histoire que personne ne s’y frotte.

Cela dit, le mancenillier est environ le pire nuisible que j’ai croisé durant mon séjour, et comme c’est un arbre, donc une menace plutôt statique, on va dire que ça va. Je m’attendais à être dévorée vive par des hordes de moustiques gros comme mon poing, attaquée par des mygales velues ou des boas constrictor… et je fus extrêmement déçue de constater qu’à part quelques iguanes qui ne se laissent pas vraiment approcher, les animaux les plus répandus sur l’île sont les chèvres et les poules.

Moi je dis, quelques vélociraptors en liberté augmenteraient considérablement le swag des Saintes, m’enfin c’est eux qui voient. (Rapport qu’ensuite, faut vivre avec des raptors en liberté sur ton île. Du coup, dilemme. Un peu.)

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Mercredi : dure journée de boulot en perspective

Bon, parlons peu, mais parlons sport.

Je fais partie de ces gens qui s’ennuient vite si on les lâche sur une plage en maillot de bain. Je supporte assez mal le soleil, donc les après-midi « farniente » en bord de mer relèvent davantage de l’épreuve de survie que de la détente en ce qui me concerne.

Pour me rendre heureuse, il faut me proposer des trucs à faire. Et sur le centre UCPA des Saintes, le choix est large.

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Jour 1 (après-midi) — J’ai glissé sous le vent (sans Garou)

Première après-midi, et premières sensations à travers la baie des Saintes, face au port. À deux ou trois par catamaran, on a appris à manier ces gros oiseaux d’apparence capricieuse, mais extrêmement dociles une fois qu’on a compris comment tenir la barre et sur quelle corde tirer.

J’avais déjà testé le catamaran au centre de Hyères, avec un succès mitigé sur lequel je reviens un instant en images :

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Moi sur un catamaran (même pas vraiment une allégorie)

Foi de débutante-persévérante : entre tomber dans une eau à 20°C et une lagune turquoise à 27°C, y a pas photo. Ça répare pas l’amour-propre, mais c’est moins rude à l’atterrissage. Je le dis comme c’est. En toute honnêté, je ne suis même pas tombée à l’eau cette fois-ci ! Il faut dire que la lagune du port de Terre-de-haut est suffisamment exposé aux vents pour qu’on puisse s’amuser à la voile, mais suffisamment protégé du large pour éviter la houle intempestive.

Sont-ce là des conditions idéales pour apprendre à manier le bicoques, me demanderez-vous, l’oeil grave et les lèvres pincées ? Oui, absolument, vous répondrai-je avec assurance.

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Jour 2 — Terre-de-Bas, forêt sèche et (meilleurs) accras de morue (du monde)

Deuxième jour : le dépaysement m’emporte complètement. Nous partons en excursion en Terre-de-Bas, la deuxième île habitée des Saintes. Terre-de-Haut compte environ 1800 habitants, et Terre-de-Bas moins de 500. Plusieurs chemins de randonnées permettent de partir à la découverte de sa forêt sèche, et les explications de notre guide, Thierry, moniteur de kayak, dévoilent les secrets de ce trésor de biodiversité à chaque arrêt.

Les couleurs, les sons, mais surtout les odeurs de cet environnement inconnu m’ont transportée hors de mon paradigme d’européenne blasée. « Oui bon, c’est une marche en forêt »… Mais non ! C’est « une forêt » aux armes invisibles, aux poisons inconnus, aux milliers de remèdes à découvrir, le sanctuaire d’une faune surprenante, une exploration de chaque pas.

Ce profond sentiment d’humilité, couplé à l’ivresse de l’aventurière en terre inconnu, sera décuplé quelques jours plus tard lorsque nous partirons à l’assaut de la Soufrière, le volcan, point culminant de la Basse Terre, en Guadeloupe, à travers la jungle dense et imposante qui prospère sur ses flancs.

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Sur la Soufrière, c’était vraiment la jungle. Mais sur Terre-de-Bas, c’était juste la forêt, plutôt sèche !

À midi, on s’arrête pour déjeuner « Chez Eugénette », dont les accras de morue ont la réputation d’être les meilleurs du monde — rien que ça. Personnellement, je n’ai pas testé (hashtag véganisme), mais je me fie aux exclamations de mes camarades de voyage !

Après une sieste digestive sur la plage de sable noir, il est déjà l’heure de traverser le village de Terre-de-Bas pour rejoindre l’embarcadère.

Jour 3 — Kayak et apéro à dos de chameau

Vendredi, nous retournons explorer la baie du port ; cette fois-ci, ce n’est plus le vent qui nous portera (Louise Attaque) (tu l’as ?), c’est à la force des bras qu’il nous faudra fendre les vague(lettes) qui balaient la lagune.

C’est parti pour une demi-journée de kayak ! Certes, il faut ramer, et on ne va pas se mentir : quand on a environ zéro muscle dans les bras (comme moi, quoi), c’est un peu physique comme activité. Mais qu’on se rassure tout de suite : on fait suffisamment de pauses pour pouvoir récupérer et admirer le paysage.

Comme ça, à ras de l’eau, j’avais l’impression d’être aux premières loges pour assister au bal des pélicans qui plongent pour pêcher. Je ne sais, entre le ciel et la mer, quelle nuance de bleu me donnait le plus envie d’y plonger… J’ai opté pour l’eau, parce que c’est plus facile que le ciel, et qu’il est aussi plus aisé d’approcher les poissons que les oiseaux.

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J’aimerais vous dire que les couleurs sont retouchées de ouf et que c’est pas du tout comme ça en vrai, mais ce serait faux, en fait. Pardon. (Photo Stéphane Cervos)

Un masque et un tuba suffisent à admirer la richesse de la faune marine. L’après-midi, nous n’avions aucune activité de prévue ; j’en ai profité pour explorer les fonds marins juste devant le centre de l’UCPA. La plage était à environ 10 mètres de mon bungalow, et j’ai dû donner 4 coups de palmes avant de pouvoir explorer les récifs coralliens qui affleurent à quelques centimètres de la surface.

Tu vois Le monde de Némo ? Ben c’est un peu pareil. J’ai pas vu de poisson-clown, mais j’en ai vus de beaucoup plus rigolos, pleins de couleurs. Attention à bien se tartiner le dos de crème de solaire : mine ne rien, j’ai passé plus de 40 minutes allongée sur le ventre, à me laisser flotter au-dessus du théâtre naturel d’un lagon saintois.

Vers 16 heures, nous nous sommes mis•es en branle pour l’apéro. Non pas qu’il faille deux heures pour ouvrir un punch et sortir trois gobelets, mais parce que tout un groupe de stagiaires, à l’initiative de l’animateur du centre, allaient rejoindre le point culminant de Terre-de-Haut, qui offre une vue assez exceptionnelle sur l’île et ses environs. Au coucher du soleil, c’est ? Pas mal, pas mal. On va dire qu’il y a pire, quoi.

#OhNon il y a des nuages qui gâchent mon coucher de soleil sur #LesSaintes @ucpa :/ :/ :/

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Attention néanmoins : cette « colline », qu’on appelle « Le Chameau » (eh ouais c’était pas un vrai chameau), ça grimpe quand même un peu. Si tu pars à 17h, ce sera peut-être un peu tard pour voir le soleil plonger derrière l’horizon (mais bon, pour le punch au fruit de la passion, il sera toujours temps). Et mieux vaut faire l’ascension en chaussures fermées qu’en tongs.

Jour 4 — Volcan, rhum et bananes en Basse Terre

Samedi, nous sommes à nouveau parti•es à la journée, en excursion à la découverte de la Guadeloupe. Le départ de la navette est à 6h45, mais comme on se lève avec le soleil, et qu’il fait déjà chaud alors qu’on n’est pas encore arrivé•es à l’embarcadère, on ne va pas se plaindre.

Nous retrouvons Olivier, notre guide saintois, qui nous emmène jusqu’au pied de la Soufrière, le volcan de Basse Terre. Et là, la vue est… Comment dire ? Euh. Comme ça.

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Ouais alors bof quand même, hein

Il faut dire que l’impressionnante jungle qui prospère sur les flancs du volcan est très, très très très humide. Je recommande chaudement la petite laine et le K-way (voire carrément le poncho de pluie, histoire de protéger son sac aussi) contre l’atmosphère tiède et mouillée de la forêt.

Ensuite, direction le marché de Basse Terre, pour un approvisionnement en épices, en fruits exotiques, mais surtout en punchs divers et variés.

La journée s’est poursuivie avec une visite des champs de canne à sucre et de la distillerie Longueteau, puis d’une bananeraie, dont le propriétaire nous a tout dit de ce fruit, sa croissance, sa récolte, son conditionnement, etc.

Samedi soir, c’était déjà la fin de séjour pour la plupart des stagiaires, qui prendraient leur avion lundi. Il faut savoir que « fin de séjour » à l’UCPA rime avec « pot des moniteurs » et « soirée », donc pas exactement seum et nostalgie, mais plutôt fête et bonne humeur.

Jour 5 — Stand up paddle et plongée

Dimanche, je suis à nouveau sortie de ma zone de confort, très franchement, en m’essayant à une activité complètement nouvelle pour moi : le stand up paddle. Comme son nom l’indique, il s’agit de ramer debout sur une planche. Ça n’a pas l’air sexy, et plutôt incroyablement difficile, mais en fait, c’est un excellent moyen de longer les côtes pour profiter à la fois des trésors de faune et de flore sur le rivage, et sous l’eau. On a en effet une meilleure vue debout sur une planche qu’assis•e au fond d’un kayak.

Et pour ce qui est de l’équilibre, écoutez, vous serez sans doute déçu•es de l’apprendre mais c’est la stricte vérité : je ne suis pas tombée une seule fois.

À lire aussi : Comment je me suis réconciliée avec le sport

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Voilà, ça ressemble à ça le paddle (sauf qu’il faut se mettre debout, madame, sinon c’est tricher). (Photo Alain Rossiaud)

Bon j’ai effectivement FAILLI chuter environ 12 657 fois, mais je ne suis PAS tombée une seule fois. J’en conclus qu’il assez facile de prendre rapidement du plaisir dans cette activité, contrairement à d’autres engins nécessitant un poil plus de persévérance (voir le jour 6…)

Dimanche après-midi, j’ai pu sortir faire une plongée, et compte tenu de ce que j’avais déjà pu voir sous l’eau en restant simplement à la surface avec un masque et un tuba, j’étais extrêmement impatiente de pouvoir rester immergée plus longtemps.

Alors wow. Wow wow wow wow WOW !!! Ce fut sans doute l’une de mes plus belles plongées, et je dis ça en ayant nagé dans un banc de barracudas pas plus tard que cet automne, dans la réserve marine du parc de Port Cros. Certes, j’ai vu moins de « gros » poissons aux Saintes qu’à l’île du Levant (en Méditerranée), mais le nombre et la diversité des petites et moyennes créatures était à couper le souffle.

D’ailleurs il me restait encore 80 bars dans la bouteille au moment de refaire surface, après 60 minutes de plongée : c’est vous dire si j’ai peu respiré. Nous ne sommes pas descendus plus bas que 15 mètres, parce que ce n’était pas nécessaire, tout simplement. Les murènes, les coraux, les langoustes, les centaines de poissons… toute cette faune prolifique s’épanouit gaiement dans l’eau chaude — car l’eau est chaude, rappelons-nous : c’était la première fois que je plongeais en shorty, et donc aussi peu lestée. Mais quel confort, vraiment, d’être aussi « légère » dans l’eau.

Ah, et puis surtout : J’AI VU UNE TORTUE !!!!!!!!!!!!!!! Une vraie tortue comme dans le monde de Némo quoi. Mihihihihi !

Je vous prie de bien vouloir excuser ce pétage de câble sponsorisé par l’enthousiasme.

À lire aussi : Mon baptême de plongée, à la découverte d’un univers parallèle

Jour 6 — Windsurf et persévérance

L’enthousiasme, c’était un peu ma vibe de la semaine, je dois le dire. Tout était enthousiasmant : les repas, les parfums, les sons, la chaleur, le soleil, les animaux étranges, les activités… Chaque jour amenait son lot de découvertes, avec ses occasions de tester un peu plus ses limites.

C’est ainsi que le lundi matin, je suis allée tester une nouvelle fois le windsurf, épreuve à laquelle je m’étais déjà frottée lors de mon excursion au centre UCPA de Hyères, dans des conditions pas franchement optimales, il faut bien l’avouer : il y avait du vent (ce qui n’est pas totalement un inconvénient quand on fait de la planche à voile, c’est vrai), beaucoup de houle (ce qui avait pour conséquence de me faire chuter constamment), et l’eau était froide (ce qui rendait lesdites chutes passablement irritantes à la longue).

Aux Saintes, je vous le dis comme c’est : les conditions d’apprentissage sont idéales. Le spot de l’UCPA est situé sur l’île inhabitée qui fait face au port, ce qui signifie qu’on ne se donne pas en spectacle devant une plage bondée, et qu’on n’a pas à zigzaguer entre les baigneurs, manquant d’en décapiter quelques uns à chaque passage.

Il y a tout de suite assez de profondeur pour pouvoir chuter à foison sans heurter le fond, ce qui est un confort non négligeable, quand vous avez, comme moi, l’équilibre d’un•e ivrogne en fin de soirée. Et au risque de me répéter, tomber dans une eau turquoise à 25-27°C, on a connu pire supplice.

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Franchement, c’est pas dur. Après on passe SUR L’EAU et ça se corse carrément

Ça faisait un petit moment que je n’avais pas testé de nouvelle activité, j’avais donc un peu oublié à quel point l’accompagnement personnalisé des moniteurs de l’UCPA me permettent de faire des progrès rapides.

Le temps de faire une première sortie, de tomber environ 22 fois de la planche, et déjà Jason, mon moniteur de windsurf, me faisait signe de revenir vers le bord. (« Reviens en planche hein ! ») (et 10 minutes plus tard : « Ok, reviens comme tu peux ! »). (Merci Jason.)

Quelques dessins sur le sable, un corrigé de ma posture, et hop ! Je repartais en réduisant considérablement la fréquence de mes chutes, et en augmentant la longueur de mes déplacements sur l’eau. Et là, c’est le kif. Comme vous pouvez sans doute le constater sur les photos présentées ci-dessus dans le diaporama (et brillamment légendées par Margaux), je me fends la poire, mais bien.

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Lucy lit madmoiZelle depuis les Saintes ! Une chouette rencontre, merci pour cette session.

Verdict ? Oh ben écoutez. Je n’attends qu’une chose : pouvoir repartir pour me perfectionner tous les matins, plonger tous les après-midi, et finir au Coconut Bar tous les soirs. Ça me paraît être un programme raisonnable. Qui me suit ?

Alors, on y va ?

Je ne pensais pas pouvoir me payer un voyage lointain, dans des îles paradisiaques, tout en pouvant pratiquer plusieurs activités (qui restent elles-mêmes assez coûteuses en métropole). Mais ça, c’était avant que je ne re-découvre l’UCPA.

Les séjours proposés comprennent l’hébergement, les repas, les activités, et tenez-vous bien : pour 8 jours et 7 nuits, les prix oscillent entre 550 € et 780 € (pour le kitesurf). En rajoutant le transport, on double presque le coût. Alors écoutez, dans ces conditions, je vous conseille vraiment de craquer la tirelire et de rester carrément deux semaines. L’avion, que vous restiez une, deux ou trois semaines, c’est le même prix (qui évolue en fonction de la période, mais l’UCPA a un quota de places pré-réservées qui garantissent un bon tarif, difficile à battre sauf à acheter ses billets très très très en avance, plutôt hors saison, et en pleine semaine).

La raison pour laquelle l’UCPA organisait un voyage presse sur cette destination, c’était aussi parce que le centre avait été fermé pendant un an, pour être rénové. Il a rouvert en novembre, et ses 27 bungalows fraîchement refaits sont prêts à accueillir 150 stagiaires par semaine. Ce sont des chambres de 2 ou 3 places, et pas des dortoirs de 8 comme on en trouve encore dans les centres les plus anciens !

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Non mais franchement. L’insolence de ce spot, sérieux. Sans filtre et sans retouche : c’est la vraie couleur de l’eau.

Cet article fut très frustrant à écrire, car j’aurais voulu vous parler beaucoup plus longuement de mes visites de Terre-de-Bas et de la Guadeloupe, mes conversations avec des Antillais•es, mes découvertes de la culture et de la gastronomie locales. Mais j’aurais eu de quoi écrire un article par jour, sans pouvoir pourtant être exhaustive. Alors voici ce que je vous propose : venez découvrir les Saintes à votre tour ! On se donne rendez-vous sur la terrasse du centre, pour l’apéro d’accueil. Chacun•e se choisit un séjour parmi les formules proposées (et d’autres à venir) !

À lire aussi : Test – Quel style de vacances te correspond ?

Je vous dis tout de suite, je fais pas 8 heures d’avion pour rester une semaine seulement, donc je vais directement taper dans les programmes de 15 jours, et notamment celui-ci : 15 jours / 14 nuits en windsurf, à partir de 1125 € (à partir de 1771 € avec le transport !).

Il y a possibilité de faire des activités supplémentaires (payantes) en s’inscrivant auprès du centre, donc je compte me rajouter des plongées, pendant mes après-midis de libre.

Bon alors, on y va quand ? Rendez-vous dans les commentaires !

À lire aussi : Marion & Sophie vous présentent leurs vacances à l’UCPA

— Un grand merci à Samir, Olivier, Thierry, Jason, et toute l’équipe des Saintes pour votre accueil et votre disponibilité !

Bonus : life hacks spécial Antilles, et conseils bagages !

C’est la première fois que tu pars dans les îles caribéennes ? Je recommande…

  • Une (très) bonne crème solaire, et de l’après-soleil pour se réhydrater le derme. Demande à Virginie !
  • Une prise anti-moustique : il y en a peu, mais suffisamment pour avoir les mollets qui grattent, et c’est pas forcément agréable. Accessoirement, un bracelet ou un spray à la citronnelle pour les apéros d’extérieur (soit environ tous les apéros), c’est pas du luxe.
  • Une casquette/un chapeau-qui-tient-au-moins-un-peu : on est sous les tropiques, le soleil est très haut très vite, et ça tape ma bonne dame, ça tape. Personnellement, j’ai opté pour le swag des Saintes, avec une casquette achetée dans la première boutique que j’ai croisée sur l’île, mais tout le monde n’est pas aussi séduisant•e que moi avec un tel attirail.
  • Une pochette étanche pour téléphone/appareil photo si tu aimes bien avoir tout ça sur toi.
  • Des serviettes « légères et compactes » de type les sèche-vite qu’on trouve chez Décathlon. C’est très pratique à embarquer partout, car soyons honnête : les eaux turquoises des lagunes donnent TOUJOURS envie d’aller piquer une tête.
  • Des fringues de sport ultra-légères, si comme moi, tu as la complexion d’un vampire et que tu ne veux pas devenir un homard en une demi-journée. Tu auras peut-être remarqué que je suis très habillée sur mes photos de planche à voile, et peut-être auras-tu même pensé « mais attends-voir : la meuf dit qu’il fait beau et chaud, mais elle est sapée comme en Bretagne au printemps, y a un loup. » Oui effectivement… et le loup, c’est que je m’étais donné comme défi 2015 de prendre zéro coup de soleil, alors j’allais quand même pas échouer si près de la fin d’année. Du coup, les maillots tout légers ont été mes meilleurs amis pendant ce séjour. Et l’écran total aussi bien sûr. (On n’oublie pas les orteils ni les oreilles !)

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mcmm
    Mcmm, Le 21 décembre 2015 à 10h57

    J'ai fait ce séjour il y a quelques temps, justement juste après la fin de ma vie de stagiaire (cc @Momolarousse ).

    J'en garde un souvenir inoubliable. Les Saintes c'était vraiment magique, tranquille, fun, bon esprit, sportif, nature, Mai Tai...
    D'ailleurs on songe sérieusement à y retourner.

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