Typologie des vêtements jolis mais relous

Dans la vie, il y a des vêtements et des accessoires qui ont été inventés par le Diable en personne : très sympa, mais parfaitement relous à porter. Voici la typologie des vêtements jolis, mais chiants.

Typologie des vêtements jolis mais relous

Le Diable est toujours séduisant, c’est ce que les croyances nous enseignent. L’existence de ces quelques vêtements et accessoires m’a toujours prouvé que l’adage est juste, tant je les aime à l’achat mais les maudis une fois dedans.

Je vous présente donc ici les nommés au titre de vêtement/accessoire le plus relou à porter.

La combi-pantalon

Aaaaaah la combi-pantalon, tellement élégante, annonciatrice de beau temps, une tenue à elle toute seule !  Qu’elle soit pantalon ou short, je sais que je ne suis pas la seule à adorer ce vêtement, et à continuer à en acheter chaque été, parce que niveau visuel, c’est sur qu’elle envoie du pâté, la combi-pantalon.

Je viens de recevoir mon colis de chez Asos/Forever 21/Zara/H&M/Choies/Mango/Géant vert (faites votre choix), je l’ouvre et déplie ce joli vêtement que je revêts aussitôt pour aller faire la fête avec quelques amis, et accessoirement me la péter avec ma nouvelle acquisition.

Tout se passe très bien jusqu’à temps que… l’envie d’uriner se pointe. Et se pointera plusieurs fois dans la soirée, parce que cumuler vessie de la taille d’un verre à shot et combi-pantalon, c’est ça, l’esprit yolo.

Alors que faire : faire un trou à l’entre-jambes en déchirant sa combi toute neuve ? Se retenir jusqu’à ce que mort s’ensuive? S’uriner dessus et laisser sécher à l’air libre ?

Ralph Wiggum a choisi la troisième solution

Eh bien non, il faut se mettre… À POIL ! C’est là où réside tout le potentiel chiant de la combi : si tu n’es pas du genre à t’uriner dessus, il va falloir que tu te déshabilles quasi-entièrement afin de pouvoir faire ta petite affaire. Et pour peu que tu n’aies pas mis de soutif, tu vas choper froid le temps de faire pipi.

Le body

Il suit d’assez près notre chère combi, mais comporte tout de même un degré de potentiel chiant en moins (quand il a des boutons à l’entrejambe).

La chiantude du body réside dans ses boutons-pression. Déjà parce qu’ils bousillent toutes nos habitudes de déshabillage : il faut aller chercher ces boutons à l’orée du frifri, au lieu de simplement baisser son slip. Ensuite car le renfermer est encore plus relou : tu ne sais pas où sont passés ces PUTAIN DE BOUTONS, et si tu as comme moi un grand buste, l’arrière de ton body se barre à l’autre bout de ton corps quand tu essaies de le refermer, quelque part vers tes omoplates.

Bref, l’enfer, c’est les pressions.

Level up : le body SANS boutons-pressions

Ai-je vraiment besoin d’expliquer ?

Une seule chose à dire : si tu fais un jour l’acquisition d’un body sans boutons-pression à l’entrejambe (oui, ça n’existe pas que dans les cauchemars), ne le mets jamais avec un pantalon.

JAMAIS.

Le headband un peu trop serré

Les headbands, c’est super joli, et ça te pimpe une coiffure en deux temps, trois mouvements. Mais parfois, on ne sait pas si c’est le headband qui est trop petit, ou notre tête qui est trop grosse, mais ça fait mal. 

Ça va, pas trop serré ton headband John ?

Tu es alors face à un dilemme : choisir de rester stylée mais avoir l’impression que ta tête va exploser (en faisant attention à faire semblant que tout va bien), ou l’enlever et aérer ces cheveux gras que le headband servait à cacher.

La vie n’est pas facile.

La pochette sans anses

Les pochettes, c’est beau, élégant, et ça habille parfaitement une silhouette, on ne peut pas leur retirer ça. Mais quand les stylistes se mettent à faire des pochettes dépourvues d’anses, ce qui fait que tu dois constamment l’avoir dans les mains, là je dis non.

C’est peut être très élégant de porter sa pochette ainsi, mais ça va 5 minutes, ensuite l’envie d’avoir les deux mains libres se fait rapidement sentir, que ce soit pour boire un verre en fumant une clope en même temps, ou pour téléphoner et se gratter les fesses, selon tes hobbies et/ou tes addictions.

Tu n’oses pas la laisser sur la table par peur de te la faire voler, tu ne veux pas la poser par terre car le sol est plutôt crade, il ne te reste qu’une seule solution : soit te fabriquer une anse de fortune avec du papier toilette (je ne garantis pas la solidité de la chose), soit accepter ton sort et ton erreur d’avoir choisi la pochette de l’enfer.

Le visage du regret.

Le trikini

Déjà, vous m’excuserez, mais ce nom est relativement ridicule dans son genre… « Trikini ». Hahahaha, « trikini ». Pardon. Je reprends.

Alors le trikini, en plus de laisser des traces de bronzages parfaitement absurdes, est la chose la plus dure à enfiler de la Terre entière. Tu te paumes, ou alors tu le mets à l’envers, tu ne sais plus où va quoi, bref, tu perds tous tes repères, et tu as envie de rentrer chez toi pour enfiler ton vieux slip préféré.

Le trikini c’est joli une fois enfilé, mais franchement pas glamour pendant la besogne. Je défie n’importe qui d’être sexy en enfilant son trikini à découpes-et-franges-et-des-chaînes-sur-le-côté (combooo).

La métaphore de l’enfer du trikini

C’est vrai que c’est très joli, un trikini, c’est même le maillot de bain élégant par excellence, et un bon compromis entre le maillot une-pièce et le bikini classique, mais ce n’est franchement pas le genre de choses que tu enfiles à la va-vite, comme ça, pépouze. Non.

Le soutif sans bretelles et autres bustiers

Last but not least, le soutien-gorge sans bretelles, aussi appelé « bandeau », a lui aussi une bonne place dans ma liste de vêtements beaux mais chiants. Il est tout en paradoxe, car pratique dans l’invention mais relou dans le port (d’Amsterdam).

Cette femme ne sait pas ce qui l’attend.

Personnellement, avec mon bonnet D, je me permets rarement de sortir sans soutien-gorge, car je ne suis pas forcément à l’aise avec le fait d’aérer mes boobiz au grand air. (Notez bien que rien ne VOUS empêche de le faire, chacun son rapport aux seins.)

Quand je porte un bustier, ou une robe décolletée dans le dos, j’opte alors pour la solution soutif sans bretelles. Invention pratique, certes, qui permet de faire croire que tes seins tiennent par magie dans ton bustier, mais qui a quand même une dimension relou : tu vas passer ton temps à remonter ton soutif. TOUT ton temps.

Les bords en silicones de ton soutien-gorge sans bretelles n’y feront rien : si tu as des seins assez gros, tu ne feras que remonter ton décolleté, pour ne pas finir les tétons à l’air, le soutif sur la taille, et ta dignité dans les chaussettes.

Son ami le bustier est pas mal non plus dans le genre je-dois-rester-constamment-sur-mes-gardes.

Quand tu choisis de le porter sans soutien-gorge, dans un instant de folie, tu as toujours la hantise que celui-ci ne glisse sans que tu ne t’en rendes compte, permettant à au moins un sein de dire bonjour à tout le monde. Et si tu as des potes à l’humour raffiné, tu passeras ton temps sur le qui-vive, car tu sais qu’ils/elles profiteront d’un quart de seconde d’inattention pour baisser ton bustier et montrer à tout le monde ton poitrail nu. (Non, cette histoire ne sent pas le vécu) (heureusement que le dit bustier a été remonté in extremis avant que la photo ne soit prise.)

Les vêtements beaux mais relous sont là pour nous sublimer et pour faire de notre quotidien un challenge. Un peu d’aventure ne fait jamais de mal, vous me direz, mais si de gentils inventeurs pouvaient faire en sorte de rendre ces pièces parfaitement confortables, j’avoue que je ne m’opposerais pas au projet.

Pour toi, quels sont les vêtements les plus relous à porter ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Plume*
    Plume*, Le 17 avril 2016 à 0h56

    Je valide les bodys et les pochettes ; je trouve ces deux là effectivement très classes et je lorgne régulièrement dessus dans les magasins, mais j'ai jamais sauté le pas à cause de leurs inconvénients!

    'Puis je rajouterais.. les dos-nus! Franchement, tous ces jolis haut et surtout ces jolies robes avec un si beau dos-nu localisé pile sur la lanière du soutien-gorge. J'ai une petite poitrine mais je me sens tellement nue sans soutien-gorge (et mon mec me "considère" tellement nue sans soutien-gorge qu'il ne me donne pas vraiment sa bénédiction :yawn:) que je n'ai dû essayer qu'une fois ou deux. Me voilà donc contrainte de bousiller l'essence-même de la tenue à cause d'un soutien gorge. (et j'ai testé aussi les coques autocollantes (donc soutif sans lanière à l'arrière) mais c'est un pur mensonge! ça ne tient rien du tout! :scream::gonk:)

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