« Turbo », un Dreamworks correct mais loin d’être inoubliable

« Turbo », le tout nouveau Dreamworks, sort aujourd'hui, le 16 octobre 2013. Pauline l'a vu, et si tout n'est pas à jeter, ce n'est clairement pas le film d'animation de la décennie !

« Turbo », un Dreamworks correct mais loin d’être inoubliable

Il était une fois un escargot qui rêvait de vitesse…

Théo rêve de faire des courses de voitures. Il s’imagine aux côtés des plus rapides, se voit rivaliser de vitesse avec son idole, Guy Gagné, et rêve d’un jour mériter son respect dans une atmosphère emplie de joie et parfumée d’huile de moteur.

Sauf que voilà : Théo est un escargot et la vitesse n’est pas vraiment l’apanage des invertébrés terrestres. Il vit avec son frère, Chet, et toute une communauté de mollusques hermaphrodites dans le potager d’une maisonnette de banlieue américaine.

La vie est belle, le soleil brille, les tomates poussent et la seule chose dont il a à se méfier, finalement, c’est de ne pas se faire déchiqueter par la tondeuse à gazon et d’éviter les roues de tricycles. La routine, douce pour la plupart de ses amis porteurs de coquille, laisse un goût amer pour Théo, l’amateur de sensations fortes.

Quand soudain ! Un escargot tuning.

Mais le destin fait bien les choses, surtout dans les films pour enfants. Notre escargot, par un procédé scientifiquement inexplicable mais très bien mis en images, se trouve doté de nouvelles aptitudes qui pourraient faire pâlir les amateurs de tuning : stereo intégrée, radar de recul, néon bleu et, le plus important, une vitesse que tu ne rêverais même pas d’atteindre sur l’autoroute, le vent dans le dos, en descente, avec ta 205 de 1988.

À nouveau plein d’espoir et d’ambition, celui qui se fait désormais appeler Turbo embarque son frère dans son nouveau délire : s’aligner avec des bolides vrombissants au départ d’une course automobile. Pour ça, il est aidé d’un humain, Tito, qui lui aussi n’est pas toujours bien compris de son frère, Angelo.

Turbo, ça donne quoi ?

Premier constat : il n’est pas nécessaire d’aimer les voitures pour apprécier le film. Moi-même qui, à la grande honte de mon frère, designer automobile, suis incapable de distinguer une Punto Break d’une Ferrari, je n’ai pas trouvé ça insupportable. En fait, c’était même plutôt cool.

Ensuite, malgré le parallèle un peu rébarbatif entre les histoires Théo/Chet et Tito/Angelo, ce nouveau Dreamworks est plein d’esprit de famille. On y voit des relations développées dans leur complexité, il y a autant de chamailleries que de complicité, de rancœur passagère que d’amour fraternel.

Sinon, le message véhiculé est intéressant : ce ne sont pas des super-pouvoirs qui permettent d’avancer mais la reconnaissance des siens, la volonté et les qualités propres à chacun. Enfin, c’est plutôt drôle, mais notez que la 3D n’est pas indispensable.

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