Ces trucs qu’on devrait TOUJOURS oser faire

Oser demande parfois un peu de courage. Et pourtant, notre vie serait facilitée d'un rien ! Sophie-Pierre Pernaut revient avec toi sur ces petites choses du quotidien que nous devrions toujours oser faire.

Ces trucs qu’on devrait TOUJOURS oser faire

— Publié le 30 avril 2013

Il y a des choses que je n’ai jamais osé faire et que je ne vois presque jamais faire chez les autres. Peur du ridicule, de paraître impolie, je ne sais pas ce qui nous retient, parfois, de tenter le coup. Après tout, ces petites choses du quotidien nous faciliteraient autant la vie qu’un GPS qui fonctionne ou un paquet de gruyère de survie au fond du frigo pour accompagner nos pâtes sèches à la fin du mois !

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J’aimerais que tu voies cet article comme un acte militant : oui, la vie serait plus douce si on se lançait et qu’on faisait deux ou trois trucs en plus dans notre vie de tous les jours.

Demander aux gens qui sortent d’un restau si c’était bon

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Aller au restaurant, c’est quand même un sacré budget. J’avais déjà du mal à envisager d’y aller quand j’étais étudiante mais un travail à temps plein ne me permet pas non plus de craquer mon porte-monnaie trop souvent. Mine de rien, décider d’aller dépenser une quarantaine d’euros par personne pour se remplir la panse sans avoir à faire la vaisselle, c’est pas rien. Alors imagine si on t’y sert de la nourriture immangeable ou tout bêtement « supportable ». Bien sûr, il y a les avis des consommateurs sur Internet qui nous guident, mais qui nous dit que toutes les personnes qui ont déposé leur petit commentaire ne sont pas des proches des proprios de l’établissement ? Bien sûr, il y a le bouche-à-oreille et les conseils des proches, mais comment faire quand nous débarquons dans une ville que nous ne connaissons pas ? Ah !

Souvent, quand je vais au restau, j’hésite. J’hésite loooongtemps et il m’arrive de rebrousser chemin de peur de choper un parasite ou que tous les plats de mon menu aient le goût de plastique fou. Pourtant, une toute petite question suffirait à m’aider à faire mon choix : il suffirait que j’ose demander aux gens qui sortent du restaurant pendant que je regarde la carte devant la porte si c’était bon. C’est tout con, la question me brûle le bout de la langue comme une langue qui pique trempée dans le piment et pourtant, je ne la pose jamais par peur de me faire rembarrer par des inconnus aimables comme un vieux slip.

A priori, la dame a l’air contente de son plat. Tu peux y aller.

Sentir les jus de fruits (ou autres) quand on est invitée

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Ne fronce pas les sourcils, c’est un vrai conseil très utile que je te donne là : parfois, il peut arriver que nous soyons invitées à quelque repas/soirée/goûter/thé dansant (je fais très bien la Macarena). Dans ces moments-là, nous nous devons bien souvent de faire confiance à notre hôte en ce qui concerne la fraîcheur des aliments mis à notre disposition. Nous ne devrions pas, et j’en veux pour preuve un évènement très simple : un jour, j’ai invité des gens chez moi. Pour leur permettre de couper « leur verre d’eau », j’avais mis du jus de fruits sur la table. Mais ce jus de fruits était entamé depuis si longtemps qu’il a fini craché sur le mur : j’avais ressorti celui que je voulais en réalité jeter au lieu de prendre une brique neuve. Ce genre de mésaventures peut arriver à n’importe qui, même à la plus dévouée des amies.

Pense aux murs de tes copains – et à tes intestins : renifle les mixtures qu’ils te proposent pour vérifier leur fraîcheur. Ils seront peut-être vexés sur le coup mais ça t’évitera bien des soucis si tu oses le faire. Moi, maintenant, je fais semblant d’avoir un tic qui me fait sentir tout ce que je bois comme si c’était du vin, par exemple.

Demander aux gens à passer devant eux pour acheter son billet de train

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C’est simple, à la gare, il n’y a bien souvent pas de séparation entre ceux qui achètent leur billet pour TOUT DE SUITE et ceux qui préfèrent aller directement au guichet pour payer leur aller-retour directionLa Grande Motte deux mois plus tard (ou alors ça existe et je suis vraiment concon). Je suis sûre que tu sais de quoi je parle : tu viens de courir comme si tu étais poursuivie par un fétichiste qui voulait signer son sillon inter-fessier pour attraper ton train. Alors que tu entres en gare, 5 minutes avant le départ, tu te souviens que tu n’as pas acheté ton billet. Ni une, ni deux, tu te diriges alors vers le guichet (automatique ou avec un humain dedans) pour acquérir ce précieux sésame qui te permettra de monter dans ton véhicule sur rails sans avoir à payer ni amende, ni surplus à bord. Mais il y a du monde et tu sais pertinemment que tu n’auras pas le temps. Dans ce cas de figure, soit :

  • tu es quelqu’un de finalement pas trop timide qui demande aux gens devant à quelle heure est leur train pour savoir si tu peux passer avant eux
  • soit tu n’oses pas et tu trépignes en réalisant qu’il te faudra prendre le train sans billet au tarif normal. Et ça fout les boules très fort.

Eh bien voilà, toi qui n’oses pas, je te propose qu’on se prenne la main et que plus jamais, non, plus jamais nous ne nous laisserons retarder par des gens qui ne sont de toute façon pas forcément pressés de partir. Ouais.

Demander un tampon/une serviette hygiénique quand tu n’en as pas

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Imaginons : tu es à la fac/en ville/sur une aire d’autoroute sans boutique et la texture entre la peau de ton intimité et le coton de ta culotte t’indique que tu as tes règles, menstrues, frivolité ou que sais-je encore. Tu vérifies dans ton sac et constates l’ignominie : tu n’as pas de protection hygiénique, et tu ne connais aucune des personnes qui t’entourent. Tandis que certaines n’hésitent à aucun moment à demander aux femmes tout autour si elles n’auraient pas par hasard un tampon ou une serviette, moi (et je suis à peu près certaine à 5632% ne pas être la seule), je me contente de serrer les cuisses et de couper inconsciemment ma respiration, comme si ça allait me ralentir le flux. C’est stupide, parce qu’il y a très peu de chances qu’une femme en possession d’une protection m’en refuse : ça ne coûte presque rien et ce genre de situations est connue de toutes. Alors cessons les complexes (les règles, ce n’est pas sale et on est toutes d’accord là-dessus) et sauvons nos culottes qui n’en peuvent plus de se prendre du détachant pour faire partir les traces laissées par notre pudeur mal placée. Après tout, on me taxe bien 1000 clopes à l’année dans la rue alors c’est pas un tampon chopé de temps à autres qui va me pourrir le karma.

« Si tu me donnes un tampon je t’offre en retour une boule de feu bleue ». Un troc comme les autres.

Note : ceci ne marche pas avec une Moon Cup. Non. Désolée.

Et toi, toi qui n’es pas qu’audace et absence de gêne, quels sont les petits trucs que tu n’oses pas faire alors que ta vie serait encore plus cool si tu te laissais aller ? 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Kmarlou
    Kmarlou, Le 30 octobre 2015 à 1h48

    Moi, ça me faciliterait pas forcément la vie, mais ça pourrait la rendre un peu + belle pour certain(e)s ; dire à des inconnues dans la rue que je les trouve super belle/bien habillée/stylée/maquillée/beaux cheveux/kiffe leur originalité...
    Je sais pas j'ai des accès de positive attitude depuis quelque mois et je me fais des remarques genre "woaw elle est belle la fille," et surtout ayant des cheveux afro pas toujours bien entretenus,je suis particulièrement admirative des touffes de certaines filles que je croise) mais je me dis qu'elles vont me trouver bizarre, que toutes façon on a pas le temps tout le monde est pressé dans la rue;... Alors que ça pourrait être sympa de peut-être faire sourire quelqu'un de temps à autre...

    Sinon je n'ose pas faire beaucoup de choses que vous avez décrites dans les com,
    Juste une fois, quand je partais pour mon Erasmus, j'étais avec mon camarade qui prenait l'avion pour la première fois de sa vie (alors que moi à une certaine période je le prenais plus souvent que le train). Et au moment de passer la sécurité on s'est rendu compte que on allait être trop justes pour l'embarquement, la queue étant super longue et j'ai osé le; "pardon s'il-vous-plaît on est en retard, notre embarquement fini dans quelque minutes"... Ya une seule personne qui nous a fait une remarque ("beh nous aussi") mais on avançait donc on s'enfichait (et je crois que mon pote était trop stressé pour s'occuper de ça). Et on a eu notre avion à temps (on était les derniers à la porte d'embarquement, juste derrière nous y avait un groupe de jeune qui courrait en gueulant pour leur pote à la traîne :P ).

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