Nyamka est une jeune Mongole transgenre. Elle est travailleuse sociale. -
Nyamka se démaquille après une soirée dans son identité de femme. Dans sa vie quotidienne, elle joue un
homme. -
Nyamka en reine mongole. -
Gambush a 67 ans. Elle aussi transgenre, elle a travaillé toute sa vie en tant que prostituée. -
Aujourd'hui trop âgée, elle donne des cours de lapdance. On la voit ici en train de se faire maquiller. -
Détail de la table de nuit de Gambush. -
Naaram avec son fils adoptif. L'enfant est légalement le fils de sa sœur et du mari de celle-ci. -
Naaram en reine mongole. -
Pour sa série de photos Wonderland, Álvaro Laiz s'est rendu au Venezuela parmi les Warao. -
Pour plus d'images de cette série, voir la vidéo ci-dessous ! -
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La transidentité en Mongolie et au Venezuela dans l’oeil d’un photographe

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Dans ses séries de photos Transmongolia et Wonderland, le photographe Álvaro Laiz a pris pour modèle des personnes transgenres dans des contextes très différents.

Dans beaucoup de pays du monde, les personnes transgenres sont encore très mal acceptées. En Mongolie où elles subissent beaucoup de violences et ne sont pas protégées par la loi, beaucoup préfèrent rester au placard et cacher leur identité.

« Ces personnes ne peuvent pas s’exprimer hormis dans certains endroits. Votre vie devient un scénario dans lequel vous faites semblant d’être quelqu’un d’autre. Votre travail, vos proches deviennent une part de cette représentation, et il reste peu d’espace pour être tel-le que vous le voudriez. C’est insensé » dénonce Álvaro Laiz dans un mail à Slate.com.

Ce photographe espagnol a vécu trois mois en Mongolie pour photographier des femmes transgenres. Parmi ses modèles certaines se prostituent, d’autres exercent des métiers traditionnels sous une identité d’hommes.

En plus des photos documentaires, il les a aussi faites poser pour des clichés plus mis en scène, dans des robes de reines mongoles traditionnelles. Il voulait ainsi exprimer « la manière dont elles se voient » : « l’identité n’est pas à sens unique, c’est un mélange fluide d’influences, à la fois internes et externes, qui forment notre manière d’affronter le monde » explique-t-il.

Après ce projet de 2011, Álvaro Laiz s’est intéressé à une autre culture : celle des Warao, un peuple indigène d’Amérique du Sud vivant entre la Guyane et le Venezuela. Ici aussi le photographe a travaillé sur les personnes transgenres, mais elles y sont beaucoup mieux acceptées.

L’existence de « Tida Wena », qui ne sont considérés ni comme hommes ni comme femmes, remonterait à des traditions précolombiennes. Cependant, avec l’épidémie de sida qui sévit chez les Warao (entre 40 et 80% de la population touchée, selon plusieurs études), ces personnes sont de plus en plus rejetées. Avec les homosexuels, elles sont en effet accusées de répandre la maladie.

Ce dernier projet s’appelle « Wonderland ». Vous pouvez le découvrir en vidéo :

Pour découvrir d’autres travaux d’Álvaro Laiz, c’est sur son site !


Lady Dylan


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Voici le dernier commentaire
  • Ysha
    Ysha, Le 1 mars 2016 à 17h51

    Cet article est super intéressant !! Un tout petit point à signaler : il ne s'agit pas de robe de reine mais de groupe "ethnique" mongol. C'est encore plus intéressant dans la réappropriation de l'identité quand on sait à quel point ces costumes sont emblèmatiques en Mongolie !!

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