Tout sur le Manga !

Aujourd’hui j’ai envie de te raconter ce que c’est un manga et de te conseiller quelques titres. Ces titres seront rarement les plus connus, d’abord parce que j’ai envie de te faire découvrir des trucs qui sortent de l’ordinaire, ensuite parce que je n’ai pas tout lu, et enfin parce que les titres dont je […]

Tout sur le Manga !

Aujourd’hui j’ai envie de te raconter ce que c’est un manga et de te conseiller quelques titres. Ces titres seront rarement les plus connus, d’abord parce que j’ai envie de te faire découvrir des trucs qui sortent de l’ordinaire, ensuite parce que je n’ai pas tout lu, et enfin parce que les titres dont je vais te parler sont à mes yeux les meilleurs dans leur catégorie, loin des préoccupations comme le poids qu’ils ont dans les ventes…

« Manga », d’abord, ça veut dire « bande dessinée » en japonais. Le manga ce n’est donc ni les dessins animés (souvent appelés ‘animes’), ni les figurines et autres produits dérivés. On parle donc ici de la bande dessinée format livre de poche à la couverture rarement superbe qui te pique les yeux régulièrement. Le manga trouve des dérivés en Corée (dans ce cas on parle de Manwha) et en Chine (Manhua).

Les japonais ont, de tout temps, aimé raconter des histoires par le dessin. Je pense que tu es déjà tombée sur une estampe japonaise, ces superbes peintures dont chaque détail semble plus vrai que nature. Pendant le XIXème siècle, les moyens de transports et de communication se sont développés à l’international, favorisant les échanges entre les pays et les cultures. Le Japon s’est donc peu à peu occidentalisé, délaissant nombre de ses coutumes. Les caricatures et autres dessins de presses envahissent rapidement les journaux japonais de l’époque, sous l’influence de dessinateurs anglais, français, etc. Petit à petit le principe de manga se généralise.

Mais il faudra attendre l’après-guerre (1939-1945), mais surtout un homme, Osamu Tezuka, pour que le manga devienne ce que nous connaissons aujourd’hui. Tezuka est fasciné par Walt Disney et voudrait lui aussi créer des dessins animés. Mais il n’a absolument pas les moyens. Il se met donc à dessiner les histoires qu’il voudrait voir à l’écran, emprunte des cadrages et des effets au cinéma et au dessin animé et créé ainsi une bande dessinée pleine d’action et comme vivante. Il finira d’ailleurs par adapter en dessin animé une de ses œuvres phares (Tetsuwan Atom, connue en France sous le titre Astro le petit robot), amenant ici une autre particularité du manga. La plupart des œuvres à succès sont ainsi adaptées en dessins animés.

Ensuite, Tezuka a inspiré un nombre incroyable d’auteurs qui sont eux aussi devenus mangaka (auteurs de manga). Créant ainsi tout un univers d’une richesse incroyable, proposant tous les styles graphiques mais aussi tous les thèmes imaginables, comme au cinéma.

Aujourd’hui le manga est un phénomène d’une immense ampleur qui joue un grand rôle dans l’économie du pays. Au Japon, la plupart des mangas sont d’abord publiés dans des magazines de prépublication (de nombreuses séries y sont regroupés, à raison d’un chapitre de chaque série par numéro), ce n’est que quand une série rencontre du succès en prépublication qu’elle est ensuite publiée sous le format que nous connaissons en France.

D’ailleurs, le manga a eu bien du mal à s’imposer chez nous. Arrivé dans les années 1970, le style, le format, la lecture à l’envers (l’écriture japonaise étant de droite à gauche), et tout simplement une culture très différente de la nôtre ont fait que le lectorat français n’a pas accroché. La sortie du film Akira a amené à faire connaître le manga dans les années 1980, car l’éditeur Glénat a dans le même temps commencé à publier certains titres (dont Akira), mais cela restait un succès très timide. Il faudra en réalité attendre les années 1990 et le Club Dorothée et surtout le dessin animé Dragon Ball pour déclencher le vrai succès du manga en France. Après avoir été un genre presque indépendant, le manga devenait à la mode chez les jeunes. Mais cela a également posé problème, du fait de la méconnaissance des parents mais aussi des chaines diffusant des animes. En effet, des séries comme Nikky Larson ou Les Chevaliers du Zodiaque étaient en réalité des séries assez violentes, voir coquines. Les chaines françaises ont donc opéré une censure sans retenue sur les épisodes, coupant de nombreuses scènes mais remplaçant aussi beaucoup de dialogues par des gags plus enfantins. Le souci c’est que les mangas papiers, copies fidèles des originaux, n’étaient pas du tout adaptés au public du Club Dorothée !

Le manga a dès lors commencé a avoir une double image négative, jugé par les uns puérils, par les autres trop violents ou limite porno… Mais cela n’a pas empêché le marché de continuer à progresser, et le travail des éditeurs, la curiosité des lecteurs mais aussi la reconnaissance par les ‘pros’ ont permis une réelle évolution de la manière de penser. En effet, le manga c’est un univers aussi riche que la bande dessinée, que la littérature ou même que le cinéma. Il y a du mauvais comme du très bon, du pas bien dessiné comme du sublime, et surtout des thèmes pour tous. Au Japon, les mangas sont classifiés par genre, chacun adaptés à un lectorat particulier. En France, on a conservé cette classification, tout en gommant un peu les cases de lectorat. Ainsi les garçons pourront lire des shojos romantiques, et les filles se délecteront d’un shonen hilarant ou d’un seinen plus violent.

Dans mes conseils je vais te parler des shonens et seinens, des shojos et joseis, du trhiller et du manga d’horreur, et enfin d’un manga plus poétique, philosophique, que j’ai qualifié de « manga d’astmosphère »…


Le Shonen et le Seinen

Ces deux genres sont d’abord destinés aux garçons (le shonen pour les jeunes, et le seinen pour les plus grands). Mais ce n’est pas comme si les filles n’aimaient pas parfois l’humour un peu lourdingue et les scènes de bastons bien foutues. Ne boudons donc pas notre plaisir, et fouillons du côté des shonen pour des histoires bourrées d’actions, mais aussi d’humour (et avec un peu d’initiatique là-dedans), et des seinen pour des thèmes plus adultes et des combats d’anthologie. Je pourrais bien sûr te parler de Naruto, One Piece, et autre Bleach, mais j’ai plutôt envie de t’amener un peu plus loin dans le rayon, vers d’autres séries qui valent elles-aussi leur pesant de cacahuètes :)

Les plus déjantés
Entre baston et running gags, on se marre comme à cinq ans et on suit des héros crétins mais super balèzes.

Soul Eater, de Atsushi Ohkubo. Soul Eater est du genre à devenir assez rapidement culte. Un graphisme superbe et chiadé, des personnages barrés mais attachants et un humour qu’on ne peut qu’apprécier. Soul Eater c’est un monde un peu Tim Burtonnien, où des duos combattants-armes (les armes étant des humains pouvant se métamorphoser) chassent les âmes pour atteindre le but ultime, que l’arme devienne le nouveau Death Sythe, l’arme officielle de la Mort.
– A découvrir également : Fairy Tail, Nés pour Cogner, Sumomomo Momomo

Les captivants
Un soupçon de fantastique, des personnages à la personnalité plus que réelle… de quoi mettre tes nerfs à rude épreuve !

Alive, de Tadashi Kawashima et Adachitoka. Juste après une vague de suicide planétaire, un ado voit tout autour de lui des personnes développer des aptitudes hors du commun, et rarement pour faire le bien… Mais quand c’est face à son meilleur ami, transformé par cette nouvelle puissance, qu’il se retrouve, il décide de lutter, et de ramener coûte que coûte son pote à la raison. Et c’est parti pour une course poursuite explosive, pendant laquelle il fera la connaissance d’autres ‘porteurs de pouvoir’, plus ou moins sympathique. Haletant et passionnant.
– A découvrir également : Le Roi des Ronces

Les violents
Parce que des fois un peu d’hémoglobine ça fait du bien, et que les mecs avec des armes phénoménales c’est sexy (et les filles encore plus), on peut nous aussi éprouver un immense plaisir devant une scène bourrée d’une violence libératrice… tant que c’est pour de faux. Parfois pas vraiment besoin d’un scénario bien foutu, mais quand l’histoire est profonde derrière c’est encore mieux !

Jusqu’à ce que la Mort nous Sépare, de Hiroshi Tagashige et Double-S. Pour le coup, c’est vraiment une de mes séries préférées, et une semaine de sortie de ce titre ne peut pas être complètement une mauvaise semaine. Dans un futur proche, au Japon, les familles des victimes des yakuzas ont créé une organisation pour lutter contre eux, car il est clair que les autorités, rongées par la corruption, ne font rien. L’arme secrète de cette organisation, c’est un sabreur de génie. Aveugle, mais aidé par des technologies très avancées, il fait de son handicap un atout. Pendant une de ses missions, une petite fille vient à sa rencontre et le conjure de la protéger. Cette demoiselle vient d’échapper aux yakuzas, très intéressés par ses dons de prescience (elle voit dans un futur proche) et a choisi cet homme pour devenir son sauveur. Dès lors un lien indestructible semble s’être noué entre eux, et ils vont associer leur talents pour devenir encore plus forts. Même si désormais tout le monde cherche à les arrêter. Un graphisme superbe, un rythme digne d’un bon blockbuster d’action, un mélange de traditions de combats ancestrales et de hautes technologies, des personnages géniaux. Un titre juste énorme…
– A découvrir également : Jackals, Enfer et Paradis


Shojo/Josei

Le shojo est le pendant féminin du shonen, et le josei est un shojo plus ‘adulte’, ayant pour public de jeunes femmes. Le shojo le plus répandu est une version manga de la comédie romantique, mais il existe bien sûr une infinité de thèmes qui dépassent la simple histoire d’amour. Pour ma part, je suis complètement accro aux shojos de toute sorte et suis donc intarissable sur le sujet. Voici donc une petite séléction de mes préférés…

Les hilarants
Parmi les shojos, il y a ceux qui sont sérieux, mais il y en a aussi beaucoup qui sont bourrés d’un humour décapant, où l’histoire d’amour est finalement bien moins importante que les situations un peu dingues dans lesquelles se retrouvent les héros. Un vrai bonheur !

Kimi Wa Pet, de Yayoi Ogawa : Kimi Wa Pet, c’est un de mes mangas préférés. C’est l’histoire d’une fille, grande, canon, qui bosse dans un grand journal à un poste assez important. Le souci c’est que les mecs avec qui elle sort développent aussitôt un complexe d’infériorité vis-à-vis d’elle, et ses relations finissent en eau de boudin… Un soir de loose, elle découvre dans un carton en bas de chez elle… un mec abandonné là ! Ce jeune beau gosse (elle a 25-26 ans, il a une petite vingtaine) l’émeut, parce qu’il lui rappelle… son chien, qu’elle adorait petite ! Elle décide donc de l’héberger pour la nuit, mais elle finit par s’y attacher comme à un animal de compagnie. C’est le début d’une histoire d’amitié infernale entre une femme-maîtresse et un garçon-chien, qui donne lieu à plus d’une situation délirante (puisqu’elle parle de ‘Momo’ comme d’un vrai chien aux hommes qu’elle rencontre, et quand son nouvel amoureux lui fait la surprise de venir la voir, elle doit trouver plus d’un subterfuge pour ne pas se faire griller). Ce manga plein d’humour, d’amitié, d’amour est un vrai concentré de fraicheur absolument adorable. On devient vite accro !
– A découvrir également : Switch Girl, Lovely Complex, Otomen, Host Club, Skip Beat

Les nostalgiques
Forcément s’il y en a des drôles, il y a aussi des shojos plus fins, plus sérieux, qui décrivent en prenant leur temps, la multiplicité des émotions et des sentiments. Pas facile de ne pas se retrouver une fois de temps en temps les larmes aux yeux devant ces mangas tout en finesse.

Parfait Tic de Nagamu Nanaji : Fuko est pleine de joie de vivre, et mène une petite vie tranquille. Jusqu’à ce que deux très beaux garçons, des cousins, Ichi et Daiya, emménagent juste au dessus de chez elle. Entre la pétillante miss, le sérieux Ichi et le bad boy Daiya, c’est parti pour une valse des sentiments toute en subtilité, parfois triste mais toujours douce, servie par un superbe dessin. En plus, et finalement ce n’est pas un détail, Fuko arbore toujours des coiffures géniales. Une mine d’inspiration en plus d’une jolie histoire d’amour. Que demander de plus ?
– A découvrir également : Nana, C’était Nous, Lollipop, Sawako (chroniqué ici)…

Les fantastiques
Les mangakas s’inspirent autant des légendes japonaises que de celles du monde entier pour insuffler de la magie dans leurs mangas…

Fruits Baskets, de Natsuki Takaya : Tohru, jeune lycéenne, vient de perdre sa mère et est désormais orpheline. Elle ne veut pas déranger sa famille et décide de vivre seule, mais par un concours de circonstances, elle finit par atterrir chez un garçon de sa classe, Yuki, qui l’oblige à rester vivre sous son toit plutôt que seule dans la nature. La voilà qui doit vivre avec trois garçons, Yuki, Kyo et Shigure Sôma. Mais la famille Sôma cache un lourd secret qu’elle ne va pas tarder à découvrir, certains des membres sont sous le coup d’une malédiction et dans certaines circonstances, ils se transforment en l’animal de leur signe zodiacal chinois. Cette malédiction les a petit à petit enfermés sur eux-même, les obligeant à vivre le plus possible reclus et à se sentir "différents", mais la joie de vivre de Tohru va venir chambouler tout ça. Ce shojo est une petite merveille de sensibilité, parfois sombre mais plein d’amour.
– A découvrir également : Twinkle Stars, les mangas de Kaori Yuki et Yuu Watase…

Les adultes
Certains shojos, que l’on appelle en fait josei dans ces cas-là, se passent bien loin du cadre du lycée, et suivent le parcours d’une jeunesse japonaise qui a du mal à trouver ses marques dans le monde des adultes…

Complément Affectif, de Mari Okazaki : Mari Okazaki est une auteure de josei phare au Japon. Mais ses atmosphères étranges et sa manière de raconter peuvent parfois étonner ou déranger. Complément affectif est pourtant une superbe histoire. Minami Fuji a 27 ans et elle travaille dans une agence de pub. Elle consacre toute sa vie au travail et perd son amoureux, faute de s’être assez investie dans leur relation. Cette rupture laisse en elle un grand vide qu’elle va essayer de combler tout en se protégeant. Difficile de savoir quand faire confiance, quand s’ouvrir à l’autre, quand s’attacher. Difficile de tomber amoureuse sans que cela fasse mal. C’est cette quête d’amour et de bonheur que l’on suivra à travers ce manga poétique et subtile…
– A découvrir également : Walkin Butterfly, Un Drôle de Père


Les thrillers et les mangas d’horreur

Les japonais sont passés maîtres dans l’art de te faire peur. Mais genre vraiment peur. C’est aussi sans doute leur culture, différente de la notre qui fait ça, mais ils n’hésitent pas à aborder des thèmes glauques ou répugnants, sans tabous. A côté de ça ce sont aussi d’excellents scénaristes et dessinateurs…

XXth Century Boys : Bon là autant te le dire, tu tiens un des meilleurs scénarios tout genre confondu de tous les temps. Adapté depuis au cinéma mais pas passé dans ma ville (mon cœur saigne, j’attends la sortie dvd). Pour tout t’avouer je n’ai toujours pas lu le tout dernier tome, parce qu’après ça sera fini et que je ne veux pas que ce manga se termine. L’histoire est un joyeux mélange d’époques. Ça commence dans les années 1970, une bande de gamins s’ennuie copieusement et investit le terrain vague pour y créer mille et un jeux. Un jour, l’un d’entre eux ramène un cahier, et propose aux autres d’y écrire des « prédictions pour l’an 2000 ». 1999 : l’un de ces gamins a la trentaine et tiens le combini (supérette) familial en élevant la fille que sa sœur a abandonné avant de disparaître. Kenji (il s’appelle comme ça) va se rendre compte que l’un des gamins avec qui il jouait s’est donné les moyens de réaliser tout ce futur écrit en patte de mouche sur un cahier d’écolier. Et pour la survie de l’humanité il faut l’arrêter.

Manhole, de Tetsuya Tsutsui : Tetsuya Tsutsui est un mangaka complètement malade, vu les thèmes qu’il aborde et la manière dont ils les traitent. Mais un malade très doué. Manhole c’est une histoire de bio-terrorisme, mais en raconter beaucoup plus ce serait gâcher ton plaisir. Imagine un homme nu qui déambule en ville, avec des allures de zombies. Il finit sa course face à un autre mec, lui vomit du sang dessus, avant de s’écrouler, mort. Ça c’est le début de Manhole, et avant la fin du troisième tome tu auras du mal à reprendre ta respiration. Pour public averti également.

– A découvrir également : Monster, MPD Psycho, les Gouttes de Dieu, Doubt (chroniqué ici), Kurosagi Livraisons de Cadavres


Les mangas « d’atmosphère »

Ici, ce sont tous ces mangas un peu difficile à définir (et dans ces cas-là, en jargon de libraire on dit « atmosphère »). Les japonais ont une manière de raconter les histoires et de voir le monde très différente de ce dont on a l’habitude, et c’est finalement très agréable de se laisser bercer par leur rythme. Malgré une occidentalisation et une industrailisation rapide et peut-être un peu brutale, ils ont gardé un immense amour pour la nature, sa poésie et sa magie. Pour le coup, j’ai décidé d’élargier aux auteurs chinois et coréens car ils sont également très doués pour nous faire rêver.

Le manga philosophique
Taniguchi Jiro Taniguchi est l’un des auteurs les plus connus et réputés en France. Il a d’ailleurs largement contribué à redorer l’image du manga en France. Très inspiré par la littérature occidentale mais aussi la bande dessinée franco-belge (il a notamment travaillé avec l’auteur Moebius pour Icare), il propose un dessin et une narration plus accessible au lecteur de bd classique. Il n’en délaisse pas pour autant un style très japonais et ses récits s’inscrivent dans le quotidien du Japon d’hier comme d’aujourd’hui. Pénélope t’avait parlé de son amour pour Quartier Lointain (lien), mais de nombreux autres de ses titres sont publiés en France. Pour n’en citer que quelques autres, Le Sommet des Dieux, Un Ciel Radieux, le Journal de Mon Père, ou encore un Zoo en hiver, presque autobiographique, qui parle du quotidien d’un jeune mangaka dans les années 60. Dans ses oeuvres, Taniguchi s’interroge et nous amène à nous interroger en même temps sur des sujets qui nous concernent tous, notre identité, le destin, la famille… Beau et formateur en même temps.

Le manga historique
Les japonais et les mangakas, sont très attachés à leur histoire, proche et lointaine. On retrouve donc de nombreuses oeuvres traitant d’une manière sérieuse ce passé (comme les titres d’Hirata, très politique, sur les samouraïs). Il existe aussi de nombreuses références plus ou moins sérieuses à ce passé dans tous les mangas, par le biais de personnages ninjas, samouraïs, etc. Certains se passent dans le Japon médiéval, d’autres dans notre époque. Mais ici je vais te parler d’oeuvres traitant d’un passé beaucoup plus proche de nous…

L’Orchestre des Doigts, de Osamu Yamamoto : cette histoire démarre avec le tout début de la première Guerre Mondiale. Un jeune homme, dont le rêve est d’être musicien, se heurte aux espoirs plus sérieux que son frère a pour lui. Il finit par oublier l’un et l’autre et accepte de devenir professeur de musique… pour une classe de sourds et muets ! A l’époque les handicaps n’étaient pas encore compris et ces enfants souffraient énormément dans des familles qui pensaient que cet enfant était une punition divine. De plus, le langage des signes et toute autre langage pour sourd-muet n’étaient pas encore répandus, et les enfants face auxquels il se retrouve ne savent même pas que les choses ont un nom. C’est donc ce mélange de l’Histoire et de l’histoire, celle d’un homme qui apprendra autant aux contacts des enfants qu’il va réussir à leur apprendre lui-même, au milieu d’une guerre dure et cruelle. Un superbe récit, émouvant et passionnant.
– A découvrir également : Nonnonba

Le manga poétique
On connait tous les haïkus japonais, l’une des nombreuses démonstrations de leur amour pour la poésie. La calligraphie, comme les esquisses en sont d’autres, et le manga lui aussi regorge de poésie.

Yotsuba, de Kiyohiko Azuma : même si de nombreux mangas regorgent d’une poésie superbe, c’est tout de même Yotsuba qui a toute mon affection. Chroniqué ici (lien), c’est l’histoire d’une petite fille un peu étrange, qui découvre le monde à travers son quotidien, son père, ses voisins, la ville et la nature. Des petites scénettes courtes, délicates, mais aussi hilarantes (je pleurs de rire à chaque fois), qui rappellent à quel point la vie est belle. Rafraichissant et bon pour le moral.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Miss Sweet
    Miss Sweet, Le 25 septembre 2009 à 19h28

    J'aime les mangas et surtout les shojo comme Nana, Paradise Kiss, Mars....mais j'emprunte aussi les mangas de mon mec comme Death note, Detenu 042, Hunter X Hunter...mais mon préféré en shojo c'est Kimi wa pet, j'ai vraiment beaucoup rit. D'ailleurs maintenant je suis fan de la mangaka Yayoi Ogawa qui a fait Kimi Wa Pet. J'ai lu aussi Baby Pop et son one-shot Candylife qui sont excellents. J'espère qu'elle fera un autre manga prochainement.
    Le seul point négatif avec le manga, pour moi, c'est qu'aussitôt acheté (à plus de 6?) aussitôt lu du coup soit je patiente pour la prochaine sortie soit j'ai envie d'acheter tous les volumes d'un coup, sauf que ça coûte cher! J'essaye aussi d'acheter plus de one-shot ou alors un manga dont tous les volumes sont sortis.

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