Edie Brickell & The New Bohemians

Edie Brickell… pas très connue. La chance de cette jeune femme a certainement été le CD-Rom de Windows 95, sur lequel se trouve le clip d’une de ses chansons, Good Times. Par ce biais, elle a probablement eu un peu plus de succès, notamment en France où on sait très peu de choses d’elle. Idem […]

Edie Brickell… pas très connue. La chance de cette jeune femme a certainement été le CD-Rom de Windows 95, sur lequel se trouve le clip d’une de ses chansons, Good Times. Par ce biais, elle a probablement eu un peu plus de succès, notamment en France où on sait très peu de choses d’elle. Idem pour ses camarades, The New Bohemians, dont le site est tout aussi vide que celui de la jolie brune.

C’est peut-être que la musique d’Edie Brickell et de ses musiciens n’est pas vraiment originale. Cependant, l’un des morceaux du groupe, What I am, certainement l’un des moins réussis, a connu un grand succès à sa sortie et a d’ailleurs été repris par la suite par Emma Bunton, l’ex-Spice Girl.

Mariée à Paul Simon (celui de Simon & Garfunkel), Edie Brickell a aujourd’hui six albums à son actif. Shooting Rubberbands at the Stars sorti en 1989, suivi l’année d’après par Ghost of a Dog, tous deux faits avec le groupe de musiciens qui travaillait avec elle depuis le début. Comme souvent, c’est face à l’échec de cet album qu’elle se sépare de son groupe, The New Bohemians, et sort Picture Perfect Morning en 1994, en solo. Pas un très grand succès à la clé, comme on s’en doute ; et la demoiselle ne remet ça qu’en 2003 avec son album Volcano. Les deux autres albums sont des compilations : un Best of, ainsi que The Ultimate Collection.

Celui-ci, sorti en 2002, regroupe des chansons de ses trois premiers albums, tant ceux qu’elle a produits avec son groupe d’alors que ses albums solo. Concrètement, ça ne change pas grand chose car seule ou avec ses musiciens, les chansons d’Edie Brickell restent assez semblables les unes aux autres.

La principale caractéristique de cette compilation est sans aucun doute d’être fort apaisante. The Ultimate Collection, c’est ça : un album de pop tout simple. Avec des morceaux plutôt mous mais pas trop quand même ; avec d’autres morceaux qui remuent un peu, mais pas trop quand même.

Mais est-ce qu’on peut se limiter à ça ? C’est assurément la première impression qu’on se fait des dix-neuf chansons de cette compilation, supposés d’ailleurs être les meilleurs de la jeune chanteuse et de ses nouveaux bohémiens. C’est qu’il faut, en réalité, les regarder de près.

On peut quasiment tout de suite supprimer What I am. Pas forcément par esprit de contradiction mais parce que c’est l’un des morceaux les plus insipides, fades du lot. Quant aux paroles, n’en parlons pas.

Mais voilà que ça change ensuite. Avec Little Miss S., A Hard Rain’s a gonna Fall, Circle, Stwisted, Lost in the Moment, Green, Big Day, Little Boat : voilà la majorité des chansons de la période New Bohemians. Ce n’est pas mauvais, mais ça ne transcende pas non plus. Les paroles sont, pour la plupart, assez originales ; et la voix d’Edie Brickell, quoiqu’ assez banale, s’accorde très bien aux mélodies, elles-mêmes gaies, mi-douces, mi-légères. De ce côté-là, c’est pas mal ; mais sans plus.

Ensuite, il y a les morceaux qui sortent un peu plus du lot, que ce soit parce que les mélodies sont plus entraînantes et originales ou parce qu’elles tranchent avec tout ce qui a précédé sur cette compilation : Woyaho, Zillionaire, Invisible Man. Ici d’ailleurs, les paroles sont parfois drôles. Il faut dire qu’à part sur le premier morceau tout de suite mis de côté, les paroles semblent toujours être le point fort d’Edie Brickell et de ses amis.

Avec le temps, ses morceaux ont pris un côté jazzy et/ou folk plutôt efficace. Le résultat : Like I do Now, 1873, Girl in the Magazine, Boys in the Band, A Little Time, Vodka et Baby. Sur ceux-ci, déjà, on aperçoit ce qui fait la qualité de la musique d’Edie Brickell. Quelques-uns de ces morceaux ont été faits en solo, d’autres avec divers musiciens, parfois The New Bohemians au complet. Le temps semble donc avoir eu un effet plutôt positif sur eux car ces chansons-là sont efficaces, sauvent quelques platitudes qui les ont précédées.

Et puis comme souvent, il y a le petit bijoux. En l’occurrence Good Times, le morceau choisi à juste titre par Geffen pour figurer sur le CD-Rom de Windows 95. Un morceau de la période solo d’Edie Brickell – extrait, donc, de son album Picture Perfect Morning. La chanteuse ne brille pas cette fois-ci du côté des paroles bien qu’elle ne tombe jamais dans la banalité. L’intérêt de Good Times est ailleurs, dans la mélodie aux rythmes réguliers, toujours envoûtants. Vraiment réussi : les dix-huit autres morceaux valent déjà un petit quelque chose ; Good Times justifie à lui-seul The Ultimate Collection !

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