The Good, the Bad and the Queen

« Pour créer, allons brouter à côté ». C’est la solution anti-pétrification que semblent adopter des artistes comme Damon Albarn, capable de donner dans le Blur comme dans le Gorillaz. Escale musicale la plus récente de l’énergumène : The Good, the Bad and the Queen, « jeune » groupe qui refuse de se définir comme […]

The Good, the Bad and the Queen

« Pour créer, allons brouter à côté ». C’est la solution anti-pétrification que semblent adopter des artistes comme Damon Albarn, capable de donner dans le Blur comme dans le Gorillaz. Escale musicale la plus récente de l’énergumène : The Good, the Bad and the Queen, « jeune » groupe qui refuse de se définir comme tel et compte parmi ses membres d’impressionnants mercenaires : Paul Simonon (The Clash), Tony Allen, Simon Tong (The Verve) et… Damon Albarn, donc.

Quatre artistes réunis sous la baguette de Danger Mouse pour manier l’alambic musical et distiller The Good the Bad and the Queen, premier produit de cette espèce de Club des alchimistes associés. Ils ne sont pas si nombreux, les albums qui savent allier richesse et pureté des lignes, accumulation de détails et âme. Alors tomber sur un The Good the Bad and the Queen fait chaud aux tympans.

Londres et la société britonne ont beau imprégner l’album (voir History Song, Herculean ou encore Kingdom of Doom), ce qui marque dès les premières écoutes, c’est une ambiance sombre et iréelle, à la faveur de laquelle émerge une sorte de monde parallèle. Le genre d’univers étrangement familier qui semble pourtant évoluer dans un autre temps, un autre lieu.

On y parle de cités en pleine décadence, d’innocence perdue et d’identité brouillée. Le « lieu » a des allures de ville fantôme, de western un peu glauque. Le calme y est inquiétant, la placidité trompeuse. Et la limpidité de titres comme Nature Springs, Behind the Sun ou Bunting Song ne fait qu’ajouter au côté légèrement trouble de cet album.

Le lapin d’Alice, la clé vers cette autre réalité, ce sont les imbrications de mélodies qui pavent The Good the Bad and the Queen. Une avalanche de détails musicaux ajoutés les uns aux autres avec la délicatesse d’un spécialiste de la feuille d’or. Harmonieusement sculptés dans des rythmes qui empruntent à différentes contrées musicales, les titres poussent diaboliquement à la divagation. Piano, chœurs, sifflotements, aiguillons de xylophone, samples aériens… Pour apprécier l’album, rien de mieux que d’éteindre la lumière ton casque sur les oreilles, avec pour seule mission de perdre le fil de tes pensées le long des multiples sillons creusés par chaque titre. Et les images jaillissent d’elles-mêmes.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Ma[ska]rade
    Ma[ska]rade, Le 5 septembre 2007 à 13h48

    Autant en écoutant quelques titres de-ci de-là ça passait plutôt bien, enfin ça se laissait écouter, pas désagréable, mais après les avoir vu en concert au festival de Werchter, là je peux plus.

    Je me suis fait chier mais royalement, jamais je ne m'étais autant ennuyée pendant un concert. Pourtant le groupe jouait bien et il y avait une bonne ambiance dans le public, mais j'avais l'impression que pendant les 75 min qu'a duré le concert, ils n'ont joué que le même titre, encore et encore.
    Si j'avais pu, je serais sortie, mais je suis restée, en regardant désespérement l'heure, qui ne passait pas.

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