The Girl Code Movement lutte contre les viols sur les campus

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The Girl Code Movement est une association américaine qui éduque les étudiant-e-s. Le but : les pousser à intervenir pour éviter les viols.

The Girl Code Movement lutte contre les viols sur les campus

Les étudiantes sont les personnes les plus susceptibles d’être violées aux États-Unis. Alors que Barack Obama a lancé en janvier dernier un groupe de travail à ce sujet, ce sont les jeunes femmes elle-mêmes qui se mobilisent à l’université de Syracuse avec The Girl Code Movement.

Créée par trois étudiantes, dont au moins deux sont des survivantes d’agression sexuelle, l’association vise à créer des « spectateurs actifs » (« active/empowered bystanders »). Ces derniers doivent intervenir lorsqu’ils remarquent une situation à risque : une jeune femme ivre ou délaissée par ses ami-e-s en soirée, un homme qui verse quelque chose dans un verre abandonné…

Les fondatrices de l’association, Jacqueline Reilly, Caroline Heres et Julie Gelb

Des spectateurs qui sont surtout des spectatrices, puisque l’association vise en priorité les femmes :

« Quand nous avons commencé, nous avons plus ou moins gardé les hommes hors de notre équation parce que nous ne pensions pas forcément qu’ils nous écouteraient » explique l’une des fondatrices, Jacqueline Reilly, au magazine en ligne College Candy. « Mais j’ai été très plaisamment surprise par le nombre d’hommes qui ont soutenu Girl Code. (…) Quand nous avons commencé nous travaillions avec une organisation appelée SWEAR, Stand With Everyone Against Rape [agir avec tous contre le viol], et ils se concentrent sur l’éducation des hommes à ce sujet. Ils sont donc un peu notre organisation frère et nous travaillons beaucoup avec eux. J’entends tout à fait l’argument selon lequel il faut éduquer les hommes. Je pense qu’il faut que ça vienne des deux côtés. »

Empêcher les viols sans blâmer les victimes

Si l’association donne des conseils aux femmes, Jacqueline Reilly se défend de participer au victim blaming, qui considère la victime de viol comme partiellement ou totalement responsable des actes de sona gresseur. « Le viol n’est jamais de la faute de la victime » rappelle-t-elle sur le site Buzzfeed : « Même si la drogue, l’alcool ou une relation nocive sont des facteurs de risque, un viol n’est jamais de la faute de la victime ».

Leur Tumblr comprend d’ailleurs des citations telles que « si vous blâmez la victime de viol parce que ses vêtements étaient provocants, vous devriez aussi blâmer la banque qui a été braquée parce que son contenu était provocant ».

Est-ce qu’intervenir lorsqu’on voit une jeune femme ivre n’est pas empiéter sur sa vie privée ? « Nous en avons beaucoup parlé avec Caroline [une des autres fondatrices] parce que nous ne voulons pas non plus empêcher les gens de prendre du bon temps » explique Jacqueline à College Candy. « Vous ne voulez pas être en train d’essayer de protéger quelqu’un alors qu’il se passe rien de dangereux. Mais dire simplement « hey, ça va ? » ne fait pas de mal. »

Pour éduquer les étudiant-e-s, The Girl Code Movement travaille notamment avec le journal du campus – elles sont soutenues par leur université – et fait campagne sur Internet. Créée en novembre dernier, leur page Facebook réunit des statistiques, des citations et des conseils. Elle en est aujourd’hui à plus de 5000 abonné-e-s.

Même s’il est dommage d’avoir besoin d’éduquer les gens pour éviter les viols, on ne peut que saluer le travail de The Girl Code Movement. Et devenir nous-même des « spectateurs actifs ».

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Lady Dylan


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Commentaires
  • Eloso12
    Eloso12, Le 10 mars 2014 à 18h33

    irideae;4615016
    eloso12;4607109
    C'est un très bon début... mais ce n'est pas suffisant.
    Après je ne connais pas trop les statistiques aux Etats-Unis.
    J'ai vécu ça dans un temps pas si lointain... Et ce n'est pas forcément lorsque l'on est totalement ivre, droguée ou je ne sais quoi qu'on se fait violer. Le viol peut très bien être fait par des personnes que l'on connait!
    Et je pense qu'il faut aussi faire de la prévention là-dessus (bon j'n'ai pas d'idée sur le comment).

    Après je pense qu'il faut aussi agir sur l'encadrement... Il n'y a rien de pire que d'être prise pour une menteuse par les autorités. Faut pas s'étonner que très peu de personne porte plainte après....


    Sinon, très bon début et ça serait cool d'avoir ce relais d'infos en France!
    Je réagis (un peu tard :P) par rapport au propos en gras parce que dans le contexte étudiant américain, ce n'est pas du tout contradictoire, bien au contraire. Les étudiantes, la plupart du temps, connaissent leur agresseur puisqu'ici, on parle d'agressions qui ont lieu dans les campus universitaires, donc les lieux de vie des étudiants et notamment lors de fêtes organisées par les fraternités. On parle donc d'endroits où les victimes sont amenées à croiser et recroiser leurs agresseurs, rien à voir donc avec le mythe sur le viol qui veut que la victime soit agressée dans une ruelle sombre par un parfait inconnu.

    Pour plus d'infos, je t'invite à lire cet article d'Antisexisme intitulé Alcool, fêtes & viol – les fraternités étudiantes aux États-Unis qui est le troisième d'un ensemble enquêtant sur les sociétés sans viol et les sociétés enclines au viol. Elle y montre notamment quel rôle stratégique tient l'alcool dans le contexte de fraternités machistes.
    Oui oui je sais :) C'est ce que j'ai essayé de dire en faite ^^ Mais j'me rends compte que j'ai très mal exprimé ma pensée

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