Pourquoi il faut regarder The Alienist, nouvelle série criminelle en costumes

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The Alienist est une série criminelle qui soigne son esthétique. Porté par un casting somptueux, elle est LE nouveau phénomène à découvrir absolument. Kalindi te parle de son coup de coeur du mois.

Pourquoi il faut regarder The Alienist, nouvelle série criminelle en costumes

Il y a quelques semaines, je t’écrivais un article sur les nouvelles séries de 2018. Dedans, il y avait The Alienist, qui sur le papier a tous les apparats d’un produit télévisuel marquant.

Produite par Cary Joji Fukunaga, qui transforme tout ce qu’il touche en or (True Detective, Beasts of no nation, Jane Eyre) et créée par Hossein Amini, cette série est actuellement en cours de diffusion.

J’ai regardé ses deux premiers épisodes, et sans surprise : The Alienist (adapté du roman L’Aliéniste de Caleb Carrtient ses promesses !

The Alienist, ça parle de quoi ?

Au XIXème siècle, dans un New York boueux qui grouille de rats et de scélérats, le corps d’un enfant est retrouvé mutilé. Les autorités ne parviennent pas à mettre la main sur le tueur.

Les pouvoirs publics sont face à une impasse.

Theodore Roosevelt, le préfet de la ville, demande à l’illustrateur John Schuyler Moore ainsi qu’au spécialiste des maladies mentales Laszlo Kreizler de mener une investigation afin de mettre la main sur cet infâme criminel.

The Alienist, une leçon d’esthétique

J’ai été passionnée du début à la fin du pilote.

L’esthétique très léchée des images appuie la narration de Hossein Amini, créateur soucieux de faire du « beau ».

Pour te donner une idée de ce à quoi la série peut bien ressembler, sache que tous les personnages baignent dans un clair-obscur déroutant et propice au mystère.

Les scènes tournées en extérieur sont impressionnantes de réalisme.

La boue mange les mollets des femmes en jupons, et des hommes en pantalon de laine, les chevaux se frayent un chemin au trot dans les dédales du marché, les « enfants de putain » font le tapin, le corps dévoré par la faim.

Un New York du XIXème siècle comme je me le représente : perverti et lugubre.

La reconstitution est en cela brillante. Le description précise de cette ville en pleine mouvance puisqu’en phase de modernisation est spectaculaire de détails. Et c’est ce qui m’a fait tomber immédiatement amoureuse.

Quelque part entre The Knick, Penny Dreadful et Peaky Blinders (visuellement), The Alienist a l’étoffe des grands.

The Alienist et son casting bluffant

Je sais, ça fait quelques temps maintenant, mais je suis toujours surprise et ravie de retrouver d’immenses acteurs de cinéma à la télévision.

À l’annonce du casting d’un nouveau produit, je reste souvent ébahie. Cette fois-ci n’a pas fait exception.

Et pour cause, le trio de tête de The Alienist a de quoi séduire : Daniel Brühl, Luke Evans et Dakota Fanning (à qui les costumes d’époque vont décidément très bien).

Daniel Brühl incarne un criminologue tourmenté, aidé par Luke Evans (à qui tout va mieux que la cape de Dracula), un illustrateur qui aime traîner dans les bordels.

Dakota Fanning, quant à elle, campe la première et seule femme employée par la police de Manhattan.

Ces trois héros inquiets évoluent dans une ville qui ne les épargne jamais.

Ils sont sans cesse secoués par les événements, mais demeurent placides. Je les aime déjà d’amour.

The Alienist, une réception critique mitigée

À mon très grand étonnement, The Alienist n’a pas remporté le succès critique qu’il mérite selon moi. Il est donc l’heure de pousser un coup de gueule.

Décortiquons ensemble l’avis des médias américains.

The Hollywood Reporter écrit :

The Alienist ressemble à une version de True Detective qui aurait remonté le temps (…) ou à Mindhunter au 19ème siècle, mais compense ce manque d’originalité par de superbes décors et un casting de qualité.

Quant à Entertainment Weekly, il déclare :

L’histoire d’un détective qui s’identifie au monstre qu’il pourchasse. Cela n’est pas original, on l’a déjà vu dans Mindhunter, mais pas pour autant désagréable à suivre.

Le New York Times ajoute avec raideur (comme d’habitude) :

Sur la base des premiers épisodes, le résultat est correct : son récit est dense, morose mais trop rigide. Il n’y a pas de quoi bloquer sa soirée chaque semaine.

ALORS.

Au moins, on est tous d’accord pour dire que la série vaut visuellement son pesant de cacahuètes.

Cependant tous les journalistes des médias précédemment cités s’offusquent du « manque d’originalité » de la série. Ils la comparent à Mindhunter, qui a fait des émules quelques mois auparavant.

J’ai envie de répondre : ET ALORS ????

Parce qu’une série, un film, un livre aborde un thème précédemment exploré par une autre série, un film, un livre, il ne mérite pas qu’on lui consacre du temps ?

Je trouve ces déclarations dommage.

Autant cesser de voir, lire, écouter. Autant arrêter avec la culture. Car beaucoup de choses ont déjà été faites.

Les mêmes médias ont écrit des papiers élogieux sur Game of Thrones. Pourtant les enjeux de Game of Thrones n’ont rien de franchement nouveau ! Ils sont même tous très shakespeariens.

Cela n’en fait pas une mauvaise série. Au contraire, ça en fait une série INSPIRÉE.

Alors je suis d’accord, moi aussi j’aimerais que l’on me propose du jamais vu. Mais parfois il faut analyser une oeuvre pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle n’est pas !

Enfin, c’est un avis très personnel

Toujours est-il que The Alienist mérite tout à fait que je lui réserve une heure de ma semaine. Pour m’émerveiller devant ses lumières, son gothisme et son ambiance.

L’avenir nous dira si l’intrigue est à la hauteur de l’esthétique, mais pour l’instant je suis comblée.

The Alienist est actuellement en cours de diffusion sur la Turner Network Television.

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Commentaires
  • Penny Winkeul
    Penny Winkeul, Le 2 février 2018 à 21h08

    J'ajoute à l'ordre de l'article un nouveau commandement: il FAUT lire le roman qui inspire la série. Surprenant et brillant.

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