Comment l’indépendante Tiana a aidé Lola à se forger

Par sa volonté et son histoire, Tiana est devenue un modèle dans la vie de Lola, 22 ans, qui a appris à ne pas baisser les bras.

lola-tiana-teamprincesses-rs

En partenariat avec Disney (notre manifeste).

Lola a un parcours atypique.

J’ai déjà entendu cette phrase dans la bouche d’un tas de jeunes qui se sont maintes fois réorienté·es.

Mais la vie de Lola est atypique, depuis ses premiers pas jusqu’à ses études. C’est pourquoi j’ai été très vite fascinée par le récit de sa vie.

Lola, passionnée de culture, étudiante en cours de réorientation

Lola a 22 ans. Elle a terminé ses études l’an dernier et recherche un emploi.

D’abord, elle a tenté un bac hôtellerie et restauration par défaut.

« J’avais des notes moyennes, mes profs m’ont donc dirigée vers un bac technologique.

Comme mes parents ont fait des études plus professionnelles, j’ai un peu suivi leur trace. »

Finalement, elle préfère se tourner vers un BTS Tourisme.

Aujourd’hui, elle est titulaire d’une licence pro conception et mise en œuvre de projets culturels.

Une longue description un peu barbare qui cache tout simplement sa passion pour la culture, surtout le théâtre, la danse et les expositions.

Lola, comme Tiana, est volontaire.

Elle n’a pas écouté bien longtemps ses professeurs de lycée qui la guidaient vers un bac pro.

Elle a totalement changé de parcours d’études par elle-même.

Faire de la médiation culturelle entre les œuvres et le public, voilà le projet qui l’anime chaque jour.

À lire aussi : J’ai testé pour vous… être gardienne au Musée du Louvre !

Au bout du rêve de Lola, dans les pas de Tiana

La jeune femme de 22 ans raconte le rêve ultime qu’elle voudrait accomplir dans le futur :

« J’ai envie de créer un lieu de création et d’exposition artistique qui permettrait une vraie rencontre entre le public et les artistes amateurs et professionnels. »

Difficile de ne pas associer ce projet avec le restaurant que souhaite ouvrir Tiana dans le dessin animé Disney.

Lola poursuit :

« Je vois beaucoup d’artistes qui s’approprient des friches pour en faire des centres culturels indépendants.

Le problème, c’est qu’ils peuvent vite oublier les spectateurs et spectatrices.

J’aimerais être là pour faire le lien entre ces deux mondes.

J’ai un regard assez critique puisque je suis un peu extérieure à la création, et en même temps je peux comprendre les créateurs et créatrices. »

À côté de cet attrait pour le milieu artistique, Lola s’adonne à la pâtisserie et la cuisine, et adore chanter ou écrire.

Une femme pleine de ressources, intelligente, sensible et ouverte en somme.

Lola, sa famille et son identité d’enfant adoptée

Lola ne peut pas parler d’elle sans parler de sa famille.

C’est elle qui lui a tout appris et c’est encore sur ses épaules qu’elle s’appuie pour se construire.

« C’est ma famille qui m’a sensibilisée à la culture dans son ensemble. Un de mes cousins est bédéiste, mes oncles et tantes sont passionnées de musique et de théâtre.

Quant à mon père et ma mère, ils n’ont jamais désapprouvé mes choix dans mes études même s’ils ne comprenaient pas toujours, parce qu’ils s’inquiétaient surtout de mon avenir.

Au fond, je sais que je peux toujours compter sur eux. »

Néanmoins, ces dernières années, elle est partie en quête d’une identité plus personnelle qui l’obligera d’une façon ou d’une autre à s’émanciper un peu de ses proches.

« Je suis une enfant adoptée. Je suis noire, d’origine africaine et j’ai grandi dans une famille de personnes blanches.

À l’adolescence, j’ai rencontré des jeunes noirs qui ont des parents noirs aussi et ils m’appelaient Bounty parce que j’ai une peau noire mais j’ai une façon de voir le monde comme une personne blanche.

Ça m’a blessée au début mais finalement, c’est un peu vrai.

Je ne me sens pas noire, ou attachée à une origine. D’abord parce que je ne la connais pas.

Ensuite parce que j’ai vraiment évolué dans un environnement de personnes caucasiennes qui ne vivent pas les mêmes situations que d’autres familles aux parents ou grands-parents issus de l’immigration africaine.

Je suis encore en quête, mais je pense que je finirai par savoir qui je suis. »

Pour cela, Lola s’est rapprochée de personnes adoptées, qui cherchent leur place.

Elle explique qu’elle se sent prise entre deux cultures : celle de la France, qu’elle connaît bien mais qui lui renvoie souvent sa couleur de peau.

L’autre, c’est une culture qu’elle ne maîtrise pas, et dont elle ignore beaucoup de choses.

« J’ai l’impression que je dois me faire accepter partout où je vais, » rapporte-elle.

La princesse Tiana fait écho dans la vie de Lola

Elle avoue que voir Tiana dans un dessin animé Disney a été un électrochoc pour elle.

Enfin, elle voyait une femme d’exception à la carnation noire au cœur d’une histoire classique, La Princesse et la Grenouille.

« J’ai regardé le film un ou deux ans après sa sortie avec ma petite cousine. J’ai découvert en Tiana une héroïne formidable. Je me suis tout de suite identifiée à elle.

Je voulais être aussi motivée et déterminée qu’elle. »

Lola a toujours été accro à Disney : elle a toujours été bercée dans cet univers aux chansons à messages positifs diffusées dans les dessins animés.

Pocahontas et Mulan reflètent deux modèles de femmes que Lola admire. Mais Tiana résonne en elle, par sa couleur, sa personnalité et son histoire.

« Tiana n’est pas une personne importante dans la société dans laquelle elle vit et pourtant elle est très positive, pleine de volonté et d’ambition.

En fait, j’aurais pu être à sa place. »

Lola continue sur sa lancée :

« Elle incarne la première princesse d’origine africaine chez Disney.

Personnellement, je me suis rendu compte que je manquais de représentation africaine dans la vie de tous les jours, quand j’étais petite et encore aujourd’hui.

De voir Tiana dans un dessin animé Disney, ça m’a fait du bien. »

Lola trouve qu’il y a de plus en plus de fortes personnalités noires à la télévision, dans les séries et au cinéma.

Mais grâce à Tiana, les petites filles comme celle qu’elle a été peuvent comprendre qu’elles comptent aussi.

Croire en l’avenir et en soi comme Tiana

Lola vient de terminer une saison comme guide touristique et cherche un travail depuis. Ce n’est pas un quotidien facile mais elle ne perd pas espoir et affirme garder le sourire :

« Tiana m’a appris qu’il ne faut jamais abandonner ses rêves, même si c’est dur.

À la fin ça va aller et j’ai compris qu’il faut compter sur son entourage et que toutes les expériences, bonnes au mauvaises sont importantes.

Je refuse de perdre courage et je prends exemple sur elle.

Je garde la tête haute et j’essaie d’aller de l’avant tout en m’appuyant sur les gens que j’aime.

Et puis Tiana est une femme qui s’assume seule.

Elle n’a pas de mari, n’aspire pas à une vie de femme au foyer et sait ce qu’elle veut c’est-à-dire ouvrir son restaurant avec ses propres moyens. »

Que ce soit par sa couleur de peau, sa personnalité ou son récit, Tiana a permis à Lola de réfléchir sur son identité, sur ses ambitions et lui a donné quelques leçons qui lui seront utiles.

Elle l’affirme, encore une fois :

« Tiana m’a aidée à me forger et restera un modèle pour le reste de ma vie. »

À lire aussi : Nina parle de sa rencontre avec Raiponce, sa princesse alter ego

POURQUOI REGARDER THE HANDMAID’S TALE ALORS QUE ÇA MET BIEN LE SEUM ?

JulietteGee


Tous ses articles

Commentaires

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Désactive ton bloqueur de pub ou soutiens-nous financièrement!