Les sujets du bac philo 2014 sont tombés !

Les sujets du bac philo, attendus chaque année avec une ferveur quasi religieuse, soulèvent de mauvais souvenirs ou une belle nostalgie. Voyons voir ce que l'année 2014 nous a réservé.

La philosophie esthétique et morale était à l’honneur cette année avec des sujets basiques mais vastes. Le travail de problématisation devait donc permettre de cerner le thème de façon plus précise, face au risque de hors-sujet qui rôde autour de ces questions très générales.

Pour les vaillants scientifiques

  • L’artiste est-il maître de son oeuvre ?

Ce sujet interroge le rapport à l’artiste, à l’oeuvre, mais aussi au grand absent de ce sujet : le public. C’est le terme « maître » qui est le pivot de cette interrogation car c’est sa définition qui oriente la réflexion.

  • Vivons-nous pour être heureux ?

L’avantage de ce sujet c’est qu’il parle à tout le monde. Le problème c’est qu’il faut alors dépasser ses considérations personnelles pour faire un vrai travail de définition autour de la notion de « bonheur » qui ne soit pas biaisé.

Pour les inspirés littéraires

  • Les oeuvres éduquent-elles notre perception ?

Sans aucun doute le sujet le plus difficile cette année. Un point de départ idéal consistait à se rappeler qu’éduquer vient du latin « eduquere » qui signifie autant grandir, au sens littéral du terme, qu’élever au sens pédagogique. Il s’agit d’un mouvement qui nécessite un effort et qui n’est jamais naturel ou spontané.

  • Doit-on tout faire pour être heureux ? 

Beaucoup plus abordable, cette réflexion classique sur le bonheur pouvait s’appuyer sur la forte charge morale du verbe « doit-on ». Ne pas négliger l’importance de l’expression « tout faire » qui doit choquer par sa radicalité !

Pour les ambitieux économistes

  • Suffit-il d’avoir le choix pour être libre ?

Ce sujet, qui est mon petit préféré, invite à une réflexion autour du sens du mot « liberté ».  Deux autres termes semblables à des synonymes au premier abord pouvaient vous aiguiller : la licence, c’est-à-dire la capacité à faire ce que l’on veut, et l’autonomie, c’est-à-dire la capacité à se fixer à soi-même ses propres lois. Encore une fois l’analyse du verbe principal est déterminante : utiliser le terme « suffir » n’est pas innocent…

  • Pourquoi chercher à se connaître soi-même ? 

Ce sujet est peut être le plus dangereux de ces épreuves. À 17 ans, la thématique de la découverte de soi-même est souvent parasitée par d’autres réflexions plus personnelles sur son identité propre. Un travail sur la valeur réflexive de l’expression « soi-même » était intéressant pour bien débuter : le sujet n’est pas à confondre avec : « Pourquoi chercher à se connaître ? » et l’on pouvait faire une adroite référence à la fameuse phrase attribuée à Socrate : « Connais-toi toi-même ».

Croisons les doigts pour ceux et celles qui sont encore en train de composer. On leur souhaite un beau 20/20 !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Melimelo__
    Melimelo__, Le 17 juin 2014 à 17h10

    Je suis en L, j'ai pris le truc sur l'art et j'ai trouver ça simple!! (bon j'ai spé art pla aussi...)

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