Trois gros moments de stress du quotidien

Le quotidien est une source de stress inépuisable, c'est scientifiquement prouvé. Mais il y a certaines situations qui marchent vraiment à TOUS les coups.

Trois gros moments de stress du quotidien

Il existe quelques situations du quotidien qui ont le don de provoquer chez toute personne normalement constituée une montée de tension fulgurante et des accès d’angoisse irrationnels, alors que bon, si on y réfléchit un peu, tout ça est peut-être un peu excessif. Petit top 3 d’une paranoïaque en puissance.

L’angoisse que ta mère ne revienne pas à temps à la caisse

Mise en situation : tu accompagnes ta mère pour faire les courses, et bien sûr, tu n’as pas pris de sac (pour quoi faire ? Môman c’est la plus forte, elle a toujours tout ce dont on a besoin). Au moment de passer en caisse, ta chère génitrice se frappe le front : elle a oublié le jus de carambole (oui, ce fruit existe) pour ta petite soeur Gertrude. Et comme Gertrude fait sa crise d’adolescence, il vaut mieux éviter de la contrarier. Môman laisse donc tout en plan sur le tapis roulant pour courir quérir ladite boisson.

Je t’avais bien dit que ça existait.

Et là, le stress commence. Le tapis roulant s’active à une vitesse paranormale, les clients devant toi s’enchaînent, et tu vois ton tour arriver avec la sueur au front. Tu as l’impression de vivre la scène de l’incinérateur de Toy Story 3. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que la caissière ne te réclame son dû et que tu lui avoues piteusement que tu es dans l’incapacité de payer. Et qui sait ce qu’elle fera à ce moment-là ? Peut-être qu’elle gardera tout simplement tes courses et que tu partiras la tête basse. Mais peut-être aussi qu’elle appellera son supérieur, qu’on te fera mettre du jus de carambole en rayon jusqu’à ce que tu aies remboursé ta dette… Si ça se trouve, on prendra une photo de toi pour l’afficher à l’entrée du magasin avec la mention « Ennemie publique numéro 1 » en-dessous, qui sait ? Tu regrettes déjà le temps de l’insouciance… quand tu vois Môman se hâter vers toi. C’est vraiment la plus forte.

L’angoisse de ne pas être dans le thème

Ce soir, c’est la fête. Jean-Eudes t’a invitée à la soirée qu’il organise, et il paraît qu’il y aura même Marcellin. Mais si, Marcellin, ce type du fond de l’amphi dont tu ferais bien ton quatre-heures, en plus il a les yeux violets, VIOLETS quoi (ben si ça existe, puisque Marcellin les a). Bref, ce soir, c’est décidé, tu chopes.

Sauf que… Jean-Eudes t’a dit qu’il y avait un dress code. Enfin, « dire » est un bien grand mot… Ses termes exacts étaient « rdv ché oim se soir thème kostumé ramné dla bière ». Heureusement, tu es en LEA, donc tu penses avoir saisi l’essentiel du message : tu es censée revêtir un déguisement (et amener quelques boissons mousseuses), sans quoi l’accès à la soirée (et donc à Marcellin) te sera refusé.

Oui mais… quel déguisement ? À quel degré ? Sur quel thème ? Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? Tu as vu Lolita malgré moi, et tu connais les risques d’un déguisement hors-sujet. Si tu n’en fais pas assez, tu auras l’air coincée, et Marcellin te regardera d’un air dédaigneux en repartant avec Brigitte, ton ennemie jurée, grimée en Catwoman pour l’occasion. Si tu en fais trop, tu auras l’air débile, et Marcellin te regardera aussi d’un air dédaigneux en repartant avec Brigitte, qui aura eu le bon goût de ne pas forcer la dose, ELLE.

Ce moment gênant où…

Au final, même si tu rêves de ressortir le chapeau de mariage de ta tante pour te déguiser en Geneviève de Fontenay, tu choisiras la sécurité en débarquant déguisée en étudiante (tu auras pris un de tes bouquins de cours sous le bras, quoi), et tu feras bien, la moitié des invités ayant eu la flemme de trouver un déguisement. Et c’est Brigitte qui se tapera la honte avec son costume de Lady GaGa. Bien fait pour elle.

L’angoisse de la copie non rendue

Ah, les partiels… Ce moment idyllique pendant lequel tu mutes progressivement en Benjamin Biolay, parce que le sommeil devient accessoire face à la nécessité d’apprendre par coeur l’oeuvre intégrale d’un obscur théoricien ouzbek du XIVème siècle.

J’ai révisé la philo jusqu’à 5 heures du mat’ mais ça va.

Le jour J arrive et tu es aussi confiante qu’Afida Turner au festival de Cannes : tu vas tout déchirer, c’est sûr. Pendant que les autres pleurent en lisant le sujet, tu te bénis d’avoir sauté ton repas de la veille pour ficher le 18ème chapitre du bouquin du prof : tu sais répondre à trois questions ! Bon, sur un total de vingt-six, mais c’est déjà pas mal. Au bout des quatre heures réglementaires, tu rends ta copie le coeur léger : ce partiel-là, tu l’as validé, c’est sûr.

Tu sors toute guillerette, et là… le doute t’assaille. Est-ce que tu n’aurais pas oublié de rendre la cinquième copie double que tu as noircie ? Tu as vérifié quatre fois avant de sortir de la salle, mais quand même, en y repensant, le tas de feuilles que tu as rendu n’était pas très épais… Tu vois ton futur défiler : retaper ton année et te retaper les cours de géopolitique de Bernard, le prof qui n’a toujours pas découvert le savon, pour une copie non rendue, ce serait quand même ballot. Pour être fixée, il suffirait que tu vides ton sac et que tu examines son contenu… Tu n’oses pas, il vaut peut-être mieux ne pas savoir. Tu tournes en rond. Le choix est cornélien, comme Corneille, dramaturge français né en 1606 à… rha, voilà que ces partiels t’ont transformée en Mac Lesggy !

Et puis tu craques, tu examines fiévreusement tes feuilles de brouillon, pour constater l’absence de toute copie officielle. Ouf. Adieu, Bernard.

Et toi, quelles situations du quotidien ont le don de te coller un stress monstrueux ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Aiika
    Aiika, Le 1 juin 2013 à 21h02

    Partir la dernière du bureau et me demander une fois loin "Ai-je bien fermé la porte à clé?". :halp:

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