Comment le stérilet a changé ma vie !

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On se souvient toutes de la campagne choisir sa contraception de l’INPES « La meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit ». Même que Pénélope Bagieu avait dessiné pour eux. Cette campagne m’a tout particulièrement marquée : elle disait que chacune pouvait avoir LE moyen de contraception qui lui convenait, et que si ce n’était pas le […]

Comment le stérilet a changé ma vie !

On se souvient toutes de la campagne choisir sa contraception de l’INPES « La meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit ». Même que Pénélope Bagieu avait dessiné pour eux. Cette campagne m’a tout particulièrement marquée : elle disait que chacune pouvait avoir LE moyen de contraception qui lui convenait, et que si ce n’était pas le bon, il fallait en changer.

Ça a été révolutionnaire : jusque là, je pensais être condamnée à prendre la pilule pour le restant de mes jours. Or, moi, être obligée de faire quelques chose chaque jour à la même heure, ça me donne des boutons (à moins que ce soit les hormones). Et je vous dit pas les angoisses quand je me réveillais en sursaut en plein milieu de la nuit persuadée que je l’avais oubliée. À force, ça devenait un vrai trouble obsessionnel compulsif, et je ne pouvais pas me coucher sans vérifier six fois que j’avais bien avalé le petit cachet du jour.

Bref, du jour au lendemain, j’ai arrêté la pilule, j’ai mis ma moitié et moi au préservatif pour un temps, et je me suis mise en quête du Graal : un moyen de contraception efficace, sans oubli possible, et sans hormones.

J’ai lu bien soigneusement tous les dépliants, et là, je suis tombée sur le stérilet au cuivre. Moi qui l’avait toujours écarté en pensant qu’il était réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants, j’ai été bien surprise. En fait, les premiers stérilets datent de 1928, et effectivement, à l’époque il y avait une chance pas négligeable de devenir stérile à cause d’un stérilet. Et puis les anciens stérilets étaient beaucoup plus grand que leurs descendant actuel (4 cm contre 2,5 cm aujourd’hui) et ils ne rentraient pas forcément dans l’utérus des femmes nullipares (qui n’ont jamais eu d’enfant). Sauf que la médecine a bien évolué, et aujourd’hui, c’est tout à fait possible.

Campagne de pub pour l'INPES par Pénélope Bagieu

En fait, pour moi, il n’y avait plus que des bonnes raisons :

– D’abord, une fois posé, il dure de 2 à 10 ans selon les modèles.

– Et puis surtout, il n’utilise pas d’hormones ! Au revoir boutons, kilos, cholestérol, sautes d’humeur : je redeviens une fille naturelle avec des cycles hormonaux normaux.

– Enfin, l’efficacité est très bonne : de 98% à 99,7% selon les modèles, puisque l’action est double : le cuivre est un spermicide, et la présence du stérilet dans l’utérus empêche la nidification si jamais un vaillant spermatozoïde avait malgré tout réussi à féconder l’ovule.

Après, le plus dur, c’est de convaincre autour de soi. Même les gynécologues. Parce que la plupart se tiennent pas trop au courant des dernières avancée, et leurs souvenir de la fac sont déjà bien loin. Personnellement, j’ai trouvé le bon gynéco au planning familial. Il était grand, il était beau, et surtout, il était féministe et progressiste.

La pose se fait en deux visites :

– La première est pour évaluer les raisons et en discuter, et je ressors avec la fameuse ordonnance pour mon petit bijou utérin, au cuivre, à l’or et à l’argent. À la pharmacie, bonne nouvelle : un stérilet au cuivre coûte 30 euros, et il est remboursé à 65% par la sécu. À ce prix là, je ne pouvais même pas m’acheter une boîte de pilules (ni de capotes d’ailleurs, mais là j’avais trouvé la combine depuis un moment : on en trouve gratis dans pleins d’endroits).

– À la deuxième visite, le gynécologue mesure mon utérus pour voir s’il est assez grand (et oui, parfois un utérus de femme nullipare peut mesurer moins de 2,5 cm…), et il le pose. Dix minutes plus tard, je suis dehors, et je fais la danse de la libération ! Bon, une heure plus tard, je suis recroquevillée dans mon lit avec une bouillotte sur le ventre, et je ne danse plus trop. J’ai des contractions, c’est normal, mon corps veut expulser ce corps étranger. Mais je tiens bon, et deux jours plus tard, c’est fini, j’ai plus mal, je me sens juste libre.

Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de penser à la pilule, je n’ai plus l’inconfort du préservatif, je ne suis plus sous hormones, je n’ai plus de budget contraception, en fait, j’y pense plus du tout. Sauf quand une fille me raconte ses problèmes de pilules. Et ça me fait bien rigoler.

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Nymphette_Hippie

Je passe beaucoup de temps à rêver et à réfléchir à notre société. J'aime rencontrer des gens qui ont une perspective différente sur le monde.

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Commentaires
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  • Haricotbleu
    Haricotbleu, Le 1 octobre 2017 à 23h27

    J'apporte mon petit témoignage, plutôt rassurant dans mon cas, même si tout le monde réagit tellement différemment que ça ne veut pas dire grand chose.

    Ça fait un an que j'ai un stérilet en cuivre, et pour l'instant j'en suis hyper satisfaite. Il faut savoir que je fais partie des chanceuse qui n'ont jamais eu de règles très embetantes. Avant que je ne prenne la pilule, mes règles duraient 4/5 jours, flux moyen, régulières, pas de douleur, ou très rarement et très légèrement. Avec stérilet mes règles durent une bonne grosse semaine (mais seulement 3 jours de chutes du niagara) et j'ai un peu mal par vague les deux premiers jours (vraiment pas gênant, c'est juste que ça me fait un petit changement par rapport à rien du tout avant).

    La pilule (une micro dosée pendant 1 an) j'avais aucun problème majeur avec, mais je n'aimais pas ça. Je l'oubliais rarement, mais l'idée d'être dépendante de la prise, et l'idée que ces hormones pouvaient avoir un effet sur mon poids, mes humeurs, ma libido me dérangeait. L'idée de prendre des trucs chimique aussi. Du coup je suis allée chez mon médecin traitant pour qu'il me conseille un gyneco (j'en avais pas et je voulais pas demander à ma mère). J'avais lu que le corps médical était souvent réticent à poser des DIU sur les nullipares, donc j'étais prête à me battre pour qu'on m'accorde ce que je voulais. Mais en fait mon médecin n'a absolument pas tiqué quand j'ai dit c'était pourquoi et m'a tout de suite dirigé vers un gyneco qui n'a pas cherché à me dissuader le moins du monde, même pas quand je lui ai dit que j'avais pas de problème spécifique avec ma pilule, que je voulais juste tester le sans hormone.

    La pose s'est bien passé, j'ai pas eu très mal, c'était juste inconfortable et désagréable, ça tirait (mais le gygy m'a dit que j'avais un petit fibrome sur le chemin qui genait la pose). Par contre, une fois habillé, j'ai fait un malaise vagal. Ça m'a fait tout drôle (pas dans le bon sens...), c'était la première fois de ma vie, j'avais jamais tourné de l'œil avant (c'est pas comparable avec les vertiges de l'alcool :cretin:). J'ai bien pris 2h à rentrer. Mon utérus a un peu râlé le reste l'aprem et j'ai eu du spotting les 3 premières semaines, mais après tout s'est régulé tranquille. Jamais eu de pépin d'aucune sorte jusqu'ici (je suis en couple stable depuis deux ans).

    Le fait d'avoir un corps étranger en moi ne m'a jamais dérangé. Mais j'ai quand même été torturé psychologiquement. J'ai passé deux bons mois à stresser pour rien parce que j'avais peur que le truc soit mal placé, qu'il tombe avec mes premières règles et que je me retrouve enceinte. En fait ça me perturbait de ne RIEN faire pour ne pas tomber enceinte :rire:

    J'ai fini par m'habituer et maintenant j'y pense même plus.

    Bref, dans mon cas le stérilet est la contraception idéale pour mon organisme, mes convictions et mon mode de vie.
    J'espère juste que cette crainte superstitieuse que ça peut rendre stérile est fausse (oui, je sais que c'est normalement infondé, mais avec ma poisse légendaire je m'attends à tout...). J'aimerais bien.plus de témoignage de femme nullipare qui ont eu un DIU et des enfants sans problème après l'avoir retiré après 5 ans :)

    C'est tout pour moi XD (un jour j' arriverai à m'empêcher d'écrire des pavés de 15 pages...)

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