Ces souvenirs que je ne veux plus jamais acheter

Bientôt les vacances, la mer ou l'air pur de la montagne. Il faudra absolument ramener quelque chose qui prendra la poussière. Ce sera quoi pour vous?

Ces souvenirs que je ne veux plus jamais acheter

La boule à neige

Le pouvoir hypnotique d’une boule à neige est fascinant. Encore aujourd’hui, si vous m’en mettez une dans les mains je pense me transformer en ceci pour dix bonnes minutes.

Pourtant un beau jour, j’ai décidé que les boules à neige c’était terminé et que ces satanés objets ne faisait rien d’autre qu’encombrer les étagères de leurs chanceux propriétaires.

Rentrer avec une boule à neige dans ses valises ça passe encore quand tu étais à Courchevel ou Méribel (oui, nous sommes riches) mais depuis quand est-ce qu’il neige en Australie ou à Hawaii (nous sommes vraiment riches) ? Monde absurde.

Absurdité n°0527

Le bibelot animalier

Là-dessus, je suis certaine qu’on a toutes cédé et pas qu’une fois. Il suffit d’un rien : la pression du groupe à l’issu d’une colonie de vacances, la nécessité de trouver un cadeau pour tante Ursule avant le départ (alors que tout le monde sait que de toute manière tante Ursule n’a jamais rien aimé dans la vie) et quelqu’un (au hasard Belzébuth) qui te susure à l’oreille « Vas-y prend-le ça lui fera plaisir, c’est mignon ».

Empêcher mon moi prépubère d’acheter quelque chose « parce que c’est mignon » est peut-être la première des motivations qui me poussent à inventer la machine à remonter le temps. Surtout que la plupart du temps la babiole était objectivement laide et pouvait à elle seule envoyer des messages plus ou moins subliminaux à son destinataire.

Comme la fois où j’ai acheté un goret en porcelaine à ma marraine légèrement enrobée ou cette autre fois où j’ai ramené à mon père un labrador noir en simili-moquette pour lui faire subtilement comprendre que je n’avais toujours pas renoncé à mon projet je-veux-un-chiot.

Nous disions donc : le bon goût.

Le queue-de-raton-porte-clé-à-fourrure [existe aussi en version pompon]

Vous conviendrez que ce n’est probablement pas le nom officiel de l’objet en question. Je propose donc de le renommer avec un terme qui parlera à tout le monde : le rat crevé. Le rat crevé pullulait dans toutes les boutiques-souvenir de France et de Navarre entre 2001 et 2004. Si vraiment tu ne vois pas de quoi je parle, il s’agit de ceci :

Ça n’a aucun rapport avec tes vacances à Thonons-les-Bains mais fonce ma chérie, c’est magnifique.

Rassurons-nous : si à l’époque il était tout à fait tendance de se balader avec un castor mort accroché à son sac, ce temps est révolu. Personne ne veut plus encourager cet étrange commerce. C’est l’évidence même n’est-ce pas ?

Louis Vuitton, collection printemps-été 2010

Le souvenir personnalisé

Catégorie large puisqu’elle comprend n’importe quel objet pourvu que votre prénom y soit inscrit, gravé ou peint. Il peut s’agir d’un briquet, d’une règle graduée, ou d’un bracelet en cuir, peu importe : l’essentiel c’est qu’il vous rappellera qui vous êtes si jamais vous êtes frappé-e d’une crise d’amnésie aiguë.

En réalité, le souvenir personnalisé a deux fonctions primaires :

  • Vous faire mousser : « Hey, t’as vu, t’as vu, ils ont un torchon avec mon prénom, MON prénom ». Si en plus tu as un prénom rare, ce torchon est le petit miracle de ta journée et tu es obligé-e de l’acheter. CQFD.
  • Faire mousser les autres à ton retour : « Hey, t’as vu, t’as vu j’ai ramené une planche à découper spécialement dédicacée rien que pour toi. La classe ! C’est pas un cadeau que j’ai choisi au hasard pour le refiler à n’importe qui, non, j’ai vu cette planche et j’ai tout de suite pensé à toi ».


Et si je m’appelle Hortense-Apolline hein ?

Le souvenir localo-régional

Non je ne vais pas faire ça. Je ne vais pas cracher sur le patrimoine de nos belles régions. Du grillon provençal à la marmotte siffleuse en passant par le bol breton (ET personnalisable a.k.a. le combo-marketing gagnant), nos marchands locaux rivalisent d’ingéniosité pour nous proposer des souvenirs uniques (déclinés à 500 000 000 d’exemplaires). Si l’objet est estampillé du nom de la station balnéaire où tu as séjourné c’est encore mieux (rapport à la crise d’amnésie sus-mentionnée).

Le problème ce n’est pas l’objet en lui-même ; le bleu breton, les motifs à olives, c’est très joli dans la boutique. Mais une fois posé dans ton salon, ça ne s’accorde avec rien. Pour peu que tu changes de destination de vacances chaque année tu vivras bientôt dans une caverne d’Ali Baba où les bibelots s’entassent encore et toujours et où tu perds régulièrement ton frigo sous la montagne de magnets qui le recouvrent. Sachez-le, la leçon n’est jamais apprise. Je vous laisse, il faut que j’aille me dénicher une boule à neige à fourrure « Gingermind » avant de rentrer de Juan-les-Pins.

Viens prendre le thé chez moi, c’est sympa

Et toi, quels sont ces objets que tu ne veux plus jamais ramener dans tes valises ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Poe
    Poe, Le 2 août 2013 à 13h54

    river;4277810
    poe;4217571
    river;4216516
     j'achète des cartes postales de tout les endroits que je visite pour décorer mes toilettes :d
     j'adore l'idée, je te l'a pique !
    :puppyeyes: J'suis trop émue ! D'habitude les gens ils se foutent de moi en voyage "Attends, j'dois choisir de belles cartes postales pour faire caca devant !".

    Tout les jours, devant Buckingham Palace :caca:
    La grande classe :popcorn:

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