Smile… it confuses people (Sandi Thom)

Sandi Thom est une jolie demoiselle d’origine irlando-écossaise, dont la carrière a débuté (c’est la nouvelle tendance) grâce à Internet. Elle a en effet filmé 21 sessions en live avec ses musiciens via sa webcam, réunissant à chaque fois plus d’admirateurs devant leurs ordinateurs. Cela n’a pas échappé à Sony Music, qui s’est empressé de […]

Sandi Thom est une jolie demoiselle d’origine irlando-écossaise, dont la carrière a débuté (c’est la nouvelle tendance) grâce à Internet. Elle a en effet filmé 21 sessions en live avec ses musiciens via sa webcam, réunissant à chaque fois plus d’admirateurs devant leurs ordinateurs. Cela n’a pas échappé à Sony Music, qui s’est empressé de la signer, et elle nous livre aujourd’hui un très premier bon album, au titre intriguant (Smile… it confuses people) dont les influences naviguent entre folk américain, pop anglaise et soul.

Le premier titre de l’album, When horsepower meant what it said, entraînant et funky morceau rock/folk, révèle la jolie voix de la demoiselle, à la fois douce et puissante. Son talent vocal est confirmé par l’excellent I wish I was a punk rocker (with flowers in my hair), sur lequel, après une superbe intro a capella, elle marie avec talent une façon de chanter très rythm’n blues et un beat rock (rappelant celui de We will rock you de Queen) sur le refrain. Le mélange des genres, Sandi Thom connaît. Et maîtrise. Ce premier opus alterne sans fausse note des morceaux au rythme assez rapide, comme Little remedy, qui sonne très « brit pop », ou le funky What if I’m right, à la mélodie entraînante, et des ballades.

On notera tout particulièrement le sublime Lonely girl, morceau sur lequel la mélodie, les arrangements, et le chant de la jeune femme servent magnifiquement les paroles (« And I what a lonely girl/Trying to find her way/In this mixed up messed up world/And I see so many faces just like her/So many broken hearts in the world/And I what a lonely what a lonely girl »). Cette chanson, qui n’est pas sans rappeler le style d’une certaine Pink, se révèle être l’un des plus beaux titres de l’album, dont la suite nous réserve cependant d’autres belles mélodies, servies par des arrangements soignés. Que ce soit sur Sunset borderline, sur Time, splendide morceau où la douceur de la voix est rehaussée par l’accompagnement à la guitare, ou encore sur Superman, à la jolie mélodie, toute en douceur, et aux paroles émouvantes (« Don’t want the sun don’t want you to run/Don’t want superman don’t need wonderland/Just want you to love me »), la demoiselle nous fait une très belle démonstration de son talent musical.

Sandi Thom s’annonce donc comme une artiste polyvalente et talentueuse, certainement promise à une brillante carrière. Avec sa voix à la fois douce et puissante, ses textes touchants et bien écrits, ses mélodies accrocheuses et les arrangements très soignés de son premier album, la jeune chanteuse possède suffisamment d’atouts pour se faire un nom et marcher sur les traces d’artistes telles que Tori Amos ou Sinnead’O Connor, à qui on la compare (comparaison peut-être un peu hâtive toutefois). En tout cas, c’est tout le mal qu’on lui souhaite.

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