Le slam de Prince Ea qui s’excuse pour l’état de la planète auprès des prochaines générations

Prince Ea est rappeur et activiste. Il a écrit « Dear Future Generations : Sorry », un slam qui s'excuse pour l'état dans lequel on laisse la planète... non sans proposer des solutions et motiver tout le monde à trouver son propre moyen de la sauver.

Le slam de Prince Ea qui s’excuse pour l’état de la planète auprès des prochaines générations

Mise à jour le même jour, un peu plus tard – Comme nous l’ont fait remarquer Marguerite et Béné sur Facebook, un article très complet sur Dear Future Generations : Sorry a été publié sur MrMondialisation. Il parle en détail de la vente de crédits carbones REDD+, méthode d’action de Stand For Trees, l’association dont Prince Ea vante les mérites.

On ne peut que t’inviter à le lire, pour prendre conscience de tous les enjeux autour de cette vidéo.

Merci à Marguerite et Béné d’être aussi attentives et merci de nous l’avoir signalé, afin qu’on puisse le relayer !

Le 25 avril 2015 à 15h53 – Depuis quelques jours, un slam collecte des millions de vues. Il est l’oeuvre d’un rappeur et activiste, Prince Ea, qui tient à s’excuser (et qui le fait bien) sur l’état de la planète, auprès des prochaines générations. La vidéo, le montrant en smoking au milieu d’un paysage désert, a été publié le 20 avril dernier, soit deux jours avant la journée de la Terre.

Dans ce très joli et très touchant morceau de six minutes, il dit ce que nous sommes probablement nombreux et nombreuses à avoir envie de dire aux générations futures (et ce que les générations qui nous ont précédé sont probablement nombreuses à avoir envie de nous dire) : « désolé-e-s ». Prince Ea a passé plusieurs semaines en Afrique et a été témoin de la destruction des forêts. Il s’est inspiré de ce séjour pour écrire les paroles de ce morceau. Ça commence comme ça :

« Chères générations futures

Je pense que je parle pour tout le monde quand je dis… Pardon.

Pardon de vous laisser avec une planète dans cet état. Désolé qu’on ait été tellement pris par nos propres faits et gestes pour faire quelque chose.

[…]

J’espère que vous nous pardonnerez, nous n’avons simplement pas réalisé à quel point la Terre est spéciale. Comme quand un mariage bat de l’aile, on ne réalise pas ce qu’on a avant de l’avoir perdu. »

Prince Ea parle des animaux en voie d’extinction, de la pollution des océans, du fait que le profit ait été mis au-dessus des humains dans l’ordre de priorité, et du fait qu’on a utilisé la planète « comme une carte de crédit, sans limite de dépenses »… Il fait également l’apologie des arbres, parce qu’ils nous permettent de respirer, de nous nourrir, de nous soigner… et qu’ils sont désormais en danger puisque, comme il le rappelle, aujourd’hui, détruire des arbres est un moyen de gagner de l’argent.

C’est une jolie prise de conscience, à faire à titre individuel (bien que je ne doute pas une seule seconde que de nombreuses lectrices et nombreux lecteurs l’ont déjà faite) ainsi qu’à une échelle planétaire. Parce que l’idée, c’est justement de ne pas se résigner à laisser la planète Terre dans un sale état après notre passage. C’est d’ailleurs un des moments forts de la chanson :

« Je ne suis pas désolé. Ce futur, je ne l’accepte pas. Parce qu’une erreur (error, dans la chanson, c’est-à-dire des erreurs qu’on fait sans connaître le sujet) ne devient pas une mistake (c’est-à-dire des erreurs qu’on fait alors qu’on connait le sujet. Error et mistake sont deux mots différents en anglais, qui ont la même traduction en français, ndlr), jusqu’à ce que l’on refuse de les corriger. »

Prince Ea fait d’ailleurs partie de Stand for Trees, association qui lutte contre la disparition des forêts et à respecter davantage la nature, faune comme flore, dont il parle et dont il fait la promotion (sans forcer la main) dans la vidéo. « C’est l’option que j’ai choisi. Mais quelle que soit la façon dont vous voulez soutenir les arbres, faites-le. »

Il interpelle également des entités, ou des personnes, qui ont eu des propos qu’on peut considérer comme naïfs, ou dangereux, à l’image de Fox News (grande chaîne américaine où des déclarations niant les dangers voire l’existence du changement climatique, ont été entendues) :

« Eh, Fox News, si tu ne penses pas que le changement climatique est une menace, je te mets au défi d’interviewer les milliers de sans-abris au Bangladesh. Pour voir que, pendant que vous étiez dans vos nids luxueux, leurs foyers étaient littéralement emportés sous leurs pieds à cause de l’élévation du niveau de la mer. »

Il est particulièrement positif de constater que, sous les commentaires de ses posts Facebook, de nombreuses personnes prennent conscience de leur impact sur le mal que l’Humanité toute entière fait à la planète et essaient de motiver d’autres à tenter de faire changer les choses. Dans la capture d’écran ci-dessous, certains se promettent par exemple de planter des arbres :

prince ea

Car Dear future generations : Sorry, n’est pas qu’un recensement des raisons qui font que l’Humanité a fait et fait du mal à la planète, c’est aussi la proposition de modifications à apporter à notre quotidien pour réparer les erreurs commises.

Un message de motivation et donc, d’espoir.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Thedreaming
    Thedreaming, Le 26 avril 2015 à 10h36

    Je confirme le monde de la finance s'intéresse de plus en plus au crédit carbone et c'est une très très mauvaise chose. Arte a fait un super docu sur la question. Les banques sont en train de monétiser les ressources terrestres, on est en train de spéculer, de parier sur la disparition d'espèces ... c'est terrifiant.
    Malheureusement, le sujet est très peu abordé dans les médias. Perso j'en ai entendu parler qu'à travers mes études de droit. :sad:

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