Ska is Dead III (Club Soda de Montréal)

C’est en entamant le troisième volet de la tournée Ska is Dead que des légendes du ska tels que Planet Smashers ou Mustard Plug nous ont prouvés que le Ska is not dead, bien au contraire. Tout de suite en arrivant au Club Soda, petite salle située rue St-Laurent, à Montréal, j’ai su que j’avais […]

C’est en entamant le troisième volet de la tournée Ska is Dead que des légendes du ska tels que Planet Smashers ou Mustard Plug nous ont prouvés que le Ska is not dead, bien au contraire.

Tout de suite en arrivant au Club Soda, petite salle située rue St-Laurent, à Montréal, j’ai su que j’avais bien fait de me procurer un billet deux jours plus tôt. J’étais tout de même un peu sceptique sur le genre d’ambiance auquel on allait avoir droit puisque le concert était coté «pour tous» et que la salle semblait infestée de jeunes pseudo-punk de 10 à 12 ans, de genre « moi j’ai une tête de mort sur mon t-shirt donc je suis cool ». D’ailleurs allez chercher le lien entre le ska et la tête de mort… enfin bref!

À peine cinq minutes avant le début de l’évènement, les membres des différents groupes présent ce soir là sont encore attroupés derrières des tables pour vendre t-shirts et cd, puis pour signer des autographes. On pouvait remarquer au comptoir des The know how une petit pancarte affichant : « Free baby with purchase » et « We’re poor we need a place to sleep » (Traduction ? « Bébé gratuit avec achat » et « Nous sommes pauvres, nous devons trouver un endroit ou dormir »). Rigolos les mecs, non ?

19h00, le concert commence enfin. The Flatliners ont l’honneur d’inaugurer l’évènement et ce fût une agréable découverte. Ils interagissaient avec le public ce qui faisait monter l’énergie en flèche non seulement de notre côté mais du leur aussi. Bref, un bon choix de première partie ! Malheureusement ils n’ont joués que vingt minutes, c’est dommage.

Après nous avoir donné envie de sauter, crier et chanter, ils ont laissé leur place aux The know how histoire de nous faire bouger encore plus, ce que ces six gars ont réussi à merveille. Déjà le cercle de skankeurs (skank : danse du rythme ska) s’élargissait considérablement et la foule semblait prête à danser toute la nuit. Une foule presque trop dynamique puisque ce fût le début du body-surfing. À mon avis, un body-surfeur, c’est bien. Deux, ça va. Trois, ça passe. Quatre, je pète les plombs, surtout après avoir reçu un coup de pied en pleine poire ce qui a comme conséquence de faire me faire saigner du nez durant les dix prochaines minutes. Mais ça c’est une autre histoire, passons.
Tout cela pour dire que ça gâchait un peu le plaisir du spectacle, mais les sourires complices des membres des The know how et le claviériste qui semblait avoir bu cinquante boissons énergétiques avant de monter sur scène m’ont vite fait oublier tout ça.

Troisième groupe en prestation ce soir là : Mustard plug ! Vêtus de chemises noires et de cravates jaunes ils ont commencé à jouer, bouteille de bière à la main. Leur énergie était tout simplement indescriptible et triplement communicative. Un moment fort? La dernière chanson entamée, The beer song, avec les Planets Smashers à leur côté. Ils semblaient tout simplement s’amuser encore plus que nous !

Ensuite est venu le tour des The Toaster. J’en ai entendu plusieurs affirmer qu’ils sont un genre de mythe de ska. Hum. Je veux bien les croire mais je n’ai pas été convaincue par leur prestation. Contrairement aux groupes passés avant eux, ils n’avaient pas ce petit quelque chose qui fait qu’on a envie de les entendre jouer encore plus longtemps. Bien installés chacun devant leur micro, on aurait dit un groupe de choriste qui se doit de rester bien à sa place, et ce pour quarante-cinq minutes. Bref, ils ne m’ont pas impressionnés.

Heureusement est vite venu le moment attendu de tous: les Planet Smashers ont envahis la salle pour nous faire entrer dans leur univers. Un univers fou, un univers qui collait parfaitement à leur succès Life of the party. Courant, sautant et dansant sur scène, on avait du mal à comprendre comment ils pouvaient réussir à enchaîner leur chansons sans reprendre leur souffle plus longtemps. Les spectateurs en redemandaient encore et tout le monde s’est retrouvé sur le sol lorsque le groupe nous a demandé de nous asseoir, pendant le décompte de Surfin’ In Tofino.
Surprise ! Le chanteur s’adresse à nous en Français : il avait mis le doigts sur le « quoi faire pour faire plaisir aux montréalais ». Double surprise lorsqu’il cri « Go habs go », slogan scandé par tous pour encourager notre équipe de Hockey préféré, les Canadiens de Montréal.

Ils sortent finalement de scène, laissant derrière eux un public en délire qui les réclame encore. À notre grande joie, ils reviennent jouer pour nous trois morceaux puisque, comme le chanteur l’annonce, « ils ont congé le lendemain, donc aucune raison de finir tôt le concert ». La fête recommence! Bien sûr toute bonne chose a tout de même une fin, et ils doivent nous quitter pour de bon après cette intense prestation, clotûrant ainsi le spectacle de la troisième édition de la tournée, à montréal.

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