Deuxième médaille d’or du sexisme consécutive pour les commentateurs des Jeux Olympiques

Lors des Jeux Olympiques d'Hiver de Sotchi, en 2014, les commentateurs de France TV avaient déjà été épinglés pour leur sexisme. Pour ceux de Rio, cette année, beaucoup n'ont visiblement pas retenu la leçon.

Deuxième médaille d’or du sexisme consécutive pour les commentateurs des Jeux Olympiques

Mis à jour le 10 août 2016 — Sotchi 2014, Rio 2016, même combat apparemment. Les Jeux Olympiques sont ce qu’ils sont : du sport. Mais les commentateurs de la télévision française y voient visiblement autre chose… surtout lorsqu’on parle des athlètes féminines.

C’est comme ça qu’ils remportent la médaille d’or du sexisme pour la deuxième fois consécutive aux Jeux Olympiques, alors même que c’est une catégorie dans laquelle on préférerait ne pas avoir de gagnants.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme il y a deux ans, lorsque Philippe Candeloro en particulier tenait des propos plus que limites (voir l’article initial ci-dessous). On aurait pu penser que malgré l’absence de réactions à ce moment-là (toujours voir ci-dessous), il y aurait eu depuis un brief fait aux équipes de commentateur•trices, une petite formation sur le thème « Comment ne pas être sexiste à l’antenne (voire dans la vie) ».

D’autant plus que France TV nous avait très agréablement surpris•es avec ses trois spots bien trouvés pour promouvoir l’égalité, sortis en mars 2016. Ça donnait de l’espoir : il y avait forcément eu une prise de conscience.

Eh bien… il faut croire que non. Depuis vendredi, c’est le festival des propos sexistes qui reprend, comme à chaque grande compétition qui implique des athlètes féminines. Slate en a fait un rapide inventaire, et honnêtement, c’est pas joli-joli.

Des « deux plus grandes drama queens du circuit » que sont les joueuses de tennis Serena Williams et Alizée Cornet selon le commentateur de France TV François Barbant au splendide (non) « Ah, ça pleure chez les gonzesses » de Thierry Rey sur Canal+, on en a entendu des vertes et des pas mûres. Et j’assume totalement l’emploi de cette expression.

Ce n’est pas une exception, c’est le cas aussi dans d’autres pays, et une étude est d’ailleurs venue le confirmer scientifiquement : dans les médias anglo-saxons, les femmes font l’objet, de manière disproportionnée, de remarques qui ont davantage trait à leur physique ou à leur âge qu’à leurs qualités sportives, comparé aux athlètes masculin.

En même temps, ce n’est pas comme si les femmes avaient réellement leur mot à dire. Prenons juste quelques exemples avec, pour commencer, l’équipe de commentateur•trices de Canal+ pour ces Jeux Olympiques : il y a trois duo mixtes pour présenter le prime, très bien.

Mais si on s’intéresse à ceux et celles qui commentent les épreuves en direct, on a un total de 28 commentateurs contre… 3 commentatrices. Il s’agit de Laura Flessel pour l’escrime, Émilie Le Pennec pour la gymnastique et Marie-Alice Yahé pour le rugby : trois anciennes athlètes.

Et ce n’est pas mieux sur France Télévision : sur une équipe de 5 journalistes en prime et sur place, il n’y a qu’une seule femme. Quant aux consultant•es, il y a un léger mieux par rapport à Canal avec pas moins de 5 femmes sur une équipe de 31. Bel effort (vous la sentez l’ironie là ?) !

Finalement, avec des équipes constituées de la sorte, ce n’est pas forcément étonnant que les propos sexistes ne soient pas plus rares. Le jour où il y aura davantage de femmes derrière les micros pour faire taire les remarques sur le fait que « les Françaises sont plus mignonnes », peut-être qu’on verra un changement. À bon entendeur.

Mis à jour le 20 février 2014 — Bonne nouvelle, France Télévisions nous a entendu•es ! Mauvaise nouvelle, ils ont aussi décidé de ne pas nous écouter, à en croire Le Parisien, qui relate une consigne du directeur des sports de France Télévisions, Daniel Bilalian :

– via

Les critiques sont bien arrivées aux oreilles du directeur des sports, qui choisit de ne pas y donner suite. En témoigne la consigne passée aux équipes présentes à Sotchi :

« Je vous renouvelle notre décision de ne répondre sur aucuns réseaux sociaux et média [sic]. Notre seule réponse, c’est le succès de l’audience qui jour après jour vient saluer notre travail ».

Au risque de me répéter (cf ci-dessous), se féliciter des chiffres d’audience quand on détient l’exclusivité des droits de diffusion est une conception bien particulière du « succès ». 

Le service des sports de France Télévisions, une allégorie

Article initialement publié le 17 février : 

Pour la mordue de sport que je suis, les Jeux Olympiques sont une véritable drogue. Je me prépare en libérant mon emploi du temps, et rien ne pourrait me faire décrocher des retransmissions. Je suis capable de me lever à des heures déraisonnables pour ne pas manquer les quatre minutes d’un programme libre en patinage artistique (Alexei Yagudin, Salt Lake City 2002, entre 2 et 3h du matin. Tu peux pas test).

La drogue, je vous dis. Mais cette année malheureusement, c’est plutôt le bad trip. Le bad trip sévère, même.

« C’est la Bérézina ! »

La faute à une poignée de commentateurs et de consultants qui confond les Jeux Olympiques avec le tournoi de pétanque du camping des Flots Bleus. Tutoiements de tout le monde et de n’importe qui, anecdotes personnelles sans rapport avec la choucroute, questions dont tout le monde se fout, voire carrément déplacées, aux vainqueurs ou aux compétiteurs déçus, rien ne nous est épargné.

Il suffit d’aller faire un tour sur le hashtag #francetvsport sur Twitter pour mesurer la frustration des téléspectateurs : quand ce ne sont pas les choix de diffusions très discutables qui sont conspués, ce sont les commentateurs qui en prennent pour leur grade.

Curieusement, on n’entend plus trop Laurent Luyat appeler à la participation sur Twitter, serait-ce parce que le hashtag officiel sert de défouloir aux téléspectateurs en colère ? Allez savoir…

D’autres ont déjà souligné la Bérézina totale de cette couverture médiatique. J’espère que Nelson Monfort saisira ce clin d’oeil, lui qui utilise régulièrement les batailles napoléoniennes en guise de comparaison. Que voulez-vous ! On parle la langue de son temps…

Et le temps de ces ancêtres du service public devrait être révolu. La tentation est grande d’invoquer le vieuxconisme pour qualifier les prestations respectives des Monfort, Chamoulaud, Godard, Garcia et bien entendu Montel, à qui l’on décernerait volontiers la médaille d’or du vieux con sans avoir à concourir — car il est inutile d’attendre la fin de la course pour annoncer le résultat, n’est-ce pas ? (Là aussi, je fais un clin d’oeil, tu saisis ?)

Et la médaille d’or du sexisme est attribuée à…

Patrick, on se tutoie ? Après tout, tu tutoies tout le monde, et vu que je passe plusieurs heures par jour au son de ta voix, c’est comme si on était des vieux potes.

Patrick Montel mesdames et messieurs, 60 ans, sévit au micro de France Télévisions sur de (trop) nombreuses épreuves. Mais parce qu’il serait trop long de vous compter toutes ses bourdes (je n’arriverais pas à suivre), contentons-nous de la plus belle, la plus épique, la plus… WTF. Accrochez-vous à vos nerfs, ça risque de faire des noeuds.

Nous avons assisté à un moment de télévision tout à fait surréaliste. Je vous remets le contexte : c’est la première fois de l’histoire que les femmes disputent une épreuve de saut à ski. Les femmes aussi sautent à ski, mais jusqu’à cette année, elles n’avaient pas droit à leur épreuve olympique. Protestations, lobbying, pétitions, recours en justice même, et l’épreuve féminine a enfin fait son entrée aux Jeux Olympiques d’hiver.

Et voilà que dans les trois Françaises en lice sur les trente meilleures mondiales, l’une d’elle se place sur le podium. À dix-huit ans, Coline Mattel devient la première française médaillée aux Jeux Olympiques en saut à ski, et la première médailléE de Bronze de l’histoire de cette discipline.

Du coup, et c’est bien normal, les commentateurs et les consultants de France Télé consacrent un sujet à la Française dans Un jour à Sotchi, la quotidienne du soir. Avoir si bien géré la pression d’une compétition olympique ET historique, à son âge, c’est admirable.

Le scoop de France Télévisions

À revoir dans « Un soir à Sotchi » du 11 février, à 20 minutes environ

Mais au lieu de s’attarder sur la performance de la Française, la discussion tourne très vite autour de « son caractère », et l’on assiste dès les premières minutes du sujet à un échange totalement surréaliste entre Fabrice Guy et Patrick Montel.

Je vous retranscris les échanges, car le replay ne sera pas disponible éternellement et c’est bien dommage :

« — D’autant que tu me dis que c’est très compliqué d’entraîner les… les sauteuses (Montel)
Les gonzesses ? ah oui ! (Fabrice Guy)
— Pourquoi, pourquoi ?
— Pourquoi, pourquoi ?! (il sourit) parce que… C’est des filles qui sont en pleine puberté… C’est des filles qui aiment bien…un petit peu… sortir … Qui aiment un petit peu… Elles veulent un petit peu… se faire taquiner par les garçons quoi ! Donc euh… (rires sur le plateau)
— C’est du romantisme ! (Laurent Luyat, l’animateur, intervient)
— Ben oui ! voilà ! Donc y a des fois, ça passe par la fenêtre, donc euh… Jacques [Gaillard, son entraîneur, NDLR] y dit « tu veux pas aller voir », j’dis nan nan, je vais pas voir, je suis pas l’entraîneur de tes filles, donc euh c’était un petit peu rigolo en… En Turquie, c’était.
— C’est à dire ?
— C’est à dire que… Coline, de temps en temps, elle découche quoi !
— Ah bon d’accord !
Elle fait le mur ! (Laurent Luyat)
— Elle fait le mur ! (Fabrice Guy)
— Ah ouais c’est ça. Et il le sait ? (Laurent Luyat)
— Ben il le sait mais il ferme les yeux
— Et alors il fait comme Guy Roux, il va la chercher en boîte ? (Montel)
— Ben nan, il envoie justement ses adjoints, quoi ! Et moi j’ai dit nan j’fais pas ça ! »

ARRÊTEZ TOUT ! On tient un scoop exclusif : une jeune femme de dix-huit ans a une vie sexuelle. Les hormones, tout ça, ça « fait le mur », je… Non ! IMPOSSIBLE !

Moi qui croyais naïvement que les hommes seulement étaient torturés par leurs hormones à l’adolescence, moi qui était persuadée que seuls les hommes avaient une vie sexuelle, j’apprends en direct sur France Télévisions que LES FILLES AUSSI ?

Sur le service public en plus ! Mais que font Christine Boutin, Nadine Morano, Jean-François Copé ? C’en est trop. On pervertit notre jeunesse !

Attendez… Je m’emporte. On respire, on prend du recul. Si ça se trouve, cette digression tout à fait indigne de journalistes du service public est intervenue parce qu’il se faisait tard, ils se sont peut être laissés aller… ça ne les excuse pas pour autant mais ça expliquerait cet échange hallucinant.

Que nenni ! Puisque le lendemain soir, Coline Mattel fut invitée en personne sur le plateau, en présence de Fabrice Guy et de Laurent Luyat. Et rebelotte. Après l’avoir félicitée pour sa médaille, Laurent Luyat enchaîne sans rougir, et interroge la Française sur ses sorties nocturnes en Turquie.

À ce moment, j’ai zappé. Ce n’était pas de l’inadvertance, comprenez-moi, j’ai cru m’être trompée de chaîne, je pensais regarder une interview sportive sur le service public, et je me trouvais soudain le témoin gêné d’un talk-show vulgaire.

Sérieusement Laurent Luyat ? Tu as en plateau la première médaillée de bronze de l’HISTOIRE du saut à ski féminin, la première Française médaillée dans cette discipline, et tu lui poses QUOI comme question ? Tu l’interroges sur sa vie sexuelle. Mais vraiment ?

Coline, si tu me lis, quand tu passeras par Paris pour recevoir les honneurs qui sont dus aux médaillé•e•s olympiques, passe donc par les bureaux de madmoiZelle.com, on serait ravies de t’interviewer, on a mille questions à te poser sur le saut à ski et la compétition, et zéro sur ta vie sexuelle.

« En dehors de ça, c’est historique ! »

Mais revenons sur le plateau d’Un soir à Sotchi, plateau exclusivement masculin, fallait-il le préciser ? Tandis que les six invités ricanent gaiement de la fougue adolescente de Coline Mattel, Patrick Montel enchaîne, pris d’un élan de sagesse : « en dehors de ça, Laurent, quand même, c’est historique ! ».

Oui, « en dehors de ça ». Le problème M. Montel, c’est que nous, les jeunes femmes, dans la vraie vie, nous ne pouvons pas faire avec un « en dehors de ça ». Le sexisme, c’est notre quotidien. C’est voir quotidiennement nos performances, nos accomplissements, ramenés à notre genre.

Un peu comme si on disait « Vous êtes des femmes. Mais en-dehors de ça, vous êtes aussi des êtres humains ». Et d’ailleurs, à écouter vos commentaires à longueur de journée, c’est exactement l’impression qu’on a, que les sportiVes sont d’abord des femmes, avant d’être des athlètes d’exception.

Une différence de traitement qui passe essentiellement par des commentaires incessants sur le physique de ces athlètes, alors qu’on vous entend rarement vanter la plastique avantageuses des hommes. Ainsi, les hommes sont des athlètes, et les femmes, des athlètes sexualisées.

Que dire de la comparaison permanente, que vous estimez sans doute flatteuse, mais qui est au contraire, profondément méprisante de paternalisme ?

« Digne d’un homme » : la performance au masculin

Quand vous commentez par exemple, le run de cette snowboardeuse américaine, et vantez l’amplitude de ses sauts en disant « je connais bien des hommes qui rêveraient d’une telle amplitude ». Car les femmes ont tendance à avoir une amplitude de saut plus faible. Mais à vos yeux, lorsqu’une femme démontre une belle amplitude, elle est « digne de celle d’un homme ».

Est-ce que vous percevez toute la condescendence de cette comparaison ? Avez-vous seulement conscience de la difficulté pour les sportiVes, d’évoluer dans un univers dont les codes de performances sont essentiellement masculins ?

Est-ce que vous réalisez que vos commentaires sur le physique des athlètes contribuent à enfermer les femmes dans la dictature de l’apparence, celle qui fait passer la performance esthétique devant toute autre performance ?

On s’étonne alors que Marion Bartoli, sacrée sur le gazon londonien, fasse l’objet d’une déferlante d’insultes sur son physique, alors que les champions font plus souvent l’expérience d’une avalanche de félicitations sur les réseaux sociaux.

Rendez-vous compte. On peut être une sportive de haut-niveau, une athlète exceptionnelle au point de se qualifier pour participer aux Jeux Olympiques, mais on ne peut toujours pas échapper au diktat de l’apparence.

En plus de réussir la performance de sa vie, il faudra veiller à ce que la pratique de notre sport ne nous ait pas trop « déformé » le corps, par rapport aux standards de beauté occidentaux. En plus de réussir la performance de sa vie, il faudrait aussi être élégante, élancée, gracieuse, souriante — oui, souriante !

Alors comprenez messieurs les commentateurs que vos « allez, un petit sourire quand même ? » aux athlètes déçues de leur performance n’est pas seulement déplacé et indélicat, c’est simplement insultant.

J.O. de Sotchi, semaine une : on fait le bilan ?

Il reste une semaine de compétition à Sotchi, et mes espoirs de voir les athlètes féminines reconnues pour leurs performances au même titre que leurs homologues masculins sont minces.

Il n’est pourtant pas trop tard pour redresser le tir. Laurent Luyat, si vous me lisez, voici quelques idées de sujets.

Ces Jeux sont l’occasion rêvée pour les sportives de mettre en avant leurs performances, de profiter de l’exposition médiatique si difficile à obtenir pour les compétitions strictement féminines. Car il faut le rappeler, en France, 7% de la couverture médiatique du sport bénéficie au sport féminin. Oui, le sport masculin, c’est 93% d’antenne.

Au lieu de railler les snowboardeuses chinoises qui montrent la marque de leur sponsor sur leurs moufles à l’arrivée de leurs courses, vous pourriez rappeler la difficulté qu’ont certaines sportives à décrocher des sponsors dans leurs disciplines.

« On est là pour une médaille, on n’a pas à se battre pour les sponsors » dira un commentateur agacé. Et bien figurez-vous que si, dans certains sports et plus particulièrement pour les femmes, il faut se battre pour obtenir des sponsors.

Et justement, dans les disciplines de sports de glisses, comme par exemple avec le ski extrême, où une Américaine a d’ailleurs lancé un projet sur kickstarter pour pouvoir enfin réaliser un film sportif mettant en avant les skieuSes.

Cette vidéo vous éclairera sur le cercle vicieux du financement et de la médiatisation du sport, mais elle est en anglais (désolée, Patrick Montel).

Alors plutôt que de ricaner comme des beaufs devant le strip-tease d’une skieuse libanaise, interrogez donc le manque d’exposition médiatique des sportives, le manque de sponsors et la sexualisation excessive des athlètes.

Voilà quelques idées de sujets pour meubler utilement les reports d’épreuves dus aux intempéries.

Et pour les interviews des athlètes, petit conseil : si vous ne poseriez pas cette question à un homme, ne la posez pas non plus à une femme.

Et la relève, c’est pour quand ?

Mais je vous concèderais volontiers que le véritable problème des interviews réalisées dans le cadre de ces Jeux, ce n’est pas uniquement le sexisme…

D’autres l’ont déjà souligné : l’âge avancé de l’équipe des sports sur France Télévisions ne serait peut-être pas un problème, si ces messieurs n’étaient pas aussi réticents au changement. Oui, je m’adresse à ces fervents « défenseurs de la francophonie ». Convenez qu’il est temps pour eux de prendre leur retraite, si parler de « snowboard » les froisse au point de préférer l’expression « surf des neiges ».

Alors, France Télévisions, à quand la relève ? A part Céline Géraud et Carole Montillet, les plateaux restent exclusivement masculins, et je n’ose calculer la moyenne d’âge des intervenants.

Coincidence ? Je n’ai rien trouvé à redire aux plateaux et commentaires de Céline Géraud et Carole Montillet — la légendaire mauvaise foi féminine, sans aucun doute…

La nouvelle loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, qui devrait être adoptée définitivement dans les prochaines semaines, porte des objectifs de parité dans le sport. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel verra ses prérogatives renforcées, afin de lutter efficacement contre la diffusion des stéréotypes sexistes dans les médias.

Un petit conseil, France Télévisions : pour l’instant, Twitter sert uniquement de défouloir aux mécontents de la programmation. Dans quelques mois, le réseau social pourrait bien servir de signalement aux autorités du CSA.

Il est plus que temps d’envisager la relève de ces Grosses Têtes, maintenues à l’antenne contre le vent de colère des téléspectateurs, constamment provoqués par l’auto-congratulation régulière à base de « vous êtes nombreux à nous suivre, on vous remercie de votre fidélité ! ». Pour une chaîne qui détient l’exclusivité de la retransmission des Jeux, c’est à peine ridicule.

Mais je terminerais sur une concession, car il faut bien le reconnaître messieurs les commentateurs, vous démontrez quotidiennement la nécessité de rajeunir et féminiser les effectifs, mieux que quiconque !

L’âge n’est pas une garantie de l’expérience, pas plus que le sexe ne garantit la compétence. Vous en êtes la preuve vivante.

Vous remarquerez que je n’ai fait aucune mention des « commentaires » du duo Candeloro-Monfort sur le patinage artistique. C’est inutile, vous en conviendrez.

Et si vous êtes tiraillé•e•s entre votre amour du sport et l’ulcère causé par les commentaires, vous pouvez suivre tous les directs (y compris le curling) sur le site internet de France TV Sports. Allez viens, on y est bien.

 

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  • MidoriNoHikari
    MidoriNoHikari, Le 21 août 2016 à 10h27

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