Separation road (Anna Ternheim)

Anna Ternheim, si elle n’est pas encore connue par chez nous, a pourtant été sacrée révélation de l’année 2005 dans son pays natal. Cette jeune Suédoise, trois ans après son 1er album Somebody outside, nous offre avec Separation road un somptueux second opus, qui devrait sans nul doute lui apporter un succès à la mesure […]

Separation road (Anna Ternheim)

Anna Ternheim, si elle n’est pas encore connue par chez nous, a pourtant été sacrée révélation de l’année 2005 dans son pays natal. Cette jeune Suédoise, trois ans après son 1er album Somebody outside, nous offre avec Separation road un somptueux second opus, qui devrait sans nul doute lui apporter un succès à la mesure de son talent… ce qui n’est pas peu dire.

Après une intro majestueuse aux accents mélancoliques faisant penser à une musique de film, Separation road s’ouvre avec la pop/folk chaloupée de Girl laying down, à la mélodie épurée mais terriblement efficace. On se laisse tout de suite emporter par l’ambiance du morceau ainsi que par la voix de la miss, qui n’est pas sans rappeler une certaine Fiona Apple.

Le voyage se poursuit ensuite avec la mélodie aérienne du très réussi Today is a good day, ou encore avec la ballade Such a lonely soul, à l’accompagnement au xylophone relativement dépouillé, et à la mélodie magnifiquement servie par la douceur et la profondeur mélancolique du chant de la demoiselle. A l’écoute de ce titre, on ne peut s’empêcher de penser à une autre chanteuse nordique, Emiliana Torrini, et force est de constater que la jolie Anna ne fait pas preuve de moins de talent.

S’ensuivent des titres non moins sublimes tels que Calling love, à la mélodie entêtante, ou la mélancolique ballade No subtle man, où la douceur de la voix de la jeune femme donne instantanément des frissons. A vrai dire, on ne cesse d’aller de bonne surprise en bonne surprise à l’écoute de cet opus (ce qui est relativement rare) comme le témoigne le titre suivant, le psychédélique mais non moins réussi Lovers dream. Sur un morceau comme One to blame par exemple, on a juste à fermer les yeux pour se laisser emporter dans l’univers musical (typiquement nordique) de la jeune chanteuse, et il n’y a qu’une chose à dire : le voyage en vaut la peine.

Les deux derniers morceaux, le joli et émouvant China girl, et le magnifique Black widow (avec une mention spéciale pour l’accompagnement, très réussi) clôturent en beauté ce sublime Separation road.

Anna Ternheim, au fil des 14 titres de ce deuxième album, nous offre donc un voyage musical à la hauteur de son talent, et la douceur mélancolique de son chant nous emporte avec une facilité déconcertante dans son univers. A l’écoute de Separation road, il est vraiment facile, si l’on ferme les yeux, de se retrouver avec la tête remplie de somptueux paysages, et une telle capacité à nous entraîner avec elle révèle bien toute l’étendue du talent de la jeune chanteuse. Vraiment un gros, gros coup de cœur.

Sortie de l’album le 21 mai.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • AnonymousUser
    AnonymousUser, Le 25 juillet 2008 à 22h00

    Gros coup de coeur aussi,depuis un bout de temps.Merci Madmoizelle de m'avoir fait découvir cette jolie artiste.J'ai ses deux albums que j'écoute toujours assez régulièrement.Ma préférée reste "Nights in Goodville",j'adore chanter dessus (:

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