Comment gagner le cœur de vos beaux-parents ?

Bien s'entendre avec ses beaux-parents peut faciliter beaucoup de choses... Mais comment s'y prendre pour gagner leur coeur ? Une recherche récente s'est penchée sur la question.

Comment gagner le cœur de vos beaux-parents ?

Il y a quelques semaines, sans trop lui demander son avis, j’ai inscrit mon cher et tendre à un bilan de santé. Je savais bien que cette initiative n’allait lui plaire que très modérément – mais je savais aussi que cette idée allait enchanter ma belle-mère… Que ne ferait-on pas pour gagner des points dans le cœur de ses beaux-parents ?

Souvent, lorsque l’on s’amourache de quelqu’un, nous ne pensons pas tout de suite à nos parents (et heureusement) et à ce qu’ils penseront de notre nouveau/nouvelle partenaire. Lorsque ce•tte dernier•e ne colle pas à leurs attentes, il n’est pas rare que ceux-ci essaient de nous convaincre que non, ça ne va pas le faire. Du coup, nos partenaires ont tout à gagner à tenter de séduire nos parents (et inversement, nos relations seraient facilitées si nous parvenons à gagner le cœur et de nos propres beaux-parents) !

Figurez-vous qu’une recherche récente s’est penchée sur les relations entre les beaux-parents et leur bru (ou leur gendre, c’est selon) : quelles tactiques utilise-t-on pour les séduire ? Y a-t-il des stratégies qui fonctionnent à tous les coups ? Le psychologue Menelaos Apostolou a interviewé une flopée d’enfants (en âge d’avoir des partenaires, hein) et de beaux-parents.

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Dans la première étape de l’étude, 106 volontaires répondent à un questionnaire ouvert. Leurs réponses révèlent 41 actes différents que l’on utiliserait pour plaire aux parents de nos partenaires. Par exemple, nous pouvons essayer de montrer de façon ostensible combien nous sommes bons pour leur enfant, les inviter à dîner, ou encore leur offrir des cadeaux…

Les tactiques les plus utilisées…

Dans la seconde partie de l’étude, cette fois, Apostolou sollicite 738 nouveaux volontaires et leur demande d’identifier, parmi les 41 actes répertoriés précédemment, quelles sont les stratégiques qu’ils seraient le plus susceptibles d’utiliser. Selon ses analyses, le chercheur regroupe les 41 actes dans 7 grands types de tactiques.

Les personnes interrogées auraient tendance à plébisciter la tactique nommée « je suis bon•ne pour votre enfant », avec laquelle nous essayons de démontrer aux parents de nos bien-aimé•e•s combien nous sommes bons pour leurs rejetons (regardez comme j’en prends soin, voyez quelle influence positive je suis !).

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En deuxième position, nous aurions tendance à opter pour la tactique « je ne mérite pas ça ! » : nous n’hésitons pas à nous confronter à nos beaux-parents et à leur expliquer qu’on ne mérite pas leur rejet (non mais hé). La troisième tactique la plus utilisée serait celle du « pourquoi vous ne m’aimez pas ? » : nous tentons de déterminer ce que les beaux-parents désapprouvent afin d’essayer de les faire changer d’avis (mais toi-même tu sais, parfois, c’est peine perdue).

Ensuite, nous trouverions les tactiques « pas de confrontation » (qui consiste à ne rien faire) ou « vous devez accepter la situation ! » (on menace carrément les beaux-parents de pourrir la relation qu’ils ont avec leur enfant ou leurs éventuels petits-enfants) (sympa), ou encore l’« approche » (où nous essayons de devenir de plus en plus proches des beaux-parents à coups d’invitations à dîner ou de cadeaux).

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La tactique la moins utilisée serait celle du « mais dis-leur que je suis bien ! », via laquelle nous demanderions à notre conjoint•e de plaider notre cause auprès de ses parents (après tout, c’est son problème).

…et celles qui fonctionnent

Dans la troisième partie de sa recherche, Apostolou interroge 414 parents afin d’identifier les tactiques qui seraient les plus efficaces à leurs yeux. Selon les réponses de ces beaux-parents, la meilleure tactique serait celle du « je suis bon•ne pour votre enfant » (puisqu’après tout, ce qui leur importe, ce serait surtout le bien-être de leur progéniture) et celle du « pas de confrontation » (disons que comme nous n’y faisons pas grand-chose, nous ne pouvons pas faire de mal… et peut-être qu’avec celle-ci, les parents s’habituent peu à peu à notre présence).

En revanche, deux tactiques ne fonctionneraient pas du tout : la tactique « approche » (nos beaux-parents nous verraient venir de très loin, et le manque de sincérité de la démarche peut être vu d’un mauvais œil) et la « mais dis-lui que je suis bien ! » (ils ne seraient pas dupes des discours de leurs propres mouflets) (vos parents ne vous ont jamais dit qu’ils savent bien mieux que vous ce qui est bon pour vous ?) (les miens, oui).

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Quand ta technique fonctionne pas super bien.

À lire aussi : Les parents de mon mec ne m’acceptent pas – Témoignage

La recherche d’Apostolou apporte des billes pour comprendre les relations qui peuvent nous lier aux parents de nos conjoint•e•s et la manière dont nous pourrions parvenir à plaire à des futurs membres de notre famille. Malgré tout, l’expérience a ses limites : que se passe-t-il en cas de désaccords profonds ? Ces constats sont-ils valables dans des cultures complètement différentes ?

Et vous, comment se passent les relations avec votre belle-famille ? Avez-vous eu l’impression de devoir la séduire ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Aalia
    Aalia, Le 5 novembre 2015 à 15h48

    Je vis une situation vraiment bizarre.
    Mes beaux parents m'ont tellement intégrée que ma belle-mère passe désormais par MOI pour obtenir quelque chose là où elle obtiendrait un refus de son fils.
    Maintenant qu'on est mariés ils disent que pour eux c'est pareil je suis comme leur fille. Donc ça justifie, par exemple, qu'ils m'attendent des plombes à l'aéroport.. sauf que mes vrais parents ne feraient jamais ça pour moi ! Du coup je sais plus où me mettre...

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