Rodolphe Barry au cœur d’une nouvelle campagne poignante pour la sécurité routière

La sécurité routière a sorti une nouvelle campagne choc avec l'aide de Rodolphe Barry, un ancien sportif désormais paraplégique.

La sécurité routière, suite à l’augmentation du nombre de morts sur les routes françaises en août, a sorti une campagne aux images choc pour inciter les conducteurs et conductrices à être plus prudent•e•s. On y voit deux photos, avant/après, de Rodolphe Barry, un ancien sportif, nu. La première, prise en en 1994, le montre debout, tandis que dans la seconde, datant de 2015, on le voit paraplégique, installé dans son fauteuil roulant. Les photos sont publiées sur le site de la Sécurité routière.

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C’est Rodolphe lui-même qui a contacté l’association pour lancer cette campagne. Il est désormais entièrement dépendant de ses parents, qui lui font faire de la rééducation chaque jour. Le jeune homme a été victime d’un accident en 2002 : à la suite de six mois de coma, il en est sorti paraplégique.

Dans cette vidéo, la mère et le photographe de Rodolphe prennent la parole tour à tour et se chargent de raconter l’histoire de l’ancien sportif, atrocement banale, et sa décision de poser à nouveau nu pour la sécurité routière. L’homme refuse en effet que son histoire n’en soit qu’une parmi d’autres : il désire faire comprendre aux conducteurs comme ils peuvent tout perdre en quelques instants.

Allez découvrir l’histoire de Rodolphe, qui pourrait être la vôtre. Et soyez prudent•e•s sur la route !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Moosoo-gali
    Moosoo-gali, Le 18 septembre 2015 à 14h20

    @Locke

    Déjà, je me sens vraiment mal d'avoir pu te blesser, d'autant plus en apprenant d'où te vient l'angoisse que tu ressens en conduisant. J'ai réagi à chaud sur un sujet qui me touche, et je l'ai mal fait. Pardon :hugs:
    Tu as raison en plus, il n'y a pas de comportement à risque forcément plus dangereux qu'un autre. Par contre je ne voulais en aucun cas opposer "les gens qui ont tendance à rouler vite mais bon comme ils ont l'habitude ça va hein" aux "gros stressés qui du coup font n'importe quoi tsss", avec l'avantage pour les premiers, je me suis montrée très maladroite pour le coup. Je te ressemble assez sur ce point en plus : J'ai toujours une peur assez violente à l'idée de passer au volant, pour les mêmes raisons d'ailleurs. Celle de ma grand-mère (qui par ailleurs, a un comportement dangereux non parce qu'elle panique à proprement parler, mais parce qu'elle conduit sans assez faire attention aux autres - tu as beau avoir peur de ne pas prendre la bonne sortie, tu respires un coup et tu te ranges dans la file de gauche quitte à faire 30 tours de manège sans obstruer tout le rond-point), sa peur la coupe complètement de son "environnement routier". D'où mon impression de me sentir plus en sécurité avec mon ami (et j'aurais peut-être dû le préciser mais je voulais dire par là "pas trop paniquée à l'idée d'avoir un accident", parce que je ne suis pas et je ne serai jamais complètement sereine en voiture, mais alors tellement pas).
    Je te rejoins complètement, il est dangereux (et... Crétin) de se sentir complètement à l'écart de tout danger, surtout quand on se conforte dans des prétextes pour le moins fallacieux (ça va du "ouais mais j'ai 20ans de bagnole derrière moi gamine tu vas pas m'apprendre à conduire" - quand j'ai osé conseiller à mon oncle de mettre son cligno quand il prenait une sortie, d'autant plus sur une route avec 15 voitures au mètre carré - au "sur cette route y'a jamais trop de monde et puis je la prends tous les jours") mais il est tout autant dangereux de laisser sa peur nous paralyser (je ne dirai même pas "tout comme ma mamie", parce qu'elle n'a pas particulièrement peur des risques, je suis peut-être un peu hard mais sur le rond-point ce qui l'angoisse c'est louper sa sortie, pas d'être à l'origine d'un accident ou d'en subir un. Je le sais pour lui en avoir déjà parlé.)
    C'est de ce genre d'angoisses et de paniques que je voulais parler...
    Une chose du coup sur laquelle je ne te rejoins pas complètement, c'est le self controle évoqué plus haut : "qui ne se contrôle pas, justement, la façon de conduire, l'attention, le respect des règles, eux, peuvent être contrôlés, appris. " Je pense au contraire qu'il devrait faire partie de la formation à la conduite, et que plus fondamentalement si on ne peut pas "contrôler" sa peur, on peut apprendre à la maîtriser et à agir de façon à ce qu'elle n'entrave pas (trop) notre conduite et nos réactions en situation à risque. Les angoisses que nous ressentons en montant en voiture (et qui n'ont malheureusement rien d'irrationnel) ne sont pas vraiment de cet ordre, et il est plus difficile d'agir dessus évidemment... S'il ne s'agit pas de les neutraliser, notamment parce qu'elles sont utiles, je pense, en ce qui me concerne en tout cas, qu'il ne serait pas vain ni idiot de développer un rapport plus apaisé avec elle. Ce ne serait pas donner raison à la mauvaise foi des conducteurs dangereux mais juste se sentir moins victime d'elle (si je m'énerve autant c'est que j'ai souvent l'impression que mes proches et moi allons avoir un accident et mourir)

    D'avance je m'excuse si ma réponse te semble trop cafouillis ET je ne voulais pas être dans la justification, je persiste dans mes excuses :fleur:

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