« Section Zero », la nouvelle série Canal + entre anticipation et thriller policier

Avec Section Zero, plongez en 2024 dans une Europe contrôlée par les multinationales qui délaissent l'être humain au profit du pouvoir. Sirius, meneur de la Section Zero, va tenter de faire bouger les choses et de lutter contre les titans de ce monde.

« Section Zero », la nouvelle série Canal + entre anticipation et thriller policier

La fiction française innove. Après Trepalium sur Arte, voici que Section Zero débarque sur Canal+ ce 4 avril, à 21 heures.

Une nouvelle série qui prend des risques dans un genre encore peu osé chez nous, celui de l’anticipation — les gens qui s’y frottent ne s’en sortent pas toujours de manière très glorieuse…

D’où ça sort, Section Zero ?

Section Zero est unes série policière futuriste, à la limite du thriller, très violente et provocante.

La famille d’Olivier Marchal (36 quai des Orfèvres, Braquo) revient sur la chaîne cryptée française. Section Zero est une série policière futuriste, à la limite du thriller, très violente et provocante. Les prémisses du programme remontent à 2012, quand Olivier Marchal a commencé à l’écrire.

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Ce ne sera que trois ans plus tard que le tournage commencera en Bulgarie, dans des conditions qui se sont avérées particulièrement difficiles, entre les véritables dealers qui ont servi de figurants et le site radioactif sur lequel l’équipe a dû tourner…

Le topo de Section Zero

Après des guerres de religions et des armes radiologiques qui ont bien déréglé le climat et tout le tralala, des mégalopoles sont apparues, contrôlées par des multinationales.

Ces entreprises ont pris le pas sur le gouvernement dans une Europe de l’an 2024. Les États sont surendettés, et les vieux de la vieille se remémorent avec nostalgie l’époque où les gouvernements dirigeaient par eux-mêmes…

Pour maintenir l’ordre, la multinationale la plus puissante, nommée Prométhée, a conçu une milice privée : la Black Squad. Elle est dirigée par le vil Munro, assisté de Mékas, qui sont des hommes robotisés (un peu comme des Cybermen de Doctor Who, mais sans toute la panoplie de ferraille).

Les mégalopoles, elles, sont scindées en deux : la ville haute des privilégié•es et la ville basse avec des quartiers peuplés de déviant•es, et bien sûr, des trafics en tout genre qui fleurissent (oui, un peu comme Trepalium avec sa Zone et sa Ville).

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« La fin justifie les moyens », y compris quand ces moyens comprennent l’illégalité et la violence.

Du côté des gentils, Sirius, flic de son statut, refuse de laisser le chaos régner dans la ville et lutte pour l’ancien système de l’âge d’or.

Il va rejoindre la tête la Section Zero, une sorte de groupe d’élite à la black ops, pour jouer les résistants dont la devise est « la fin justifie les moyens », y compris quand ces moyens comprennent l’illégalité et la violence.

Entouré de ses coéquipiers, il va tenter de déjouer le complot politique qui plane dans l’obscurité

Une Europe futuriste aux airs de Mad Max

Les lieux de l’intrigue restent volontairement vagues pour insinuer que cela pourrait se dérouler partout, et c’est ça qui rend l’univers encore plus parlant.

Ce n’est pas tant une série de science-fiction que d’anticipation, car la volonté d’Olivier Marchal est de montrer un futur post-apocalyptique réaliste, à la Mad Max dit-il, où la survie ne tient qu’à un fil et où les lois n’existent plus vraiment.

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Bourrée de testostérone et de plans particulièrement aguicheurs, la série multiplie un peu trop les clichés du genre de l’action.

D’où cette violence bien particulière montrée par le réalisateur-scénariste. Ce dernier ne fait pas dans la délicatesse ni dans la subtilité, comme il l’avait déjà prouvé dans Braquo. Bourrée de testostérone et de plans particulièrement aguicheurs, la série multiplie un peu trop les clichés du genre de l’action.

Après, Section Zero n’est pas uniquement un programme policier avec une pointe d’anticipation puisqu’elle aborde également des sujets comme la politique, l’économie… bref, elle possède un aspect sociétal qui ne demande qu’à être approfondi.

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Un casting international

Olivier Marchal rembauche les « membres de sa famille » comme il les appelle, de son ex-femme Catherine Marchal à Francis Renaud, régulièrement présent dans ses projets.

Il a également décidé d’y intégrer de nouveaux éléments, comme l’interprète du rôle principal, Ola Rapace, un acteur suédois. Vous avez pu le voir dans Skyfall, mais aussi dans Les Enquêtes de l’inspecteur Wallander.

Ajoutez-y des participants bulgares et d’autres slaves, et vous obtenez un casting international !

Il y aura dix épisodes pour cette première saison ambitieuse qui se lance ce soir, le 4 avril 2016 à 21 heures sur Canal +.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Cecelight
    Cecelight, Le 4 avril 2016 à 14h37

    IL FAUT IL FAUT ABSOLUMENT QUE CETTE SERIE MARCHE.

    Comme ça on aura PLUS de séries d'anticipation, de sf et dites de genre sur les écrans, GOGOGO Olivier Marchal !!

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