Sans arme, ni haine, ni violence

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Sortie en salles le 16 avril Avec et par Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Gilles Lellouche A l’heure où tout le monde attend la sortie du premier volet du biopic sur Jacques Mesrine, alias l’ennemi public numéro 1 des années 70, Jean-Paul Rouve nous présente lui un autre grand criminel français : Albert Spaggiari. Et on […]

Sans arme, ni haine, ni violence

Sortie en salles le 16 avril
Avec et par Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Gilles Lellouche

A l’heure où tout le monde attend la sortie du premier volet du biopic sur Jacques Mesrine, alias l’ennemi public numéro 1 des années 70, Jean-Paul Rouve nous présente lui un autre grand criminel français : Albert Spaggiari. Et on a tendance à le préférer à Mesrine parce qu’il est beaucoup plus gentil. Normal, chez lui, ça se passe Sans arme, ni haine, ni violence.

Albert de Nice, à ne pas confondre avec Brice ou celui de Monaco (comprenne qui pourra)

Alors déjà, rapidement, petit cours d’histoire : Albert Spaggiari, c’est qui ? C’est tout simplement le cerveau du casse de Nice, aussi appelé le casse du siècle, qui a eu lieu en juillet 1976. En gros, Albert et ses potes sont entrés dans la salle des coffres de la Société Générale (à Nice donc) en passant par les égouts et ont dérobé un butin d’environ 50 millions de francs, soit beaucoup d’euros.

Finalement arrêté quelques temps après, Spaggiari réussira tout de même à s’évader lors d’une audience avec le juge chargé de l’affaire. C’est alors que sa cavale commence : direction l’Amérique du Sud, comme tous les bons criminels qui se respectent.

Cependant, au lieu de se terrer comme un rat, Albert rêve de devenir une véritable star et décide de narguer la police française en donnant régulièrement des interviews ou même en écrivant au Président… C’est dire le culot du bonhomme.

L’histoire : un peu éloignée de celle du véritable Spaggiari…

L’histoire du film commence cinq ans après que Spaggiari se soit envolé en Amérique du Sud.
Vincent, petit reporter dont les articles sont jusqu’à présent sans grand intérêt, fait la connaissance d’Albert auquel il promet la couverture de Paris-Match. C’est une occasion en or pour les deux hommes : le journaliste touchera sans doute le pactole avec son article tandis que Spaggiari pourra encore une fois faire parler de lui et ridiculiser la police française…

Les deux vont donc apprendre à se connaître en l’espace de quelques jours et, à son grand étonnement, Vincent va découvrir un Spaggiari qu’il n’imaginait même pas. Généreux et drôle, le célèbre et insaisissable braqueur est en fait un loser vantard au grand coeur, triste de ne finalement pas profiter pleinement de sa renommée et de son coup de maître…

Précisons tout de même une chose importante : Vincent, le journaliste interprété par Gilles Lellouche, n’a en réalité jamais rencontré Albert Spaggiari puisqu’il a été inventé par Jean-Paul Rouve pour les besoins du film…

Il n’empêche que l’histoire reste très touchante, notamment parce qu’on peut se mettre à sa place et se laisser séduire par les souvenirs et les histoires de Spaggiari. C’est en effet assez intéressant d’être tiraillé entre l’agacement de voir ce criminel se la couler douce avec l’argent qu’il a volé, et puis l’envie qu’il continue d’échapper à la police parce qu’il n’a finalement rien d’un vrai gangster mais plutôt tout d’un rêveur sympa.

Rouve – Lellouche – Taglioni : le trio du siècle ?

Autre point positif : le casting. En plus d’être le réalisateur du film (son premier d’ailleurs), Jean-Paul Rouve est aussi l’acteur principal et incarne un Spaggiari d’une grande classe, très convaincant et drôle. Il faut dire que les dialogues, tout comme le scénario, ont été en partie écrits par l’ex-Robin des Bois. C’est d’ailleurs parce qu’il avait une idée très précise de comment les scènes devaient être tournées qu’il s’est laissé convaincre de réaliser lui-même le film.

Pour jouer à ses côtés, il a choisi deux autres acteurs en vogue : l’épatant Gilles Lellouche et la sublime Alice Taglioni. Tous les deux rayonnent par leur fraîcheur, leur charme et bien sûr leur talent. Lellouche, qui incarne Vincent, réussit à transmettre avec une grande justesse la dualité de son personnage et vole presque la vedette à Jean-Paul Rouve. Alice Taglioni, quant à elle, rayonne tout simplement dans le rôle de Julia, la femme d’Albert, et dévoile une nouvelle fois ces nombreux atouts de comédienne via cette femme d’une grande sensibilité.
En conclusion, le trio fonctionne à merveille pendant tout le long du film même si, je me répète, c’est surtout sur la relation naissante entre Vincent et Spaggiari que l’histoire est tournée.

Pour ce qui est du reste, que dire ? La mise en scène est efficace et dynamique, notamment grâce à l’utilisation récurrente mais maîtrisée de flashbacks. On trouve également de très jolis plans ainsi que quelques scènes touchantes, le tout bercé par une bande-son loin d’être déplaisante. Autant d’éléments qui font de Sans arme, ni haine, ni violence un bon film.

Sans arme, ni haine, ni violence, ok, mais pas sans quelques couacs !

Malheureusement, j’ai pour ma part trouvé qu’il manquait par moment quelques petites choses, comme si le scénario n’avait malgré tout pas été assez creusé. C’est toujours dommage de sortir d’une salle de cinéma avec l’impression de n’avoir qu’à moitié été comblé !

En bref…

Le film séduira les madmoiZelles qui ont envie de (re)découvrir la vie du célèbre braqueur, mais version Jean-Paul Rouve. Et puis, qu’on se le dise, ce n’est pas sans charme, ni humour, ni tendresse. Ah oui, en plus, ça fait réfléchir. Alors, je sais pas pour toi, mais moi, j’adore ça.

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Commentaires
  • James
    James, Le 18 avril 2008 à 0h38

    J'irai le voir la semaine prochaine sûrement. J'ai beaucoup de films à voir en plus \o/ .

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