À quoi ressemble une rue japonaise ? – Carte postale du Japon

Quels sont les éléments emblématiques des rues japonaises ? Qu'est-ce qui donne un charme nippon aux grands boulevards de Tokyo comme aux bourgades de campagne ?

À quoi ressemble une rue japonaise ? – Carte postale du Japon

Le Japon a plusieurs visages, et on le perçoit différemment selon qu’on soit dans une grande métropole, en montagne, au bord de la mer, à la campagne… mais il y a des incontournables, des éléments qui définissent la rue japonaise. Petit tour d’horizon de l’univers urbain que je côtoie !

Les sorties de clim

La climatisation n’est pas un luxe au Japon, c’est une nécessité. L’été est très chaud (avec des nuances bien sûr selon le positionnement géographique) et l’hiver, ça caille vu que les habitations sont mal isolées et qu’il n’y a pas de système de chauffage central. Donc les clims tournent beaucoup, si bien qu’on considère que si on arrêtait, l’été, tous les climatiseurs de Tokyo, il y ferait 2 degrés de moins (il faut bien cracher l’air chaud quelque part pour avoir du frais à l’intérieur…).

Mais où poser des sorties de clim quand on vit en immeuble ? On les place sur des mini-balcons, ou bien ils sont directement accrochés à la façades. D’où un verso des immeubles franchement laid.

Les jardinières

Ce petit bouiboui à la façade débordant de jardinières fleuries est-il un café ou un fleuriste ? Parfois, le doute est permis ! Un petit tour dans un quartier résidentiel japonais suffit à prendre la mesure de l’engouement pour les fleurs et arbustes en pot. Même à la campagne, les gens n’ont pas tellement d’espace – les maisons sont bâties sur des terrains trop petits pour y aménager un jardin. Alors, on réquisitionne les quelques marches devant le perron, jusqu’au trottoir, pour faire un peu de place à la nature.

Les ponts piétons

Deux grands escaliers qui rejoignent une passerelle, dans un coloris vert-de-gris qui ne va ni au teint de la ville, ni à celui de la campagne. Les ponts pour piétons sont partout, dans les grandes villes comme dans les petites, dans les zones noyées de routes comme dans celles plus calmes. On va quand même pas ralentir les bagnoles pour faire passer des piétons ! Alors on empile, et on élève le passage piéton au-dessus de la chaussée. Ça fait de beaux points de vue pour les photos et on n’a pas besoin d’attendre que le bonhomme passe au bleu (ici, on dit bleu) quand on veut traverser. Mais quid des petits vieux qui ne peuvent plus monter les marches, des parents avec des poussettes, des handicapés ? Hein ?

Les points de collecte à ordures

Étagères recouvertes d’un filet ou placards grillagés… Les points de collecte des poubelles n’ont pas toujours la même apparence, sont parfois précaires, parfois d’une propreté minutieuse. Le rôle est le même en tout cas : rassembler les poubelles. Au Japon, le ramassage des poubelles ne se fait pas par maison ou immeuble, mais par quartier. Les riverains sont chargés de trier leurs déchets et de les placer, dans des sacs identifiables, dans ces dépôts à poubelles. Le calendrier varie selon les municipalités. On distingue les ordures ménagères, les bouteilles PET, les cartons, les journaux, les papiers, les canettes, le verre, les vêtements, les couches et les déchets verts. C’est en tout cas le tri en vigueur dans ma ville… On est prié de retirer toute trace de scotch sur les cartons, la bague plastique des bouteilles, la partie collante des enveloppes.

Ce décor à base de poubelles et de grillage n’est pas spécialement glamour, mais les dérangements sont limités car les Japonais-es sont plutôt discipliné-e-s sur ce point, et déposent leurs poubelles le matin même.

Les distributeurs

Si tu as quelques centaines de yens sur toi, tu es sûre de ne pas mourir de soif, à peu près n’importe où dans le pays. Il est assez difficile de trouver un distributeur de barres chocolatées mais par contre, chaque coin de rue propose son distributeur de boissons. Thé vert, eau minérale, café chaud ou froid et sodas peuvent s’acheter à tout instant, dans les trains, sur les quais, sur les trottoirs, en face d’une rizière. On paie en monnaie ou avec son téléphone portable, ou encore avec sa carte de transport en commun – mais on évite de boire en marchant, c’est malpoli !

Les fils électriques

C’est le choc numéro 1 quand on débarque depuis la France : les lignes électriques ne sont pas enterrées, ou alors hyper rarement, par exemple dans la plus belle rue d’une ville de 200 000 habitants. Partout ailleurs, pylônes, poteaux, réseaux denses de fils électriques s’agitent au- dessus des pavillons, traversent les rues et s’imposent dans le paysage. Ça gâche les photos des touristes qui, en général, trouvent ça très laid. Meilleure gestion des pannes en cas de séismes ou problème de finances pour enterrer tout ce bazar ? Difficile de savoir. En tout cas, après une petite année sur place, franchement, c’est comme les points poubelle : on les voit plus.

Les rizières

La culture du riz, réalisée sur de grands terrains à l’écart des habitations, ou sur de toutes petites parcelles entre la pharmacie et l’école, marque le paysage japonais. La rizière, c’est l’exotisme ancrée dans le quotidien, le voisin, ayant l’air d’avoir cent ans, plié en deux pour repiquer le riz ; c’est le vert vif qui explose partout dès la fin de l’hiver ; c’est les nuages de moustiques, quand la chaleur arrive et on en a plein la bouche lorsqu’on longe les rizières à vélo… C’est aussi une sensation de sérénité incroyable, comme si la vie n’allait plus si vite que ça tout à coup.

On retient tous du Japon quelque chose de différent. Pour moi, le pays du Soleil levant, c’est une rizière bien verte avec des fils électriques au-dessus. Et pour toi ? De tes voyages, des films, de tes lectures, que retiens-tu des rues japonaises ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Nanaelim
    Nanaelim, Le 20 février 2014 à 10h52

    sosou;4075589
    Ce qui nous as le plus marqué, de tout le voyage, c'est le respect et la propreté des japonais. Faut chercher les tags minutieusement pour en trouver, si on en trouve, pareil pour les papiers gras ou les déchets en général. En 1h à Paris au retour on en avait déjà vu plus qu'en une journée en pleins Tokyo !!
    J'arrive longtemps après le post de l'article mais je viens de retomber dessus et ton commentaire à réveillé des souvenirs de mon retour du Japon ^^

    En rentrant j'avais 6h d'attentes à la gare à Paris et ça m'avais choqué à quel point la ville était immonde par rapport aux villes japonaises!
    En un mois au Japon j'avais oublié qu'une ville pouvais être aussi crade ^^

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