« T’as le droit de rompre avec un mec bien », le conseil qui a changé ma vie

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Rompre avec un mec bien, ça fait peur, ça donne le vertige. Mais quand cette madmoiZelle a réalisé qu'elle était légitime à le faire, sa vie a changé.

« T’as le droit de rompre avec un mec bien », le conseil qui a changé ma vie

Il y a quelques jours, j’ai quitté mon copain.

J’ai rompu avec l’amoureux qui occupait toute la place dans mon cœur depuis 5 ans et demi. Je m’étais juré que je ne ferais jamais ça, qu’avec lui ça roulait si bien qu’il était impossible qu’un jour je ne veuille plus qu’on soit ensemble.

J’ai quitté un mec bien… et c’était pas évident

Il faut dire que celui qui était mon amoureux est un mec bien, formidable même. Sûrement une des personnes qui a le plus compté dans ma vie. Il était là dans les grands moments de changement, dans les périodes de doute et dans mes peines.

C’est probablement le truc le plus adulte et responsable que j’ai fait.

Mon mec, je l’ai aimé à la folie, et je pense pouvoir dire que lui aussi. Il était vraiment loin du cliché que j’attendais plus jeune. Il était tellement mieux, plus cool et vrai.

Et pourtant, un matin, dans un lit, on s’est dit que c’était fini. Je garde l’appart, il emporte ses affaires, le micro-ondes et l’aspi. Je garde sa peluche licorne, il prend nos jeux de société. Et ce que je considérais comme la pire possibilité s’est produit.

On a rompu.

Un dimanche matin, avec encore un peu de caca au coin des yeux et une boule dans la gorge, on a décidé de dire adieu aux matinées câlin, aux soirées gratouilles et à notre déco commune.

Certains se quittent dans les larmes et les cris. Nous, on n’a pas cassé d’assiettes, on s’en est pas voulu, on savait juste que c’était fini alors on se l’est dit.

Alors ça a l’air facile comme ça. Mais pas du tout. Quitter quelqu’un qu’on a aimé si longtemps et à qui on tient si fort c’est probablement le truc le plus adulte et responsable que j’ai fait de ma vie.

On conseille rarement aux gens de quitter quelqu’un de bien.

Quand l’idée passait dans ma tête ces derniers mois, cette dernière année, je trouvais le concept de rompre totalement improbable. Je me forçais à faire des efforts qui n’avaient pas de sens, lui pareil.

On n’était pas heureux, mais se quitter ? Impossible.

Alors on s’est mis à s’engueuler, à se faire la gueule des week-ends entiers, à se blesser et à faire ressortir le pire l’un de l’autre. On ne se supportait plus. On a arrêté d’être heureux à deux.

C’est con, parce que c’est pile ce qui faisait qu’on était ensemble, ce qui faisait tenir cette histoire depuis des années.

Le déclic qui m’a fait quitter mon mec

Quand j’ai compris qu’on allait finir par se quitter, ça a été très compliqué.

Déjà parce que c’était un très gros pas, un très gros changement, mais aussi parce que j’ai énormément d’estime pour celui qui a été mon numéro un aussi longtemps.

Eh non en fait.

Comment on peut ne serait-ce que penser à quitter quelqu’un qu’on aime, à lui faire de la peine ? À décevoir la moi de 20 ans, tellement pleine d’optimisme et de projets ?

La rupture était vraiment envisagée comme le pire.

Alors j’ai essayé de lui en parler, de voir ce qu’il en pensait. Mais il disait toujours qu’il était fatigué, ou alors on parlait d’autre chose, et la rupture était vraiment envisagée comme le pire qui pourrait arriver pour l’un comme pour l’autre.

J’ai demandé conseil à ma meilleure amie, parce que c’est toujours important de parler et d’avoir un avis extérieur dans ces cas-là.

Je m’en voulais de ne pas le rendre heureux, de ne pas être capable de savoir quoi faire, d’être coincée. Je culpabilisais de cette envie de fuite qui ne m’aidait pas du tout à avancer.

Dans un restaurant, avec une autre copine et un verre de vin, j’expliquais mes raisons.

Mais constamment, le réflexe que j’avais, celui de ne surtout pas vouloir perdre ni mon amoureux ni mon couple, faisait que j’ajoutais « MAIS C’EST UN MEC BIEN », comme si c’était le seul critère pour rester avec quelqu’un.

Comme si c’était une faveur qu’il me faisait, que je ne devais me contenter que de ça pour être bien. MALAISE BORDEL. STOP.

Au fond, ce qui me niquait totalement, c’est ce manque d’assurance et d’estime de moi qui me murmurait intérieurement que je devrais déjà être contente qu’on soit sympa avec moi… et pas trop en demander finalement.

Et là, ma pote a eu cette phrase magique, simple et puissante qui a totalement changé ma vision des choses.

« Tu as le droit de quitter un mec bien. »

Sur le moment, j’étais trop saoule pour réaliser (laissez-moi, j’apprécie le vin), mais le lendemain, je m’en suis souvenue. Et c’était clair comme du cristal : il fallait rompre.

Rompre avec un mec bien parce qu’on mérite tous les deux le meilleur

Le couple c’est compliqué. C’est tellement vu comme un but ultime, une étape parfaite à atteindre pour avoir le droit au bonheur, qu’une fois qu’on est avec quelqu’un on se met une pression de ouf afin de tout faire pour le garder.

Et je comprends ! C’est normal de bosser sur une relation, ce serait con de reculer au premier obstacle… mais ce serait encore plus bête de rester quand on sait que c’est fini, qu’on ira nulle part ensemble.

En fait t’as le droit de rompre avec un mec bien, ça fait pas de toi une connasse sans cœur « qui le mérite pas de toute façon ». Tout comme être en couple n’est pas FORCÉMENT la condition sinequanone pour être heureux.

T’as le droit de rompre avec un mec bien et même, tu DOIS rompre avec un mec bien quand plus rien ne va et que vous êtes malheureux.

C’est par respect pour lui, pour l’affection que je lui porte, pour l’amour qu’on a échangé pendant des années que j’ai décidé d’en finir.

Tu DOIS rompre quand plus rien ne va et que vous êtes malheureux.

Alors oui, t’auras une impression de gâchis, oui ce sera compliqué et ça peut filer le vertige. Oui on essaiera de te dissuader, de te faire douter de tes capacités à vivre seul•e parfois. On projettera des peurs perso sur ta relation.

Mais eh, surprise surprise, à la fin c’est toi qui décide.

Un grand sage (juste un mec que je connais en vrai, ça va, j’ai le droit d’être romanesque) a dit un jour :

« Si tu l’as fait c’est que c’était la bonne décision. »

  • Tu as le droit d’être exigeant•e avec ta vie amoureuse et tout le reste.
  • A priori, en rompant tu n’annules pas l’existence de l’autre, tu ne signes pas un contrat avec ton sang qui t’empêche de lui reparler.
  • C’est chouette d’être quelqu’un de bien mais c’est NORMAL, tu mérites d’être traité•e décemment et d’être aimé•e tout comme tu mérites de toi, aimer.
  • Le temps passe très, très, TRÈS lentement quand on n’est pas heureux. Tu resterais, toi, les doigts coincés dans une porte juste par peur de l’abîmer parce qu’elle est jolie ?

C’est normal de se sentir triste après tout, et puis t’as pas à t’en vouloir si tu ne te sens pas triste ! Au contraire, c’est que t’as VRAIMENT fait le bon choix. Tu mérites d’être toi-même, d’être heureux•se et de choisir ce qui te donne tout ça.

Tu es bien en couple, mais pas avec cette personne ? Mazel tov, la mer est pleine de poissons, un de perdu dix de retrouvés et tutti quanti.

Tu es bien tout•e seul•e ? Mazel tov aussi, tu vas pouvoir redécorer ton appart en solo, adopter un animal, accrocher des guirlandes lumineuses partout, et autres choses que tu ne pouvais pas faire quand vous étiez deux. (Bon ok c’est perso comme exemples.)

Une rupture c’est jamais évident mais plus tu restes coincé•e entre deux choix, moins tu pourras te souvenir de ce qui a fait qu’un jour, vous avez été aussi amoureux.

Seuls les souvenirs nuls et la frustration de la fin resteront et si en effet, tu étais avec quelqu’un de bien, ni toi ni lui/elle ne mérite ça.

Spoiler : ça va aller

Tu mérites le meilleur et si ta relation ne te convient plus du tout, tu as la légitimité de rompre.

J’ai quitté un mec bien, jamais je ne regretterai d’avoir mis un petit temps à me décider parce que c’était nécessaire pour être sûre de moi. Jamais je ne regretterai cette relation parce que c’est une des meilleures choses qui me sont arrivées et que j’en sors grandie.

J’ai quitté un mec bien, je vais être toute seule et apprendre à toujours me faire confiance, à être exigeante et… à savoir que je le mérite.

Et toi aussi.

À lire aussi : « On reste amis ? », le nouveau court-métrage de FloBer sur l’après-rupture

Margaux Palace

Prêtresse de la cuisine : comme dans les cités d'or mais avec du fromage. Ses cheveux sentent le chocolat et ses doigts l'échalote, mais elle mélange pas les deux ça va on est pas des bêtes.

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Commentaires
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  • Skiara
    Skiara, Le 20 août 2017 à 13h57

    Salut les madz !
    Je viens apporter ma pierre a l'édifice, voila ça fait 2 ans que je suis avec mon copain et je deviens "folle" je crois que j'ai plus de sentiments.
    Pendant ces deux année j'étais a Lille et lui vers Annecy puis Paris la deuxieme année.
    Donc on se voyait pas beaucoup, genre une fois toutes les trois semaines ça me faisait de la peine mais on avait une relation forte. Quand il est arrivé a paris on s'est vu un peu plus souvent les week end, mais c'est la que j'ai commencé a lui demander de ne pas venir certains jour pour avoir mon week end tranquille.
    (Il faut aussi savoir qu'on avait pris l'habitude de s'envoyer des messages a longueur de journée pour reduire cette distance aussi . )

    Bref normal ou pas je sais pas mais c'etait mon besoin, j'ai eu une mauvaise année scolaire, a la limite de la dépression, il a été très présent pour moi même lorsque j'étais perdue ou que je m’énervais vite.

    Aujourd'hui je suis en Irlande depuis 2 mois pour un stage, il est venu me fois plusieurs fois et c'est sympa. Avant de partir on avait prévu de s'installer ensemble a la rentrée. Et la semaine dernière j'ai craqué, je lui ai dis que c'était pas possible pour moi d’emménager avec lui, ça m'a vraiment rendue malade cette idée la alors je l'ai appelé et je lui ai pas vraiment laissé le choix.

    Mais voila, je ne supporte plus recevoir ses messages, j'ai réduis la cadence de façon drastique à deux messages par jour. Je ne sais pas ou je vais habiter en revenant sur paris mais je devrais surement poser mes valises chez lui quelques jours.
    C'est un amour, il est très attentionné, il fait tout pour moi. Je ne sais vraiment pas si j'ai juste flippé de m'installer avec lui parce que je suis très indépendante . Ou si vraiment je ne ressens plus rien. C'est vraiment terrible de ne pas lui faire face pour me poser les bonnes question.

    ps: si ca se passe mal entre nous a la rentrée j'aurai pas de logement, donc si vous connaissais quelqu'un sur paris qui cherche une coloc ça me rassurerait d'avoir mon pied a terre a moi
    Merci pour tous vos autre témoignages qui m'aident à faire face a mes tracas :jv:

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