Une descente aux enfers estudiantine. Les illusions du sexe, de la drogue, de l'amour sur un campus américain des 80's. Ils sont jeunes, beaux, riches. Et pourtant...
Breat Easton Ellis et ses Lois de l'Attraction (disponible chez 10/18), son second roman. Avouer qu'on n'a jamais lu Easton Ellis (à prononcer avec l'accent, please) c'est comme… Dire qu'on a jamais vu Le Roi Lion ! - J'exagère, presque pas, sisi.
L'auteur est américain, contemporain, et tragiquement lucide sur la condition humaine de l'époque. Des milieux glauques et dépravés, ses personnages vont de désillusions en désillusions entre une prise de cocaïne et une partie de jambes en l'air. Ils s'appellent Sean, Lauren, Paul. Sous forme de journal intime, ils racontent leur vie, leurs histoires.
Paul est amoureux de Sean qui est amoureux de Lauren qui est amoureuse de Victor qui est amoureux de Jaime qui est amoureuse de Mitch qui était amoureux de Paul. Quoique, j'aurais pu dire "couche avec" aussi, tant leur vision de l'amour est désabusée. Homosexualité et sexualité tout court, l'université mais on s'en fiche un peu, leurs pensées livrées telles quelles, sans état d'âme ni émotions. Crues et froides. Malheureuses.
Le genre de bouquin qui ne laisse pas indifférent. Je généralise peut-être un peu trop, je me souviens d'une de mes profs de français qui disait que la vraie littérature changeait les gens, qu'on devait sortir bouleversé(e) d'un livre. Si ce critère est valable, alors il faut y ranger ce livre. L'action doit durer sur un an. Un an de vie, de mort, d'amour. Si le rêve américain est un château de cartes alors Easton Ellis s'attelle doucement à en saper les bases. Et ça marche.
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