En Italie, on dit d'elle qu'elle est une Bridget Jones en plus intelligente et plus transgressive. Pulsatilla débarque en France avec La cellulite, c'est comme la mafia, ça n'existe pas (Éd. Au diable vauvert).
Pulsatilla, de son vrai nom Valeria di Napoli, est une blogueuse italienne qui a été - parait-il - une des révélations littéraires de l'année 2006 dans son pays. 100 000 lecteurs parmi nos voisins italiens et bientôt une adaptation de son livre en film auront convaincu un éditeur français d'importer un peu de Pulsatilla (elle a emprunté son pseudo au nom d'une plante qui soigne les accès de méchanceté).
"Des conneries, mais des conneries bien dites"
L'auteur le dit elle-même : elle dit des conneries, mais elle les dit bien. Elle nous raconte sa vie depuis son enfance à Foggia jusqu'à son boulot dans la pub, en passant par ses aventures amoureuses, ses tracas de filles ; et elle le fait bien. Tu m'étonnes, si cette blogueuse a été repérée par une maison d'édition grâce à ses billets, ce n'est pas pour rien. Pulsatilla a le sens de l'humour et un petit zeste espiègle, provocant qui font que certains passages sont de vrais délices à lire. A propos de la cellulite, par exemple :
98% des femmes ont de la cellulite : tenter de la combattre est un suicide collectif, statistiquement parlant. Il serait beaucoup plus sensé que ces 2% de dindes stupides se fassent implanter un kilo de peau d'orange sur les fesses, plutôt que de nous pourrir la vie.
Des chapitres thématiques plus ou moins croustillants
Tu t'en doutes un peu, comme pour tout bouquin de chick lit, tu peux interrompre sa lecture et la reprendre deux semaines après, tu comprendras toujours. Découpé en petits chapitres thématiques (le gymnase, les traitements anti-cellulite, culottes, épilation, promenade autour du phallus), c'est un livre que tu peux ouvrir en attendant le bus ou le métro, dans la file d'attente à la caisse d'H&M, bref quand tu as cinq minutes à occuper. Ce format sous type d'anecdotes de quelques pages te permet de "zapper" les passages un peu barbants comme ceux où l'auteur te détaille le patois de son village : mais qu'est-ce qu'on s'en fiche qu'à Foggia on dise "vouloir à quelqu'un" au lieu de "chercher quelqu'un" !
Ce bio-roman est donc à mettre entre les mains de toutes les filles qui ont envie de lire quelque chose pas trop "prise de tête" mais tout de même bien pensé, et foutrement drôle !