Ce n'est plus un secret pour personne (du moins pour celles qui me connaissent très très très bien), je suis raide dingue de Christophe Willem.
Oh oh, je vous arrête de suite, vu mon âge déjà avancé, quand je parle d'être raide dingue, j'entends de sa musique, de sa voix, de sa personnalité. J'ai passé l'âge de jouer à la midinette qui hurle Christoooooooophe dès qu'elle aperçoit un bout de sa tête de tortue au détour d'un couloir (car oui, j'ai eu la chance de le croiser, de l'approcher, de le photographier – je peux fournir cette photo inédite aux fans en délire qui me la demanderont gentiment -, et d'obtenir un autographe, aaaargh je me la pète grave).
Par conséquent, je me suis offert son premier album, afin de pouvoir entendre sa voix me susurrer plein de choses à tout moment du jour ou de la nuit. C'est pas cher payé pour avoir Christophe entièrement à moi.
Et je le dis tout de go : no regrets.
Cet album devrait être remboursé par la sécu. C'est l'antidépresseur du siècle.
L'avantage d'un premier album, c'est qu'on ne s'attend à rien de particulier. L'inconvénient d'un premier album, c'est qu'on ne s'attend à rien de particulier. D'autant que le Sieur Willem est issu, comme tout le monde le sait (à moins d'avoir vécu en Ousbékistan ces derniers douze mois), du télé crochet de M6, « Nouvelle Star ». Sûr que d'aucuns l'attendent au tournant…
Recette de cet album réussi : une bonne dose de disco pour le fun, un zeste de mélancolie pour la nostalgie, le tout arrosé d'une voix charismatique. Outre « Double Je » (avec Zazie en choriste, rien que ça, ça vaut le détour) et « Elu Produit de l'année » (jolie pratique de l'auto-dérision), très dansants, je ne peux que conseiller « Kiss the Bride », encore plus dansant, c'est dire. « Jacques a dit » est également, dans un genre totalement différent, une magnifique réussite, jonglant entre jeux de mots et mélodie tendre. « Demain » me rappelle les succès des sixties, et j'aime ça. En bonus anecdotique : « La tortue… ». Quinze titres (dont deux remix) à savourer sans modération, particulièrement les jours de blues.