Aux éditions Le Dilettante
J’ai testé un voyage de 7 heures 36 minutes au pays des mots.
De 15h13 à 22h49.
Un voyage de 7h36.
C’est long. C’est court. C’est beau. C’est inoubliable.
Un voyage au soleil. Un voyage au cœur de la tourmente, de la tempête, du brouillard, qui empêchent d’avancer. Au coeur de la pluie, qui brouille les cartes. Un voyage au pays des mots. Au pays des maux. Ceux de Camille, ceux de Franck, ceux de Philibert, et, à travers eux, les miens, de mots, de maux. Un voyage au pays de la souffrance, du cheminement, de l’amitié, de la guérison, de la solitude, de la solidarité, de la tendresse, de l’amour, de la renaissance, de la complicité, de l’espoir.
J’ai voulu le faire d’une traite, ce voyage. En quelques heures. Sans escale.
De 15h13 à 22h49.
J’ai testé « lire un livre sans m’arrêter ». Et pour ce faire, j’ai choisi Ensemble, c’est tout, d’Anna Gavalda. 604 pages. Et oui, quand je me lance, je ne fais pas dans la dentelle.
604 pages. D’une traite. Sur mon transat. Au soleil. En top. Puis en polar, quand l’air s’est fait plus frais. Ensuite avec une grosse couette, lorsque le soleil s’est couché. Enfin, dans mon canapé, quand la nuit est tombée. Sans m’arrêter. Jamais. Ou à peine. Pause pipi. Pause biscuit. Pause mouchoir. Pause sieste (repos des yeux qui piquent) - vingt minutes (à grelotter, sous ma couette, sur mon transat, dans la semi pénombre). Pause larmes. Encore pause larmes. A nouveau pause larmes. Un voyage sans escale, ça marque. Et ça fait pleurer. Beaucoup. Ça fait piquer les yeux. De chagrin. De joie. De fatigue.
604 pages de pur bonheur.
Un voyage qui restera à jamais dans ma mémoire et dans mes tripes : Ensemble, c’est tout, d’Anna Gavalda.
Moi aussi, un jour, je veux y croire, je serai « ensemble, c’est tout ».
(J’ai faim, maintenant).
Demain, je teste La Consolante, le nouveau Gavalda...