Résumé des réformes engagées par l’Etat

Bataillon, chausse tes lunettes et tiens toi droite, ça va causer sérieux. Tu as peut être entendu parler du projet de réforme pour faire économiser de l’argent à l’Etat ? Eh bien, ça y est, le projet vient d’être affiné par le second Conseil de Modernisation pour les Politiques Publiques (CMPP). C’est sous la présidence […]

Résumé des réformes engagées par l’Etat

Bataillon, chausse tes lunettes et tiens toi droite, ça va causer sérieux. Tu as peut être entendu parler du projet de réforme pour faire économiser de l’argent à l’Etat ? Eh bien, ça y est, le projet vient d’être affiné par le second Conseil de Modernisation pour les Politiques Publiques (CMPP).

C’est sous la présidence de Nicolas Sarkozy que s’est déroulée la réunion, dont on a pu voir un compte-rendu dans le journal Le Monde. Le plan devrait faire économiser 5 à 6 miliards d’euros à l’Etat et il concernera tous les secteurs, de la Santé au Logement en passant par la Formation. 166 mesures en tout, dont les principales résumées ici.

Réorganisation territoriale et non-remplacement des départs en retraite

La moitié des économies proviendra de la réorganisation territoriale et du non-remplacement des départs en retraite dans la fonction publique.
Le journal parlait hier de 35 000 postes supprimés la première année, engendrant une économie de 500 millions d’euros, et confirme cette information en annonçant 105 000 suppressions sur 3 ans. Aucune information n’a encore filtré sur ce qui concernait les suppressions dans le secteur délicat de l’Education nationale.
Concernant la réorganisation territoriale, le plan prévoit une adaptation au niveau central et régional. C’est dans le cadre de ce projet que la ministre de la Justice Rachida Dati avait entamé l’impopulaire réorganisation des tribunaux, suivie de la fusion des directions des impôts et de la comptabilité, menée par le ministre du Budget.

Le logement, l’emploi et la santé : seconde moitié des économies attendues

Les annonces les plus importantes proviendront vraisemblablement du secteur du logement, que l’on sait en crise généralisée. On connait les raison de cette crise : offre et demande mal réparties, législation sur le droit au logement social inadapté et engorgé, entre autres raisons plus complexes.
Le secteur de la Santé va connaître une décentralisation, avec les ARS (Agences Régionales de Santé) censées faire le lien entre les différents acteurs médicaux au niveau local.
L’emploi subira aussi son lot de réformes et suppressions d’aides, qui auront pour but de recentrer sur les personnes qui en ont le plus besoin.

Les acteurs sociaux devraient participer aux discussions qui mèneront à l’objectif financier fixé par l’Etat. Mais la crainte se fait sentir que ces discussions ne soient que poudre aux yeux pour un plan en réalité déjà ficelé… Aussi, la réorganisation entraînant parfois des suppressions drastiques parviendra-t-elle à se faire sans "mesure de rigueur", comme l’a annoncé le Premier ministre ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Siorac
    Siorac, Le 15 avril 2008 à 15h39

    Malaussène
    Vaste sujet.

    Sarkozy ne doit d'ailleurs pas être top à l'aise en ce moment. Car quel est le problème ? La France ne rentre plus dans les critères de l'UE, et ça grince pas mal des dents. D'où la volonté de réduire les dépenses (mais attention, surtout, surtout ! ne pas parler de rigueur). En même temps, notre Président superman se veut l'homme du pouvoir d'achat.

    Il y a plusieurs façon de réduire le déficit public. A vrai dire, il y a deux politiques possibles : soit on diminue les dépenses, soit on augmente les rentrées d'argent. C'est pas plus compliqué que ça. Or, on s'aperçoit qu'il est politiquement compliqué pour le gouvernement de proposer une hausse d'impôt, à cause de la question du pouvoir d'achat. Ca passerait plutôt très mal dans l'opinion publique.
    La solution est alors la "modernisation" de l'Etat, qu'on peut également appeler "casse des services publics".

    Une grande partie des "économies" réalisées se ferait par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
    Il est en effet possible de concevoir qu'on peut faire mieux avec moins de monde, dans la fonction publique. Même moi, je le conçois.
    Ce que je ne conçois pas, en revanche, c'est que ce genre de mesure s'applique à des domaines aussi fondamentaux que l'Education. Car si en effet, le nombre d'élèves diminue, est-il vraiment intelligent de diminuer d'autant le nombre de profs ? Tout le monde connaît les difficultés du système scolaire français. En grande partie lié à un manque effarant de moyens : classes surchargées, manque d'encadrement, manque de matériel pédagogique adapté, etc. Puisqu'il y a moins d'élèves, ne pourrait-on pas en profiter pour améliorer leurs conditions d'études (et en passant, les conditions de travail des profs) ?
    On peut dire la même chose de la Santé et de la Justice, par exemple. Mais là je dois faire quelques recherches, ce n'est pas ce que je maîtrise le mieux (je me contenterai de rappeler le manque criant de moyen dans les tribunaux, les lenteurs abominables de la Justice, les procès baclés par manque de temps, etc.).

    Autre mesure super intelligente : abaisser de 10% le plafond de ressources donnant droit à un logement HLM. Avec l'augmentation continue du coût de l'immobilier, sincèrement, qui peut dire que ce genre de mesure est adapté ? Quand on sait que le logement, la bouffe, la survie quoi, prennent une part croissante dans la consommation des ménages, on ne peut qu'être choqué par ce genre d'annonce.
    Je viens de calculer que rien que le loyer, l'edf et la bouffe représente 58% de mon salaire :Puppyeyes Si on rajoute la voiture, ça fait 68% :Puppyeyes :Puppyeyes :Puppyeyes Didiou!

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