Les rentrées scolaires les plus marquantes des madmoiZelles

Pour tou•tes, septembre est associé à la rentrée. Des madmoiZelles nous racontent leurs débuts d'année scolaire les plus marquants !

Les rentrées scolaires les plus marquantes des madmoiZelles

Après un été de paresse, de soleil et de tranquillité des neurones, la rentrée scolaire amène généralement son lot d’inconnu et de peur, ainsi que de bonnes surprises.

Des madmoiZelles nous racontent leurs rentrées les plus marquantes… et force est de remarquer qu’elles commencent généralement toutes dans le stress !

La nouveauté et le stress

Pour des madmoiZelles comme Cassandra, l’angoisse de la rentrée est telle qu’elle en devient hors de contrôle. Elle se souvient :

« Ma rentrée la plus marquante pour le moment est sans hésitation ma rentrée en CP. De nature très anxieuse ce jour-là, je stressais énormément à l’idée de passer dans la « cour des grands ».

Le temps de rejoindre ma classe, j’ai vomi dans le rang au beau milieu de cette gigantesque cour. Les autres m’ont regardée avec de grands yeux et je ne savais plus où me mettre. J’ai finalement couru aux toilettes sous les yeux de pitié des parents présents. »

Heureusement, cela ne l’a pas traumatisée :

« Au bout d’une semaine, cet accident fut vite oublié. Et aujourd’hui quand j’y repense, je me dis que plus aucune rentrée ne pourra être pire et cette histoire me fait beaucoup sourire ! »

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Une rentrée difficile qui a influencé toute l’année

Parfois, malheureusement, les madmoiZelles se souviennent de certaines rentrées parce qu’elles leur ont ensuite collé à la peau toute l’année. C’est le cas d’Ange, qui ne peut oublier sa rentrée de seconde tant elle a été humiliante pour elle.

Elle sortait d’un petit collège de banlieue où elle était parmi les meilleurs élèves et appréhendait beaucoup sa rentrée dans un lycée très grand. À cause d’une erreur d’affichage, elle s’est retrouvée dans la mauvaise classe.

Le professeur principal m’a passé un savon devant tout le monde.

« Déjà bien honteuse, je suis sortie et me suis rendue dans ma classe où évidemment je suis arrivée en retard.

Le professeur principal (un monstre entre autres raciste et misogyne qui allait être mon pire ennemi cette année) m’a passé un savon devant tout le monde, alors que clairement le problème ne venait pas de moi.

Et bien sûr, mes « camarades » de classe riaient sous cape de me voir tellement rouge et au bord des larmes devant ma porte.

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Je me suis sentie tellement humiliée (le prof m’ayant quand même traité de « pauvre idiote qui ne sait même pas lire une liste ») et j’en ai tellement voulu à ces personnes d’avoir ri sans jamais chercher à me consoler ensuite que je n’ai jamais réussi à m’intégrer dans cette classe.

Sans compter que le rabaissement constant de mon professeur principal a suffi à faire considérablement chuter mon niveau scolaire (je ne me sentais jamais à la hauteur de la pression qu’on nous mettait), jusqu’au redoublement. »

Il lui a fallu du temps pour dépasser cette année :

« Avec le recul j’ai réussi à surmonter ma rage contre mes anciens camarades. Et ce professeur principal, qui m’a même fait virer du lycée, se retrouve aujourd’hui devant la justice face à une dizaine de parents pour harcèlement moral. »

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Déceptions et mauvaises surprises

Le problème de la rentrée, c’est ainsi souvent les autres… Zara ne peut oublier sa rentrée au lycée, qu’elle attendait avec impatience après des années de collège difficiles.

Pendant ces dernières, elle s’était raccrochée à une amie, Flavie, la seule sur laquelle elle pouvait compter en classe.

« Son amitié comptait énormément pour moi : je la trouvais drôle, pétillante, pleine de vivacité. Ses parents et les miens étaient très amis. Chacune est partie en vacances avec la famille de l’autre. Nous nous étions confiées beaucoup de secrets.

Pour la rentrée en seconde, Flavie, ma meilleure amie et moi étions sûres de nous retrouver dans la même classe car nous avions pris les mêmes options.

Je suis entrée dans la cour de récréation, où chaque nouvelle classe devait se ranger. J’ai vu Flavie. Elle discutait avec un ami du collège, un garçon cool qui s’était progressivement pris beaucoup trop au sérieux.

Je me suis approchée pour la saluer. Elle m’a jeté un regard noir et m’a totalement ignorée, de même que le garçon.

Ce fut l’incompréhension totale. Je ne comprenais pas ce qui avait pu changer du jour au lendemain dans nos relations.

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Elle ne me connaissait plus, ne voulait plus rien avoir à faire avec moi. Deux jours après la rentrée, je l’ai entendue se moquer de moi dans les couloirs avec l’une des filles « populaires » du collège. Les larmes me sont venues aux yeux, et j’ai couru m’enfermer dans les toilettes.

Je ne comprenais pas comment une personne pouvait avoir été aussi fausse et être aussi méchante. J’ai tendance à me blâmer sans cesse, et j’ai longtemps cherché à comprendre quelle avait été ma faute pour que Flavie décide de couper brusquement les ponts et cherche à monter toute la classe contre moi. »

Cette trahison a eu des conséquences, que Zara a cependant surmonté :

Cette rentrée marque dans la douleur le début de mon épanouissement.

« Cette rupture m’a blessée au point qu’au milieu de l’année, j’ai décidé d’aller voir un psychologue. Finalement je m’en suis remise, et cela m’a permis de rencontrer de nouvelles personnes.

Et au final, la volonté de Flavie d’être « populaire » s’est totalement retournée contre elle. Elle n’était pas aimée par beaucoup, son genre mélodramatique et son comportement forcé ont vite eu fait de la couper des autres.

Moi, je me suis ouverte, épanouie, et malgré ses efforts pour me déprécier, j’ai rencontré des personnes formidables qui m’ont poussée vers le haut.

Cette rentrée a réellement joué un grand rôle dans ma vie : elle marque dans la douleur le début de mon épanouissement. »

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Du bonheur du changement

Heureusement, beaucoup de rentrée se passent bien et se placent ainsi sous le signe du changement et de l’épanouissement. Lullaby se souvient de sa rentrée en première littéraire :

« J’étais plutôt contente pour deux raisons. La première, c’est que ce cursus que j’avais choisi comblait mon âme de littéraire. La seconde, c’est qu’une seule personne de ma classe de seconde avait également choisi cette filière.

Or mon année de seconde avait été marquée par du harcèlement – mené par une jeune fille (appelons-la L) qui avait réussi ensuite à rallier beaucoup d’autres élèves de la classe à la curée…

À la rentrée tant attendue, voilà que je recroise L. Sa stratégie avait toujours été de se poser en amie mais de frapper par derrière ou par en dessous, ce qui faisait que son harcèlement était difficilement visible par un tiers, et encore plus difficile à combattre.

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L., donc, s’est approchée de moi comme si de rien n’était, comme si l’année de seconde s’était déroulée tout à fait normalement, et m’a posé une question sur l’opération des dents de sagesse que j’avais subie l’année précédente.

Pour moi qui m’étais sentie délivrée, il était hors de question de retomber sous son harcèlement. Alors je lui ai demandé si elle devait subir cette même opération. Elle a acquiescé, et j’ai répliqué du tac au tac « bien fait pour toi ! » avant de tourner les talons. »

Ce fut pour Lullaby un moment clé de libération et d’affirmation.

« Ce jour-là, je me suis sentie forte. Je me suis sentie maîtresse de ma vie, et non plus soumise aux méchancetés d’une fille qui me rendait malade les matins de cours.

L’année s’est écoulée et ce fut une année scolaire remplie de nouvelles amitiés, de découvertes littéraires ; une année géniale, emplies de bons souvenirs.

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Cette rentrée scolaire reste un souvenir fort et positif, que je garde en tête pour les moments où je dois m’affirmer.

Je n’ai plus jamais reparlé à L. J’ai su, par une connaissance, qu’elle continuait à me critiquer dans mon dos mais, bizarrement, cela ne m’a pas atteinte. En lui tournant le dos, c’était comme si j’avais choisi de refuser son harcèlement. Au contraire, j’ai eu pitié d’elle.

Avec du recul, je suis convaincue que j’ai opté pour la bonne attitude et cette rentrée scolaire reste un souvenir fort et positif, que je garde en tête pour les moments où je dois m’affirmer. »

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De belles rencontres

Enfin, de nombreuses madmoiZelles se souviennent de leurs rentrées parce qu’elles y ont fait de très belles rencontres, qui ont façonné toute leur année – voire plus.

Louise témoigne ainsi sur sa rentrée en seconde, qu’elle appréhendait après avoir sauté deux classes :

« Je faisais ma rentrée en janvier, parce qu’après avoir fait une moitié de troisième j’avais sauté une classe. Rien que le fait de me retrouver à 13 ans au milieu de gens qui avaient deux à trois ans de plus que moi me terrifiait.

En plus, le lycée dans lequel j’allais faire ma seconde était loin de chez moi et je devais prendre le train matin et soir pour y aller.

J’ai rencontré une fille, avec qui j’ai sympathisé. Le lendemain, on est passées devant une table avec des gens. Un des garçons assis m’a lancé : « Hey, c’est toi qui a sauté deux classes ? Est-ce que tu aimes Amélie Nothomb ? ».

C’était le début d’une grande amitié. Une semaine plus tard, on a mangé un kebab ensemble et on était les meilleurs amis du monde. »

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Et cette amitié lui a appris beaucoup, changeant du tout au tout son expérience dans ce lycée.

Ce garçon m’a appris à être moi-même et à oublier le regard des autres.

« Ce garçon – que nous allons appeler F – m’a appris à être moi-même et à oublier le regard des autres. C’était fantastique.

Dans mon ancien collège, je n’avais que des « amies » hypocrites qui me laissaient tomber. Pendant les six mois que j’ai passés dans ce lycée, j’ai plus appris sur moi que jamais.

Du fait de mon âge, les gens me regardaient bizarrement et je les entendais ricaner – mais je m’en fichais éperdument. F et sa personnalité exubérante ne m’a pas changée : il a été le tremplin indispensable qui m’a permis de prendre confiance en moi.

Scolairement, j’arrivais cependant difficilement à la moyenne dans ce lycée réputé ; avec le recul, je pense que si F m’a aidée sur le plan personnel, en ce qui concerne l’école ce fut différent et j’ai raté cette année. Je pense que F y est pour quelque chose : à trop avoir confiance en moi , je me reposais sur mes lauriers.

Je considère quand même cette rentrée comme l’une des meilleures que j’ai vécues ! »

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Khyra
    Khyra, Le 4 septembre 2016 à 12h28

    C'était pour ma première seconde. Pour resituer le contexte, j'avais fait mes années collège à la campagne dans un collège de même pas 300 élèves ou plutôt 250 donc le jour de la rentrée, le principal appelait les élèves par leur nom. J'étais donc habituée à ça. C'était l'année où j'ai décidé d'aller vivre chez ma mère et total inconnu pour moi. Lycée en banlieue d'une ville importante, 1600 élèves, c'est autre chose que les 250 en campagne. XD J'attends dans la cour l'appel pour les classes, ça vient pas et je me rends compte que la composition des classes est affichée sur les vitres du hall principal. Bon, au final, je suis arrivée à l'heure devant la salle et personne ne m'a remarqué mais je me suis sentie un peu bête. Surtout que je savais qu'il y avait beaucoup plus d'élèves. :lunette:

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