Rencontre avec Alice, masseur-kinésithérapeute

Alice est masseur-kinésithérapeute indépendante. Entre médecine, patients, administration et sexisme, voici la façon dont elle mène sa vie professionnelle !

Rencontre avec Alice, masseur-kinésithérapeute

C’est pendant son année de terminale qu’Alice a pris la décision de s’orienter vers le domaine médical.

« Mes parents m’avaient poussée à faire un bac S justement parce que je ne savais pas ce que je voulais faire par la suite. J’étais intéressée par beaucoup de domaines totalement différents, sans avoir vraiment d’informations sur les possibilités d’orientation.

C’est un prof de physique qui, pendant 3 cours (6h), nous a fait un inventaire de tous les métiers vers lesquels on pouvait se diriger avec un bac S. Comme j’aimais beaucoup la biologie, j’étais intéressée par le médical et la recherche, mais j’étais moins enthousiasmée par les 10 ans d’études… et je n’aime pas le côté intrusif de la médecine (infirmière-qui-fait-des-piqûres, très peu pour moi).

Kiné, ça m’a parlé. J’ai pris ma décision dans le dernier trimestre avant le bac ! »

Où étudier pour devenir kiné ?

Trois options s’offrent aux intéressé·e·s :

  • Les écoles privées : leur admission se fait sur concours, pour 3 ans de formation. Il faut compter entre 5 000 et 9 000 € l’année en frais de scolarité.

« À titre d’exemple, pour l’école de ma région, il y avait une quarantaine de places pour plus de 3 000 candidat-e-s. »

  • La fac de médecine : inscription libre. La sélection se fait à l’issue de la première année, où l’on s’oriente en fonction du classement obtenu.
  • La Belgique : inscription libre également, mais 30% seulement d’étranger-e-s sont acceptés sur les bancs des universités belges. Si le nombre de demandes d’inscription pour une école de kiné excède ce quota, les 30% d’élu-e-s seront tiré-e-s au sort.

« Dans ma promo, nous étions 75 tirés au sort, sur 300 demandes. Mais c’était il y a quelques années déjà… Aujourd’hui le ratio doit être tombé à moins d’un admis sur 4 candidats. »

Alice a commencé par tenter la fac de médecine, sans succès la première année. Arrivée dans une nouvelle ville où elle ne connaissait personne, elle a mis plusieurs mois à adopter un rythme de travail adéquat. Un retard qui ne pardonne pas.

Pour la deuxième tentative, changement de technique : avec une poignée d’amis, ils forment un groupe de travail qui s’astreint à un emploi du temps de travail rigoureux. Résultat ?

« Je rate ma 2ème 1ère année de médecine… de 2 places ! »

Ayant appris entre temps qu’il était possible de passer par la Belgique, Alice tente sa chance et passe au tirage au sort.

En Belgique, la sélection se poursuit tout au long des 4 années d’études, par les résultats :

« C’est facile d’y entrer mais un tiers seulement de la promo en sort à la fin des 4 ans ! Contrairement à la France où c’est d’enter dans le cursus qui est difficile, en Belgique, le challenge est de réussir à en sortir.

Tout le monde a les mêmes chances à la base, même ceux qui n’ont pas de bac S. Mais ensuite, il faut avoir 12 de moyenne minimum et aucune note en-dessous de 10. Certaines matières (chimie, biologie) font des examens très difficiles, et on n’a le droit qu’à un seul redoublement dans toute sa scolarité.

Les première et deuxième années sont très théoriques. On y effectue un stage d’observation en hôpital en 2ème année. En 3ème année, on alterne entre 5 semaines de cours et 5 semaines de stage. Enfin en 4ème année, on est en stage à plein temps, avec des cours le vendredi uniquement, ce qui nous permet de découvrir vraiment tous les domaines. »

À 26 ans et après 4 ans d’études en Belgique, Alice obtient son diplôme.

Une insertion professionnelle facilitée par la forte demande

Les études de kiné ne sont pas très longues par rapport à d’autres filières médicales. À la sortie, le travail est assuré, car il manque des professionnel-le-s un peu partout partout en France.

« Il me fallait une équivalence de diplôme pour aller travailler en France, elle s’obtient sans problème. Je commence par faire des remplacements pour voir comment se passe la pratique en France. Les soins sont mieux remboursés, donc il y a davantage de patients. »

Alice opte pour un statut libéral et effectue des remplacements en fonction des besoins :

« Les durées varient d’une semaine à un mois, et j’enchaîne ce rythme pendant un an. Je n’ai pas d’appartement ! Lorsque les remplacements ont lieu dans ma région, je loge chez une amie. Ailleurs, je demande à ce que le poste soit logé (c’est assez courant). Je n’aime pas trop la routine donc c’était sympa de vivre en « nomade » pendant un temps.

J’ai été appelée par un kiné qui cherchait quelqu’un sur un poste fixe (car nous sommes listés dans l’Ordre des kinés). Il y a une véritable pénurie dans certaines régions. Je suis allée le rencontrer, visiter le cabinet. C’était l’occasion de travailler pour moi et de tester mes propres traitements (contrairement aux remplacements, où l’on continue les traitements / directives des kiné que l’on remplace). »

Alice est installée en cabinet depuis 1 an.

Kiné n’est pas masseur !

« On masse mais ce n’est pas la plus grande partie du métier ! Le plus difficile physiquement ce sont les manutentions : les gens très diminués qu’il faut lever, faire bouger, rattraper quand ils tombent, porter… Ce sont des efforts durs mais ponctuels. »

Ne faut-il pas être physiquement « costaud » pour faire ce métier ?

« Moi je fais 1m60 pour 53 kg. J’étais sportive, mais là je ne pratique plus en club. Je faisais du basket avant, maintenant je suis passée au footing. »

Quels sont les différents traitements ?

« Le massage est UNE façon de traiter quelqu’un. Exemple avec le mal de dos, que l’on peut soulager par un massage : ça ne règle pas le problème. Il faut faire de l’éducation, « l’école du dos » pour corriger ses postures, et du renforcement musculaire. Le massage est un complément, pas un traitement !

Le massage représente seulement entre 30 et 50% de mon activité. Les exercices, le renforcement, les manipulations, voilà la majorité de mon travail. Je traite beaucoup de sportifs qui ne font pas les bons gestes, les problèmes neurologiques (AVC), problèmes de handicap / rééducation. »

Quel est le portrait-type du patient le plus fréquent ?

« L’homme/femme entre 40 et 50 ans qui souffre de mal de dos, par manque d’activité physique. Personnes sédentaires qui enchaînent voiture, ascenseur, peu ou pas d’exercice et dès qu’elles font un micro-exercice (soulever un objet lourd par exemple), elles se font mal.

Je reçois également beaucoup de personnes âgées, notamment dans les campagnes. On ne l’envisage pas trop lorsqu’on est étudiant, mais un tiers des patients sont des personnes âgées (arthrose et autres) ! »

Qu’est-ce qui te plaît particulièrement dans ce métier ?

  • L’autonomie

« Être son propre patron ! Quand on a des problèmes avec la hiérarchie et l’autorité c’est pas mal ! Je suis seule décisionnaire de ce que je fais avec mes patients. Le propriétaire du cabinet est mon collègue mais il n’a rien à dire sur la façon dont je traite mes patients. Je n’ai qu’un mois de préavis si je veux partir — mais cela dépend du contrat que l’on signe.

Mais le revers de la médaille est que lui aussi peut me mettre à la porte avec un mois de préavis !

Le statut d’indépendant n’est pas aussi bien protégé que le statut de salarié. Il offre une plus grande liberté, mais au prix d’une sécurité de l’emploi plus faible. L’indépendance est à ce prix. »

  • Le dynamisme

« On ne reste pas assis derrière un bureau (même si la charge de travail administratif reste importante). C’est physique, on est constamment en mouvement. »

  • Les rencontres

« On rencontre des gens très différents, on s’enrichit beaucoup du vécu des gens. Ils se confient beaucoup puisqu’on est des soignants. L’ambiance entre collègues et avec les patients est assez bonne en général. Tant mieux car les traitements peuvent être longs, donc la bonne ambiance est nécessaire ! »

  • La rémunération

« On est vite à l’abri du besoin. En tant que stagiaire, personne autour de moi n’a été rémunéré (j’avais un petit boulot à côté, mais pas kiné). En tant que débutant, le niveau de salaire dépend si on commence en salarié ou en libéral. Pour un salarié, on peut espérer commencer autour de 1800-2300 € mensuels nets (ça dépend évidemment des structures, ça peut descendre à 1 500).

En libéral : tout dépend si on doit créer sa patientèle (s’installer) ou si on reprend un poste et qu’un emploi du temps rempli vous attend (ce qui était mon cas). En moyenne sur un an, je dirais qu’on peut arriver à un minimum de 5 000€ bruts par mois, ce qui fait 2 500 € nets. Mais c’est bien sûr variable ! Le tarif dépend de ce que le patient a, du traitement qu’il faut prescrire. Le prix du séance peut varier de 16€ à 30€, pour donner une fourchette d’exemple.

Le vrai risque à être libéral ? Être obligé de déménager, de bouger… Mais il y a du travail partout ! C’est l’assurance d’en trouver.

L’avantage d’être indépendant, c’est aussi de pouvoir prendre des vacances quand on veut (enfin, quand on peut avant tout) ! Il suffit de trouver un remplaçant. J’ai pu prendre des vacances pendant ma première année. Sur mon poste fixe, j’ai trouvé un remplaçant aussi, donc je savais que je pouvais compter sur lui. »

  • Et bien entendu… le soin

« Et le principal, c’est évidemment de parvenir à soigner les gens/ terminer un traitement avec succès! Une de mes plus grandes fiertés, c’est quand quelqu’un téléphone pour prendre rendez-vous car il connaît quelqu’un d’autre que j’ai soigné et que c’était super… le succès par le bouche-à-oreille ! »

Quels sont au contraire les points plutôt négatifs, les sources de frustration ?

  • Les horaires de travail

« Je travaille 50 heures par semaine. Ce n’est pas vraiment un choix, parce que je pourrais refuser des patients en théorie, mais en pratique c’est quasiment impossible car il y a tellement de demande qu’on est bien obligé de faire des sacrifices. On pourrait pas faire un 35h hebdomadaire !

Difficile d’avoir une vie sociale à côté. Le soir en semaine, je suis claquée. 10h par jour, 5 jours par semaine. C’est franchement assommant.

Certains kinés font également des astreintes (ils sont disponibles pour des interventions les soirs et week-end). Moi non, car je ne me suis pas inscrite. J’ai des collègues qui en font, le week-end, pour les urgences respiratoires uniquement (surtout bronchiolites des bébés). Ils sont appelés un week-end par trimestre environ. »

  • La charge de travail administratif

« Quand on n’a pas de secrétaire, ce sont des tâches extrêmement chronophages, entre les papiers à faire pour la sécurité sociale, pour les mutuelles, pour les patients, pour soi-même… Il y a beaucoup de logiciels différents, on n’est pas formés pour leur utilisation, il faut apprendre sur le tas. En cas d’erreur, ce sont les patients qui risquent de ne pas être remboursés… ou nous de ne pas être payés ! »

Être une jeune femme : double handicap

Quand on commence à parler de l’ambiance de l’environnement professionnel, le discours d’Alice change. Elle rencontre de véritables difficultés à faire reconnaître sa compétence. Certains patients, notamment les plus âgés, ne cachent parfois pas leur doutes et leur déception lorsqu’ils découvrent que c’est cette jeune femme qui va s’occuper d’eux.

« Je suis plutôt d’un naturel enjoué, j’aime les ambiances détendues et la sérénité. Problème : il y a certaines personnes qui ont besoin qu’on soit très fermes avec elles. Le fait d’être enjouée, elles prenaient ça comme de l’incompétence.

J’ai fait le test en étant désagréable avec ces personnes, et là miracle, ça passe ! La fermeté est un signe de professionnalisme pour certains… De mon expérience, c’est surtout la perception des plus de 50 ans. Du coup je me force parfois à être un peu froide.

Dr House approuve cette technique.

Pour d’autres en revanche, c’est totalement l’inverse. Plus on est bienveillant, plus on rentre dans le traitement à fond. C’est tout le problème : si notre attitude ne convient pas, ils ne rentrent pas dans le traitement. »

Ô jeunesse ennemie… de la compétence ?

« J’ai 28 ans, mais on me donne plutôt 22-23 ans. D’être une femme, de paraître jeune, ce n’est pas vraiment un avantage. Beaucoup de personnes considèrent qu’on est forcément incompétente. Je n’ai pas la science infuse et oui, dans ce métier, on apprend tous les jours. Mais j’ai quand même eu mon diplôme.

Le nombre de gens qui me prennent pour la secrétaire ou la stagiaire… Et quand ils comprennent que non, c’est bien moi qui vais m’occuper d’eux, ils sont déconfits. Et du coup, ils testent, en posant beaucoup de questions. Ça m’agace mais je ne le montre pas. Je réponds aux questions et je les assomme de réponses techniques, histoire de démontrer que oui, je sais de quoi je parle. Ça les calme.

J’ai déjà eu deux fois des refus catégoriques ! « Ah mais non, je ne veux pas que ce soit vous, je veux un homme »… Je les ai basculés sur mon collègue de 40 ans, ça leur allait. Je note aussi beaucoup de remarques que les gens se permettent de faire, mais qu’ils ne se permettraient pas de faire à mon collègue par exemple…

…ils l’appellent « Docteur » (il est kiné, pas docteur !), moi c’est « Alice » (idem pour ma collègue féminine).

Ils s’étonnent face à mes compétences, s’étonnent de voir que oui, je sais lire une radio, je sais lire un compte-rendu médical, je sais leur expliquer une opération qui va être pratiquée par un chirurgien et qu’eux-mêmes n’ont pas comprise… Ils s’étonnent de voir que je suis compétente pour exercer mon métier !

Alors que face à mon collègue, ils ne vont pas avoir ce genre de réaction. C’est très vexant. Et je ne vois pas d’autre explication que le fait d’être une femme ou d’être jeune… Le pire à ce jeu, ce sont les femmes de plus de 50 ans. Les hommes de plus de 50 ans nous prennent pour des incompétentes mais l’oublient très vite car ils sont bien contents que ce soit « une petite jeune » qui s’occupent d’eux… Ce n’est pas vraiment plus flatteur…

La remarque qui m’a le plus étonnée est justement venue d’une de ces femmes. Mon collègue a pris des vacances, et a été remplacé par une femme. Une de ses patientes m’a dit : « Mais euh, vous y arrivez sans lui ? Vous arrivez à faire tourner le cabinet toutes les deux ? ». Je suis restée scotchée.

On fait LA MÊME CHOSE. Le cabinet lui appartient, mais on fait LE MÊME BOULOT. Ces femmes sont de la génération de ma mère ! Elles ne veulent pas ça pour leurs filles, alors pourquoi le font-elles aux autres ?

Je me suis déjà dit « il me tarde de prendre quelques rides qu’ils me foutent un peu la paix »… Mais ce n’est pas normal, de devoir raisonner comme ça. »

À droite, un docteur. À gauche, un docteur aussi.

Après le préjugé d’incompétence, les remarques déplacées

« Dans la catégorie des remarques déplacées, on trouve les hommes de 20-35 ans. C’est souvent un profil de sportif. Ce sont mes rééducations préférées, mais ce sont eux qui font les remarques les plus ambiguës, déplacées. »

Comment gères-tu ces situations ?

« Selon l’intensité de la remarque… Si ça reste léger, je fais semblant de pas comprendre. Si c’est vraiment lourd, je leur fait remarquer le plus fort possible que c’est déplacé pour que tout le monde entende (les salles de soin ne sont pas cloisonnées, il y a des rideaux seulement), histoire de les gêner, en général ça les calme. »

As-tu déjà eu peur ?

 «Je fais souvent la fermeture, et je me suis déjà retrouvée seule le soir dans le cabinet avec un ou plusieurs patients masculins. Oui, on peut avoir peur, parfois. Il y a des gens très biens, mais y aussi des gens… dont l’attitude n’inspire pas confiance… Ça m’est arrivé, d’avoir peur, oui. »

Vers qui ou quoi peux-tu te tourner dans ces situations ?

« À part mes amis, je ne vois pas. Il existe des hotlines pour les infirmières qui risquent le burn out, souvent celles et ceux qui travaillent en soins palliatifs. Mais pour les kinés, surtout en libéral ? Il n’y a rien du tout. L’ordre des kiné est purement administratif. Ils ne peuvent rien pour nous dans ce domaine. »

Peux-tu refuser un patient ? Quelqu’un qui t’a déjà mise mal à l’aise, par exemple ?

« Officiellement ? Je ne peux pas refuser un patient. Même s’il se comporte de façon déplacée. Officieusement ? Je peux invoquer le planning : s’il est complet, on refuse… Je l’ai déjà fait une fois (une fois en 2 ans), ce refus officieux « ça s’est mal passé et je ne veux pas revivre ça ».

De toute façon c’est la bonne décision, parce que dans ces cas-là, le traitement ne marche pas bien, parce qu’on était pas assez impliqué, parce que le patient n’est pas réceptif. On refuse de les reprendre, et on dit alors que c’est pour question de planning.

Si on le refuse en lui disant que c’est à cause de son comportement, il peut nous dénoncer à la sécurité sociale et on risque d’avoir des problèmes. C’est une relation asymétrique.

Mais il y a une limite au tolérable… alors je m’arrange. Je m’arrange pour prendre certains patients quand mes collègues sont encore là, pour ne pas être seule au Cabinet… Parfois je signale à mon collègue des patients que je ne veux pas reprendre, quand ils se sont comportés de façon déplacée, pour que ce soit lui qui les prenne en charge. »

Les comportements évoluent… lentement.

Alice relativise le sexisme auquel elle est confronté avec certains patients : côté professionnel, elle n’a jamais eu de problèmes. Un point qu’elle a tenu à souligner :

« De la part de tous mes collègues masculins (de 25 à 65 ans), je n’ai JAMAIS eu de remarque sexiste. Ni sur le fait d’être une femme, ni de remarques sur mon âge. Aucun n’a causé de souci. Ils ont tous été très professionnels et respectueux. C’est vraiment côté patient le problème…

Kiné, ça reste un super métier, tu gagnes bien ta vie, tu peux t’offrir des vacances de rêve sans avoir 10 ans de carrière, et réussir à soigner des gens est très gratifiant, on ne peut pas vraiment s’en plaindre (pas mal de gens sont quand même très reconnaissants, j’ai souvent reçu des chocolats ou autres pâtisseries maison). Et c’est aussi stimulant de pouvoir évoluer dans sa pratique tout au long de sa carrière, par le biais de différentes formations.

Il y a beaucoup d’hommes dans le métier. S’ils sont irréprochables dans les relations professionnelles, ils ont du mal à entendre les points négatifs, ce que nous pouvons subir comme remarques de la part de certains patients. Ils ne se rendent pas compte de ce qu’on doit encaisser. C’est récurrent, donc ça use.

En 2013, il ya de plus en plus d’égalité, c’est super. Mais ça reste extrêmement marqué. »

Y a-t-il d’autres kinés dans la salle ? Te reconnais-tu dans le témoignages d’Alice ? Ou au contraire, as-tu une expérience différente ? Viens nous raconter ça dans les commentaires !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Ally26
    Ally26, Le 6 novembre 2016 à 16h01

    Quand j'étais petite j'ai eu des séances de kiné mais je me rappelle plus exactement pourquoi, en tout cas je me rappelle qu'il me faisait peur avec sa grosse voix, il avait l'air d'un géant ! Je l'ai revu l'an dernier pour des douleurs dorsales, il me faisait peut-être peur aussi parce qu'il est pas toujours très délicat dans sa façon de s'adresser aux patients, genre c'est moi le kiné c'est moi qui sait, t'as pas besoin de poser des questions !
    Sinon je vis actuellement au Portugal et je fais de la kiné depuis août pour une grosse entorse de la cheville, j'ai trouvé un super cabinet avec deux hommes et deux femmes, jeunes et dynamiques, ils sont géniaux ! J'ai pas eu le choix du kiné ils m'ont attribué un homme, par rapport au planning je pense,mais ils sont tous tellement gentils et compétents que je m'en fiche au final.

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