Du Côté de la Rédac : l’atelier stickers

La semaine dernière, toute la rédac parisienne s’est jetée à corps perdu dans la réception-préparation-livraison de vos stickers. C’était drôle.

Du Côté de la Rédac : l’atelier stickers

Les objectifs fixés par le patron étaient clairs :

  • Taux de perte toléré : 0%
  • Deadline d’envoi : « dès que possible »
  • Ne pas se laisser submerger par le flux, faire au fur et à mesure et surtout ne JAMAIS, JAMAIS se retourner.

Le fordisme chez madmoiZelle.com

En somme, il nous fallait trouver comment envoyer la totalité des stickers demandés le plus rapidement possible, tout en continuant à écrire des articles pour les lectrices.

Après une séance de brainstorming intense, 4 visioconférences, des powerpoints incompréhensibles, et le travail de 12 organisateurs organisationnels sur 15 plans de planifications différents, nous avons enfin accouché d’un modèle validé par la hiérarchie à savoir la chaîne-stickers madmoiZelle 3.0.

Une technologie innovante qui repose essentiellement sur la division scientifique des tâches, seul moyen d’assurer la productivité exigée. La chaîne est donc divisée en  5 postes et tout le monde est réquisitionné pour mettre la main à la pâte pendant les pauses déjeuner (si vous retrouvez des morceaux de cookies ou du poulet basquaise picard dans vos enveloppes c’est du bonus).

Plus vite, il reste des enveloppes !

  • L’ouvreuZ : elle est chargée d’ouvrir les enveloppes et de bien faire le tri entre les enveloppes à remplir de stickers, vos mots/lettres/stickers d’amour (oui il y a des madZ adeptes du troc qui nous envoient des stickers en recevoir d’autres) et les enveloppes à jeter. Vendredi soir le tas d’enveloppes à jeter dépassait allègrement la hauteur du clic-clac du bureau (1m20 au garrot). En gros on ne pouvait plus marcher mais vous avez redécoré nos murs trop blancs et agrandi ma collection de timbres (un jour la philatélie reviendra à la mode et ce jour-là, on dominera le monde), donc merci !
  • La déballeuZ: la responsable du bon acheminement des cartons de stickers jusqu’au bureau, de leur ouverture (MAIS QUI A INVENTÉ DU SCOTCH AUSSI RÉSISTANT) et de l’approvisionnement à la chaîne de production. Autrement dit celle qui doit courir quand la TrieuZ hurle « GROUILLE J’AI PLUS DE FRIFRI. ON VA PERDRE LE RYTHME ».
  • La trieuZ est celle qui s’occupe de faire des petits tas de stickers aka le job exigeant le plus de concentration au monde. Il faut prendre UN sticker dans CHAQUE pile. Pas deux, pas zéro, un seul. La trieuZ ne fonctionne correctement que sous perfusion de caféine. Les petits tas doivent ensuite être régulièrement espacées et facilement accessibles pour la scelleuZ.

  • Les scelleuZ: les scelleuZ travaillent en équipe selon le principe du stickhanovisme. Si l’une est plus performante que l’autre, elle aura droit à un dessert — Fab distribue des primes aux cookies pour encourager nos extraordinaires capacités productives. Cy, un très bon élément, tourne en moyenne à la cadence de 10 enveloppes scellées par minute. Annelise serait à 12 enveloppes par minute mais ce chiffre n’a pas été confirmé. Il paraîtrait qu’elle triche en délaissant à ses coéquipières les enveloppes pliées en quatorze et celles qu’il faut léchouiller.

  • L’évacueuZ : la préposée au débarrassage de table. Si la table est recouverte d’enveloppes prête à partir, on n’y voit plus rien. L’évacueuZ doit donc, par tous les moyens, trouver des contenants pour accueillir les enveloppes prêtes à poster : boîte à chaussure, sac en papier Ladurée, bassine, carton de l’imprimante etc.

Un léger imprévu

Malgré cette organisation au millimètre nous avions omis un point important. Pour recevoir des lettres, il faut une boîte aux lettres. Plus exactement, il faut une boîte aux lettres QUI S’OUVRE. Or la clé de la boîte aux lettres des bureaux de Paris a malencontreusement été égarée. Haha. Oui pile au mauvais moment. La semaine où on reçoit approximativement 8kg d’enveloppes de toute la France par jour. Délai pour refaire la clé : 15 jours.

Ça a sacrément remis l’efficacité de notre modèle en question. Une fois que nous avions compris que « pas de clé, pas d’enveloppes. Pas d’enveloppes, pas de stickers », nous avons mobilisé une cellule de crise. Il ne fallait pas que des enveloppes se retrouvent prisonnières de la boîte aux lettres. Branle-bas de combat : guetter le facteur, avertir les remplaçants du facteur, basculer le courrier chez nos voisins.

Nous maîtrisons la situation. madmoiZelle.com peut se vanter d’avoir cassé les pieds de tout le quartier créé du lien social. Même le pharmacien se souvient de nous depuis que Cy est allée peser une lettre-prototype pour vérifier qu’elle faisait moins de 20g.

En conclusion, c’est toujours un plaisir de recevoir un avalanche de mots multicolores et pailletés comme quand nous avions 12 ans. C’est à peu de choses près l’âge que nous avions en ouvrant le courrier d’ailleurs (« t’as eu un mot ? » « non, rien dans celle-ci » « ben moi j’ai eu un dessin dans la mienne LALALÈRE» )

Il est beau, notre mur <3

On reçoit encore des enveloppes mais la plus grosse vague est passée et elles sont toutes prêtes à partir. Aujourd’hui on débarque au comptoir de la Poste avec pas moins de 439 lettres à poster (dernier poste non officiel : la compteuZ) !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Blondicay_
    Blondicay_, Le 9 juillet 2013 à 23h30

    Trop bien je vois mon post it sur votre mur :puppyeyes:
    Vivement que je reçoive les stickers ! <3

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